L’État ne passera pas par le Pays

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Publié le mercredi 17 février 2010 à 10H23

AIDE À LA RECONSTRUCTION. Les dégâts causés par le cyclone Oli sont l’opportunité pour certains élus polynésiens de relancer le clientélisme sur le modèle “je te donne un fare MTR, tu me soutiens”. Le gouvernement central est prêt à aider, mais il le fera à sa façon, a indiqué la ministre de l’Outre-mer à Gaston Tong Sang.

L’ESSENTIEL

  • L’État ne souhaite pas que l’aide débloquée pour la reconstruction de l’habitat (fare MTR) transite par le gouvernement polynésien
  • Il devrait faire appel à la Caisse des dépôts et consignations pour faire le relais
  • En plus de cette aide, le fonds de secours viendra aider les particuliers à se remeubler et les petites entreprises à reconstituer leur outil de production. Les demandes transiteront dans ce cas par le haussariat

Jusqu’où ira l’État ? La question vaut pour le montant de l’aide financière qui doit être débloquée pour la reconstruction après le passage d’Oli, mais aussi pour la confiance portée à la Polynésie française en matière de juste répartition de cette aide. Gaston Tong Sang et la délégation gouvernementale, reçus mardi par la ministre de l’Outre-mer Marie-Luce Penchard, ont eu un début de réponse. Côté financier, le coût des 400 fare MTR à construire suite au passage du cyclone Oli est connu, il est de 20 millions d’euros (2,4 milliards de Fcfp). Marie-Luce Penchard a dit au président polynésien que l’État est prêt à aider la Polynésie sur le logement. Gaston Tong Sang pourrait savoir ce mercredi, de la bouche de Jean-Paul Faugère, directeur de cabinet du Premier ministre François Fillon, si l’État prend la totalité ou une partie du coût à sa charge. Côté confiance, quel que soit le montant, l’argent ne transitera pas par le gouvernement polynésien. C’est clair et net.

Échaudé par les dernières décennies, l’État continue sur la logique “qui paie contrôle”, qui a déjà gouverné la réforme de la DGDE –en effet, 34% de l’enveloppe est désormais contractualisée, c’est-à-dire que l’État ne paie qu’au fur et à mesure que les projets voient le jour plutôt que de donner une enveloppe globale. Il craint que cet argent soit utilisé à des fins clientélistes. La rue Oudinot a entendu des échos comme quoi les dérives clientélistes auraient déjà commencé, et que les politiques polynésiens auraient du mal à perdre les mauvaises habitudes… Même les annonces répétées du président du Pays Gaston Tong Sang de sa volonté de solliciter un expert du bâtiment indépendant agréé par les tribunaux pour évaluer les besoins n’ont, semble-t-il, pas convaincu l’État de lui laisser le soin de gérer l’enveloppe de reconstruction. L’État mettrait donc en place un système qui a fait ses preuves en 2003 lors du passage du cyclone Erika en Nouvelle-Calédonie. Il passera par la Caisse des dépôts et consignations.

L’État sera présent également grâce à un fonds de secours pour compenser les pertes subies par les particuliers sur le mobilier non assuré (vêtements, électroménager, meuble…) et par les petites entreprises sur leurs outils de production. Ceux-ci devront s’adresser au haut-commissariat et une aide forfaitaire sera versée sur le compte en banque des particuliers ou de l’entreprise. Les critères d’éligibilité ne sont pas encore connus, le haut-commissariat et le gouvernement central travaillent actuellement sur l’adaptation de la circulaire fixant ces conditions d‘éligibilité, étant donné que dans la plupart des cas, il sera difficile aux demandeurs de fournir des justificatifs. Il n’y a pas d’enveloppe fixée pour le fonds de secours, les aides se feront au cas par cas. La circulaire devrait être prête très prochainement, après les derniers arbitrages du ministère des Finances, pour répondre aux exigences de Marie-Luce Penchard qui s’était engagée, lors de sa visite à Tubuai après le passage du cyclone Oli, à ce que le fonds de secours soit débloqué au plus vite.

Gaston Tong Sang a remis à la ministre un bilan chiffré des dégâts. “Ils sont beaucoup plus importants qu’imaginés au départ. L’habitat est très touché, pour 2,5 milliards de Fcfp. Les ouvrages publics, ponts et routes ont été endommagés pour pratiquement 2,8 milliards de Fcfp. L’outil de travail, notamment dans les secteurs hôtelier et de la perliculture, est touché pour 1,5 milliard. Pour ces derniers, il y a des assurances et il est aussi possible d’actionner la défiscalisation polynésienne (ex : rénovation des toitures en pandanus)”, a souligné le président. Prochain rendez-vous officiel de Gaston Tong Sang : Patrick Devedjian, ministre auprès du Premier ministre, chargé de la mise en oeuvre du plan de relance.

CV et DM (Agence de presse GHM)

Zoom

Gaston Tong Sang à la rencontre des bailleurs de fonds

La mission du président à Paris ne consiste pas seulement à solliciter l’aide de l’État pour les sinistrés du cyclone Oli. Gaston Tong Sang doit également négocier 28,7 milliards de Fcfp d’emprunts en investissements (19,7 milliards de Fcfp au titre de cette année et 9 milliards pour 2009 qui n’ont pas été débloqués par les partenaires financiers). Compris dans ce montant, près de 3 milliards de Fcfp seront demandés pour être consacrés à un compte d’aide aux victimes de calamité presque à sec. Gaston Tong Sang doit donc aller frapper aux portes d’une multitude de bailleurs de fonds dont l’AFD, Dexia, Natixis, Société générale, BPCE et HSBC. Gaston Tong Sang envisage également de faire appel au fonds exceptionnel d’investissements, via Patrick Devedjian, le ministre du Plan de relance, qu’il rencontre ce matin (heure de Paris). Mais le jeu est loin d’être gagné, la Polynésie française n’étant pas en position de force. Outre les rapports de la chambre territoriale des comptes, il y a Standard and Poor’s (agence de notation financière) qui a fait connaître son désappointement en novembre dernier en mettant sous surveillance négative la note BBB+ de la Polynésie. Ajouté à cela le visage instable qu’offre la Polynésie, et le tableau est complet pour éventuellement rabaisser le niveau de confiance, à la base de tout investissement. Gaston Tong Sang a jusqu’à samedi, date à laquelle son retour est programmé, pour réussir cette difficile mission.

Et aussi...

  • LA RÉFORME DE LA LOII ÉLECTORALE
La rencontre entre Gaston Tong Sang et Marie- Luce Penchard a également permis d’évoquer la venue en mars de la mission d’experts en vue de la réforme institutionnelle. Il s’agira d’experts “reconnus pour leurs compétences et leur neutralité”, c’est-à-dire des juristes, des membres du Conseil d’État, de l’inspection générale des affaires sociales… La mission, qui pourrait travailler jusqu’au mois de juin, doit entendre “tous les hommes et femmes politiques” du fenua, avait précisé la ministre de l’Outre-mer lors de sa venue au début du mois. De ces informations recueillies, une première série de propositions pourrait voir le jour courant juilletaoût. C’est alors qu’une délégation polynésienne sera invitée à Paris pour “échanger” avec la ministre avant que n’interviennent les arbitrages et que Marie-Luce Penchard ne revienne en Polynésie afin de présenter le projet de loi. Ce dernier doit être soumis au Parlement fin 2010-début 2011.

Caroline Vauchère
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Commentaires anonymes

18/02/2010 à 21h19

Si l'Etat craint que cet argent soit utilisé à des fins clientélistes, c'est que cela s'est déjà produit. Ah bon ? Mais c'est une nouveauté ça ! Je parie que les polynésiens ne le savent même pas !

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18/02/2010 à 19h03

Il ne doit pas avoir beaucoups de polynesiens et meme de popaa qui sont couvert par une assurance "cyclone etc..." ou alors je demande a voir! c'est tellement cher comme assurance de plus ca n'as rien a voir avec la polynesie, en france c'est pareil les assurance ne font pas de cadeau alors faudrait arreté de pleurer sans arret, moi je suis popaa et ma femme polynesienne, on a jamais pleurer pour se faire aider, tu tombes et bien tu releves tes manches et tu te demerdes, et je ne suis ni fonctionnaire et je n'ai aucune retraite, mais pour rien au monde je ne veux etre assisté! alors comme on dit " aide toi et le ciel t'aidera":)

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18/02/2010 à 15h28

à Tamatoa M
A coup sûr, et bien que vous vous cachez derrière un speudo polynésien, vous n'en n'êtes pas pour en parler avec si peu de respect et les soupçonner du pire à chacun de vos commentaires. Vous puez le sarko à des kms. Ces sont vos copains sarkozystes qui sont en campagne électorale et veulent s'accaparer les 500 milliards (ou je ne sais combien) pour les leurs. Il n'y a pas d'élections en vue chez nous et l'excuse du "clientélisme" pour doubler le Pays voire ne rien donner, c'est passé de mode.
Ne serait-ce pas votre adoré monarque Sarkozy le "margoulin" qui va demain même "en grandioses délégations avec force démonstrations de générosité médiatique", non pas en business class, mais avec ce Falcon flambant neuf qu'il s'est offert en pleine crise sociale?? Un petit mois de cinoche grâce à des bénévoles et Sarkoléon s'offre un petit tour de piste pour récolter les éloges et remerciements. Et demain, il s'en retournera avec ses troupes et les petits haïtiens collectés comme des paquets de linge sale, sauvés de la misère après avoir été racketté par qui? Par la France. Vous gagneriez à vous informer avant de l'ouvrir quand ce n'est pas à votre honneur. Merci Seigneur, il y aura les américains pour reconstruire. Encore une bonne raison de les jalouser, eux aussi.
Savez-vous que certaines compagnies d'assurances refusent d'indemniser les victimes sous prétexte que ce serait la houle et pas le cyclone Oli qui est à l'origine des dommages subis. Et les tahitiens qui ont payé cher le Risque TOC et ne comprennent rien à leurs contrats et clauses vicieuses s'en laissent conter. Nous aimerions bien comprendre. Dès l'alerte, les riverains des bords de mer ont reçu l'ordre de quitter leurs habitations et ont retrouvé, à leur retour après la levée du couvre-feu, leurs biens endommagés par la houle ou le vent cad les éléments en furie du fait du cyclone. Je ne vois pas pourquoi les assurances refusent de payer les dégâts.
En voilà dont nos médias ne parlent jamais, ces assureurs qui se croient à Arnaque-land comme ces entreprises et commerçants (de reira) qui surfactureront les matériaux et la main d'oeuvre dont le Pays aura besoin pour reconstruire Et pour cause; "ils sont des nôtres..."
Heremoana, vos instincts colonialistes à applaudir de voir les présidents polynésiens à genoux devant votre petit Sarko ne sont pas pour vous honorer. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

18/02/2010 à 14h23

Transparency International a attribué à Haïti la note de 1,8 sur 10 dans son indice de perception de la corruption 2009...

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18/02/2010 à 12h31

@Tamahine:
"c'est je te donne le FMI, la présidence de la Cour des Comptes, une petite décoration bling bling... et tu leur rentre dans le chou sans oublier de me remettre sur le trône en 2012" Le trône ce sont les français qui décideront de lui redonner (ou pas) par le biais du suffrage universel alors les sucettes dont tu parles n'ont aucun effet sur les élections présidentielles.
"tous ces français qui continuent à débarquer et sont les premiers profiteurs du système Flosse" Profiter de quoi ???? pas de travail, pas d'assurance chômage, pas de RSA (c'est aussi valable pour les polynésiens qui ne font pas partie des "copains") . Les français qui veulent se la couler douce au soleil choisissent un DOM, certainement pas la Polynésie. Quant à ceux qui construisent leur maison ou montent leur boite, ils ont peut être des aides mais ils créent de l'activité.

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18/02/2010 à 11h11

encore une fois Sarkozy est le seul qui a la volonté de vouloir changer les choses en france et dans ses territoires OM..et effectivement maintenant les "présidents" polynésien peuvent se mettrent à genoux devant lui ou son gouvernement, c'est trop tard..la confiance n'y est plus..merci Monsieur Sarkozy continuez

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18/02/2010 à 05h38

La france n a jamais dit qu elle donnerait 10 milliards pour haiti..et c est bien que le haut commissariat conserve la main sur les aides à donner aux polynésiens..au moins ce devrait etre juste et equitable..la france montre vraiment qu elle n a plus confiance dans les elus polynésiens..et GTS continue à aller mendier du pognon aupres de la france..et se fait fermer les portes au nez..mais il croit toujours qu il est important..

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17/02/2010 à 23h20

"L'Etat ne passera pas par le Pays".
Tout ce beau monde du gouvernement central sarkozyste a l'art d'insulter à commencer par ceux de leur propre famille politique, bien acquis. Il faut dire qu'à force de jouer les carpets, GTS sert maintenant d'essuie-pieds à Sarkozy et ses sbires tous faits dans le même moule. Nous nous doutions que toute la pub faite à GTS et son TTA pour emporter le soutien de l'UMP, ce n'était que pour éliminer Gaston Flosse. Gros comme un requin dans un bocal.
En attendant, la campagne électorale et le clientélisme, c'est en France. Et on voit ce que cela donne. Aucun besoin d'élections pour ces permanentes distributions des sucettes; "c'est je te donne le FMI, la présidence de la Cour des Comptes, une petite décoration bling bling... et tu leur rentre dans le chou sans oublier de me remettre sur le trône en 2012". A côté de cela, il se garde l'EPAD et autres pompes à fric pour son fils et ses copains. D'ailleurs qui n'avoue que la "politique" en France n'a plus aucun sens et plus rien à voir avec "le service public"; ce n'est plus que gagner aux élections et préparer les suivantes. Plus besoin de programme. On fait de la comm, du "people" pour se faire aimer et réélire.
En Polynésie, c'est à croire que l'Etat cherche l'affrontement à constamment à vouloir doubler le Pays et tout s'approprier, insulter et accuser nos politiques de corruption, d'être des girouettes quand on ne compte plus leurs girouettes du PS, NC. Ils vont jusqu'à faire la cour aux électeurs du FN.
Et toujours ces accusations de clientélisme; la bonne excuse pour couper les robinets. Du clientélisme qu'aider les sinistrés d'Oli? Ou ce n'est plus du clientélisme quand il s'agit de l'Etat ? Il veut distribuer ses sucettes et faveurs tout seul? Faire le tri des sinistrés? Comme lors de cette première distribution d'eau et de victuailles par le Casa, aux seuls profs et fonctionnaires français comme toute la population l'a vu.
Gaston Flosse avait mis en place le CAVC parce qu'il savait ne pouvoir compter sur l'aide de l'Etat qu'à genoux et à coup de marchandage. Et loin d'en être fier alors que Flosse nous apprend à ramer plutôt qu'à être les assistés du système français, c'est toujours la bonne vieille rengaine qu'ils ne lui pardonneront jamais, l'Autonomie. "Vous l'avez voulue, alors vous l'assumez".
A toujours chercher la bagarre, peut-être que le Pays devrait en faire autant et répondre à tous ces français qui continuent à débarquer et sont les premiers profiteurs du système Flosse qu'ils s'assument. Et plus d'aides du Pays pour construire leur maisons, monter leur entreprise et pensions de famille, plus de rémission pour leurs dettes à la CPS, dans les banques... Notre DSP sert même à faire des petites rondes autour de leurs résidences quand ces messieurs partent en vacances.

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17/02/2010 à 22h47

Enfin une décision de l'État qui va faire l'unanimité, au moins, dans la population. Pour une fois, BRAVO. D'ailleurs, cela aurait dû toujours être comme ça. Je paye - Je contrôle
L'argent va enfin aller là il doit aller, et non pas dans les poches de nos coquins de politiques. D'ailleurs, concernant le fenua, le mot "homme politique" m'a toujours fait rire.

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17/02/2010 à 20h51

Il n'y a pas que le clientélisme qui est à craindre. La surfacturation des matériaux l'est tout autant.
L'Etat a bien raison de se méfier et on espère un contrôle rigoureux de sa part.

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17/02/2010 à 20h16

mais où est donc passé tout cet argent déjà doné par la France ? perdu....
pas pour tout le monde !
dirigeants incapables et voleurs , laissez aller total et je m 'en foutisme du moment que leurs poches sont remplies ....la Polynésie coule lentement mais surement, il est temps de redresser la barre

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17/02/2010 à 18h40

@Thomas
Oui mais à Haiti il y a urgence, alors qu'à Tahiti on sait qu'une grosse partie des fonds s'évapore dans les poches de l'aristocratie demie clientéliste. "Envoyez-nous des millards, on en a besoin pour faire notre campagne électorale",pensent en choeur les notables Tahoera'a et métastases-associés. Et le pire, c'est que malgré les critiques et mises en causes, ils continuent !
Si l'argent des contribuables français peut être bien utilisé en Haiti, qu'il y aille !
Et au fait, où est passé l'argent qui a été collecté à Tahiti pour les sinistrés d'Haiti ? Espérons qu'il ne va pas être utilisé par des margoulins pour aller en Business class (ou Première) apporter en grandioses délégation ce qui restera, avec force démonstrations de générosité médiatique ! Une suggestion: que cet argent soir soigneusement compté et recompté, et adressé rapido presto à la Fondation de France, comme ça la générosité des Polynésiens envers leurs frères Haitiens ne risque pas d'être trahie.
Ceci dit, il est bon que l'Etat veuille contrôler la destination finale des fonds. Afin que les victimes réelles du cyclone en soient les seuls bénéficiaires, sans intermédiaires politichiens...

17/02/2010 à 15h10

Sarko va donner 10 milliards pour Haiti...alors le devis de Tong Sang à 7 milliards ça les faire rigoler à Paris ! lol

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