Publié le mardi 21 avril 2009 à 11H00
NOMINATION. Jacqui Drollet a annoncé hier soir dans un communiqué, la nomination de Jean-Paul Barral en tant que président du conseil d’administration de l’OPT à la place de Moana Tatarata.
L’ESSENTIEL
- Moana Tatarata a été démis de ces fonctions hier
- Jacqui Drollet a justifié cette nomination par “des liens de confiance et de loyauté” qui l’unissent au nouveau PCA
- Selon le ministre, “cela facilitera le contrôle du gouvernement sur l’une des plus importantes entreprises du Pays”
“Le nouveau conseil d'administration vient d'être acté. Cela a été publié. Il y a le ministre et les représentants du conseil d'administration. Il n'y a pas de changements et il n'y en aura pas. Nous sommes sur une ligne de travail et nous resterons sur celle-là. Il n'y a pas de souci du côté du conseil d'administration, du moins pas pour l'OPT. Moana Tatarata reste à la tête du CA en tant que président du conseil d'administration de l'OPT”, affirmait Jacqui Drollet. C’était il y a un mois, quasiment jour pour jour, lors d’une conférence de presse. Le ministre du Tourisme et de l’Économie numérique a changé d’avis. Hier dans un communiqué, il a annoncé que par arrêté, le président du Pays a nommé Jean-Paul Barral à la tête du conseil d’administration de l’OPT. Dans l’après-midi, Moana Tatarata a été convoqué dans le bureau du ministre en charge de l’OPT pour être gentiment remercié et démis de ses fonctions, “sans plus d’explication”, a souligné amèrement l’ancien PCA. “Les liens de confiance et de loyauté qui unissent le ministre du Tourisme et de l’Économie numérique et le nouveau PCA sont de nature à faciliter le contrôle nécessaire du gouvernement sur l’une des plus importantes entreprises du Pays, comme l’a préconisé la chambre territoriale des comptes”, précisait le communiqué. Mieux, Jacqui Drollet poursuit en soulignant : “Je me plais à souligner le travail exemplaire d’assainissement dont tout le monde se souvient, engagé par monsieur Barral avec mon appui total pendant six mois, où il a exercé ces mêmes fonctions fin 2007 à début 2008”. Le grand amour.
Moana Tatarata a du mal à digérer la nouvelle. Aujourd’hui il ne comprend pas ce changement, si ce n’est que “cela fait parti des règles du jeu”. Aussi l’ancien PCA attend que Jacqui Drollet fasse la démonstration du fait que Jean-Paul Barral aurait bel et bien mis l’OPT sur de bon rail. “En sept mois nous avons fait beaucoup plus que ceux d’auparavant. Aujourd’hui, je suis surpris et très déçu par cette réaction. Déçu parce qu’il n’y a aucune raison professionnelle qui le justifie. Il m’a dit qu’il ne me démissionnerait pas, mais après, il faut croire que c’est le propre de l’homme politique. Si je dois faire le lien entre ce qui a été dit par plusieurs d’entre-eux, à savoir, éviter les nominations politiques à des postes clefs, c’est bien là l’illustration parfaite de ce que l’on dit d’un côté et de ce que l’on fait de l’autre”, reproche Moana Tatarata. Pour l’homme, aujourd’hui il semblerait qu’il n’existe plus de corrélation entre les propos et les actes. Jacqui Drollet, quoi qu’il en soit, fait pleinement confiance à Jean-Paul Barral. Il conclu par ailleurs son communiqué par : “Je ne doute pas que, de nouveau en situation d’agir, monsieur Barral pourra poursuivre l’oeuvre entreprise, et moderniser l’OPT, l’un des outils majeurs du développement de notre Pays”. Jenny Hunter







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Commentaires anonymes
21/04/2009 à 20h07
Toujours avec une indemnité de 250.000 F CFP par mois ???