GTS doit revoir son budget

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Publié le vendredi 12 mars 2010 à 11H21

COLLECTIF. Si l’État a dit oui pour une aide de 1,2 milliard de Fcfp aux sinistrés, ce ne sera pas en passant par le budget du Pays. Gaston Tong Sang va devoir revoir sa copie.

L’ESSENTIEL

  • Une enveloppe de 1,2 milliard de Fcfp sera débloquée par l’État pour la reconstruction de 200 fare MTR
  • En revanche il n’est toujours pas question pour Marie-Luce Penchard de confier la gestion des fonds aux Pays
  • Le représentant de l’opposition Jacqui Drollet espère que le hautcommissaire n’acceptera pas ce collectif qu’il juge “non sincère”

La ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard avait promis d’apporter le soutien de l’État aux sinistrés du cyclone Oli. Mardi dernier, lors d’une réunion interministérielle à Matignon, la décision aurait été prise, selon une source ministérielle, de débloquer une enveloppe de 1,2 milliard de Fcfp pour la reconstruction de 200 fare MTR. Initialement, Marie-Luce Penchard avait en tête une enveloppe de 2,4 milliards de Fcfp pour financer l’ensemble des 400 maisons détruites, mais le Pays a pris les devants. C’est donc une somme de 1,2 milliard que le gouvernement de Gaston Tong Sang s’est empressé d’intégrer, mercredi à l’assemblée, dans la section habitat dans le cadre de la modification des comptes spéciaux 2010 et plus particulièrement du financement du CAVC. Or, à aucun moment Marie-Luce Penchard a annoncé que cette somme, qui proviendra du budget du ministère de l’Outremer, sera versée directement au Pays. Souhaitant s’inspirer de l’expérience Erica en Nouvelle- Calédonie, la rue Oudinot a proposé un partenariat à la Caisse des Dépôts et Consignation. Si elle l’accepte, c’est elle qui gérera les fonds.

Une vision des choses que ne partage vraisemblablement pas le président Gaston Tong Sang. Interrogé hier, le président ne voit pas “pourquoi il y aurait deux dispositifs différents”, tout au plus il concède à ce que l’État puisse avoir un droit de regard. Du côté de l’UPLD, pas question de donner de “blancs-seings” et l’abstention était de mise sur ce chapitre mercredi. “Je vous rappelle qu’il s’agit de 1,2 milliard sur un budget de 2,8 milliards, soit entre 30 et 50% donc c’est extrêmement important dans le financement de l’opération” a souligné Jacqui Drollet qui espérait au moins avoir une copie de la fameuse lettre de Marie-Luce Penchard au Premier ministre. Que deviendra ce collectif si le 1,2 milliard de l’État n’y figure pas ? Pour Gaston Tong Sang, pas grandchose car impensable. Mais pour le représentant de l’opposition Jacqui Drollet, “la moindre des choses –parce que ce collectif doit être transmis au hautcommissaire– c’est que le haut-commissaire ne l’accepte pas parce qu’il n’est pas sincère. Monsieur le haut-commissaire serait bien avisé de déclarer ce collectif non sincère”. Selon la procédure, si le collectif est rejeté par le contrôle budgétaire et de légalité des actes de la Polynésie française, le haut-commissaire doit le renvoyer devant le gouvernement pour l’équilibrer. L’assemblée sera ensuite amenée à se prononcer sur un nouveau budget en intégrant les commentaires du haut-commissaire. Si cela coince toujours, il reste le tribunal administratif. La réponse appartient au haut-commissaire, qu’il valide ou qu’il ne valide pas.

DM (Agence de presse GHM) et ASF

Gaston Tong Sang

“On verra”pour le 1,2 milliard

Concernant le 1,2 milliard de Fcfp de dotation de l’État pour les victimes du cyclone Oli. Ils ont été votés sur le budget des comptes spéciaux mercredi à l’assemblée. Et pourtant la semaine dernière encore, Mme Penchard s’est dite “très vigilante” quant à l’attribution de ces fonds. Il n’est toujours pas prévu que ceux-ci soient attribués directement au Pays. L’État recenserait plutôt luimême les dégâts et attribuerait directement les crédits aux personnes sinistrés pour éviter tout clientélisme. N’est-on pas allé trop vite sur l’attribution de ces crédits ?

“Non, si l’État doit participer il faut qu’il soit à nos côtés. Je ne vois pas pourquoi il y aurait deux dispositifs différents. Je suis disposé à ce que l’État rentre dans les Commissions d’attribution. L’État était à nos côtés en février, on a travaillé ensemble et on va continuer. Il ne faudrait pas qu’on arrive à des sinistrés “de l’État” et des sinistrés “du Pays”. Maintenant, que l’État mette en place des moyens de contrôle, d’accord. Si l’État veut être associé à différentes étapes de la procédure il n’y a pas de problème.”

Vous avez eu des assurances de ces versements ? On a parlé d’une lettre à l’assemblée ?

“Oui. J’ai vu cette lettre de mes yeux, en fait c’est une demande de Mme Penchard au Premier ministre. C’est le directeur de cabinet de Mme Penchard qui m’a montré ce courrier. Mais c’est vrai que le Premier ministre n’avait pas demandé encore de dégager cette somme de 1,2 milliard.”

Mais il n’était pas précisé sur cette lettre si ces fonds seraient attribués directement au Pays ou non ?

“Ça, on verra par la suite. L’essentiel c’est d’obtenir ces crédits et après on verra comment les utiliser.”

Quelles conséquences cela aurait si l’État refusait de faire passer ces crédits par le budget du Pays, alors même qu’ils ont déjà été votés ?

“Aucune conséquence. Je vois mal deux procédures parallèles. Encore une fois, sur une île je comprendrais mal qu’il y ait des sinistrés du Pays et des sinistrés de l’État.”

David Martin
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Commentaires anonymes

14/03/2010 à 17h18

Voilà comment on travaille en polynésie et on comprend ainsi l'état d'esprit des politiques au pouvoir : "on vote et on verra après !"

Comme les permis de construire ou les autorisations de travaux où on régularise après avoir effectué le boulot. Dernier en date, le récif saccagé aux Marquises par un des maires : on casse tout et on fait les papiers après ! En plus, il faut le remercier car ça fait des années que la population attend cela ! Trop fort le gars et nous, trop couillon !

13/03/2010 à 12h15

il faut vraiment que la France maintenant regarde ou va l'argent, trés bien avec la Caisse des dépôt, il ne faut plus qu'il y ai un centime de versé au fenua via une institution territoriale, ils seront de suite détournés
il l'on toujours fait,leurs seuls soucis c'est de savoir comment ils vont s'y prendre ces véreux pour pas se faire choper.

12/03/2010 à 22h25

"L’essentiel c’est d’obtenir ces crédits et après on verra comment les utiliser.” qui dit le GTS

Il prend vraiment la France pour une vache à lait, donnez moi le fric, je m'en servirai pour ma campagne électorale. C'est ce qu'il a déjà fait avec l'argent les dons collectés pour les australes, 4 containers ont été expédié à Bora, chez ses chers électeurs.

C'est d'ailleurs depuis ce jour que j'ai décidé de ne plus rien donner, tant pis pour les pauvres, ils n'ont qu'à pas élire ce genre d'individus.

Légal

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