Publié le jeudi 16 avril 2009 à 09H11
EMPLOI. Un projet de loi du Pays est dans les tuyaux afin d'améliorer les “corps volontaires au développement”, destiné aux jeunes diplomés.
Le ministre du Travail, de l’Emploi, de la Fonction publique et de la Formation professionnelle a présenté au conseil des ministres, hier, un projet de loi du Pays visant à modifier le dispositif CVD” dans le but de le rendre plus accessible à un plus grand nombre de jeunes Polynésiens, titulaires de diplomes universitaires et ne trouvant pas toujours d’emploi correspondant à leur formation, trop générale ou théorique. C'est le but des “corps de volontaires au développement” qui a été mis en place afin de favoriser l'adaptation à l'emploi et l'insertion professionnelle des jeunes diplomés.
Actuellement, on recense 178 demandeurs d’emploi d’un niveau égal ou supérieur à BAC+4 et 490 d’un niveau BAC+3 et BAC+2. L'esprit de la proposition est d' étendre le dispositif aux jeunes Polynésiens titulaires d’un BAC+2 ou d’un titre ou d’un diplôme de niveau III, inscrit au répertoire national des certifications professionnelles, au lieu du seul BAC+4 ou d’un diplôme équivalent. Les titulaires d’un titre ou d’un diplôme délivré par une université ou un établissement d’enseignement d’un pays étranger pourront aussi en bénéficier, pour accéder aux concours des cadres d’emplois A et B de la fonction publique de la Polynésie française, à la condition que le diplôme ou le titre qu’ils détiennent ait été reconnu par la commission d’évaluation des diplômes étrangers. Il s'agira également de déterminer le montant de l’indemnité, arrêté par le conseil des ministres.
Étendre le dispositif aux Polynésiens titulaires d’un BAC+2
Pour les personnes titulaires d’un BAC+4 ou d’un titre ou diplôme équivalent, elle n’exèdera pas la rémunération afférente au premier échelon du cadre d’emploi des attachés d’administration de la filière administrative de la fonction publique de la Polynésie française. Pour les personnes titulaires d’un BAC+2 ou d’un titre ou d’un diplôme équivalent, le montant maximal sera proposé par référence à la rémunération afférente au premier échelon du cadre d’emploi des rédacteurs de la filière administrative de la fonction publique de la Polynésie française. À cela devraient s'ajouter la réduction de la durée de la convention de formation ainsi que la simplification des modalités de calcul relatif au droit au repos. Le projet de texte précise enfin que le volontaire au développement a droit à deux jours ouvrés de vacances par mois de formation accomplie, au lieu des 20 jours ouvrés de vacances pour onze mois de formation. Ces jours de vacances devront être pris pendant la période de formation.








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Commentaires anonymes
17/04/2009 à 12h35
Le problème va s'amplifier, c'est incontestable... Les jeunes diplômés du fenua sont de plus en plus nombreux à arriver sur le marché de l'emploi. Un grand nombre d'entre eux partis faire leurs études en métropole ne peuvent plus revenir, ils savent que ça commence à saturer. ça va devenir comme aux Antilles ou à la Réunion, où un grand nombre d'originaires de ces îles sont partis en métropole chercher du travail. Il y a de grandes communautés antillaise et réunionaise qui font, du reste, le bonheur du sport français : Thierry Henry, Anelka, Jean-Marc Mormeck, Marie-Jo Perec et j'en passe... Il me semble qu'on trouve une grande proportion d'antillais et de réunionais dans certains services publics, tels que la poste ou les douanes. La Polynésie pourra-t-elle échapper à cette évolution ?