Diluer le GIP dans la fonction publique

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Publié le jeudi 04 mars 2010 à 11H45

RECONVERSION DÉSAPPROUVÉE. L’idée n’est pas nouvelle mais elle revient sur le devant de la scène avec un projet de loi du Pays du président, qui souhaiterait que les ex-gros bras de Gaston Flosse soient intégrés de manière exceptionnelle dans la fonction publique et sans concours. Le CESC n’a pas voulu cautionner pareille mesure et a répondu par avis négatif, à l’unanimité !

L’ESSENTIEL

  • Le projet de loi du Pays prévoit d’intégrer les ex- GIP de la flottille administrative “sous-employés voire inemployés” dans la fonction publique
  • Le CESC a donné un avis sans appel vendredi dernier : un niet catégorique et à l’unanimité
  • L’institution “déplore” notamment “que le gouvernement (…) ait ouvert une brèche dans laquelle nombreux risquent d’être les salariés de droits privé de l’administration à s’engouffrer pour demander le bénéfice d’un dispositif identique”

Que faire des ex-GIP de la flottille administrative restés sur le carreau et qui étaient si “utiles” à l’époque de Gaston Flosse ? Les diluer dans la fonction publique sans qu’ils passent par la case concours en créant des “mesures exceptionnelles d’intégrations”. C’est l’objet d’un projet de loi du Pays dans lequel nous revenons plus en détail aujourd’hui et pour lequel le CESC a fait les gros yeux en voyant le document. L’institution s’y est fermement opposée, rendant vendredi dernier et à l’unanimité un avis négatif (lire encadré). Avis consultatif certes, mais avis toute de même d’une société civile qu’il faut prendre en compte, surtout quand elle voit de “l’improvisation” dans la préparation du projet. Mais aussi le fait que l’accord d’une telle exception appellerait d’autres exceptions à venir : “une brèche dans laquelle nombreux risquent d’être les salariés de droit privé de l’administration à s’engouffrer pour demander le bénéfice d’un dispositif identique”, fait observer le Comité économique social et culturel. Une vraie boîte de Pandore en somme, où la fonction publique permettrait ainsi d’offrir son statut privilégié à coup de textes autorisant des intégrations exceptionnelles.

Le projet de loi met en avant le fait que ces personnels qui se déclaraient à l’époque les “légionnaires du président” “occupent des emplois permanents de l’administration, mais bon nombre d’entre eux sont sous-employés voire inemployés”, et ajoute qu’en période de budget plus que serré “une telle situation ne saurait perdurer”. Autrement dit, l’idée serait de redéployer ce personnel rémunéré par le Pays dans des services autres que la flottille administrative afin qu’ils puissent faire valoir leur savoirfaire, plus précisément “dans tout service administratif de la Polynésie française en fonction des besoins de l’administration”. Sauf que, outre le risque de voir débarquer toute une somme de catégories réclamant elles aussi leur intégration dans la fonction publique, le CESC a noté “qu’aucune solution alternative n’ait été envisagée” comme pourrait l’être “un plan de départs volontaires”.

Pour l’heure et puisque l’intégration se ferait sur la base du volontariat, 75 agents sur 123 seraient prêts à accepter. “Le projet de loi du Pays a pour objet de permettre aux agents relevant de ce statut d’intégrer la fonction publique sans concours”, a précisé la présidence du Pays, qui a ajouté dans la foulée qu’à ce jour “il n’est pas prévu d’autres intégrations dérogeant au principe du concours, qui reste la règle”. Cette volonté d’intégrer à titre exceptionnel rappelle un peu l’épisode de 2002 (lire encadré). Gaston Flosse était alors au sommet de sa “gloire” et l’APF avait pris une délibération permettant à un agent cabinet notamment d’intégrer la fonction publique. Suite au recours de Nicole Bouteau, le tribunal administratif avait annulé la délibération jugeant qu’elle avait été adoptée “en méconnaissance du principe d’égale admissibilité des citoyens aux emplois publics”.

PL

Zoom

Ce que le CESC“déplore”dans le projet de loi du Pays

  • L’improvisation et la précipitation qui semblent avoir présidé à la préparation du projet et qu’il soit notamment impossible d’obtenir des précisions quant au redéploiement de ces agents dans les services du Pays ou dans ses établissements publics (signe qui laisse supposer une gestion lacunaire des ressources humaines) ;
  • que l’administration et le(s) gouvernement(s) n’ait (ent) pas fait diligence pour traiter le problème posé par la faible activité (voire l’inactivité) depuis trop longtemps observée d’une partie du personnel de la flottille administrative ;
  • qu’aucune solution alternative n’ait été envisagée (un plan de départs volontaires aurait ainsi la faveur d’une partie du personnel concerné) ;
  • que le conseil supérieur de la fonction publique n’ait pas été préalablement consulté ;
  • que les ministres en charge du dossier, interpellés à maintes reprises par les délégués du personnel de la flottille et la direction du service de l’Équipement encore récemment en octobre 2009, n’aient pas donné suite aux demandes de rencontre ;
  • que le gouvernement, en ne traitant ici qu’un problème ponctuel, ait ouvert une brèche dans laquelle nombreux risquent d’être les salariés de droit privé de l’administration à s’engouffrer pour demander le bénéfice d’un dispositif identique (sans parler des situations particulières non réglées de quelques catégories de fonctionnaires, dans le secteur de la santé notamment).

Le TA avait donné raison à Bouteau

L'affaire de l'intégration des ex-GIP en rappelle une autre qui avait fini au tribunal administratif. En 2003, Nicole Bouteau s'était émue d'une délibération adoptée par l'assemblée qui prévoyait des mesures exceptionnelles d'intégration dans la fonction publique. Il s'agissait notamment de permettre aux contrats cabinets d'intégrer la fonction publique. Nicole Bouteau avait porté l'affaire devant la juridiction administrative qui lui avait donné raison en annulant la délibération. Le tribunal avait notamment soulevé que “la mise en oeuvre de ce régime, qui ne prévoit aucune limitation du nombre des agents susceptibles d'être intégrés sans concours dans la fonction publique et qui conduit à enlever aux personnes justifiant des mêmes diplômes que les agents contractuels toute possibilité de concourir pour l'accès à un emploi public, n'est pas justifiée…”. Il relevait également que la délibération a été adoptée “en méconnaissance du principe d'égale admissibilité des citoyens aux emplois publics”.

Patrice Lafforgue
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Les dernières contributions


08/03/2010 à 18h10

Si chacun assumait réellement sa fonction et
cela dans tous les domaines ,
nous nous retrouverions pas
dans ces situations dramatiques
lors des catastrophes naturelles.

Ce ne sont que les constructions sauvages et
les habitations précaires qui sont bien touchées.

Ce sont toujours "les petites gens" comme le disait si bien
un triste personnages, qui trinquent.

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08/03/2010 à 16h43

Tu manques vraiment de perspicacité Tamahine. Il n'y a pas que dans ta caste que les jeunes Polynésiens savent lire et écrire... Pour la pauvreté, ne parle pas de ce que tu ne connais pas, OK ? C'en est vraiment indécent venant d'une ari'isto...

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08/03/2010 à 12h15

Cette volonté de fonctionnariser les ex-gip prouve à quel point notre grand manitou a marqué son époque et il est à parier que le flossisme,
à l'instar du gaullisme ou du péronisme, peut retrouver de la vigueur et, une fois oubliées les affaires, perdurer. L'évènement le plus marquant de notre époque reste la veste de mai 2007. D'ailleurs IL ne s'en est pas encore remis et la Polynésie non plus.

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08/03/2010 à 10h47

Je partage entièrement le raisonnement de LSV, d'autant qu'on distribue des dérogations dans la Fonction Publique Etat.

Poea n'a que faire de nos "pohe po'ia". Pour regarder nos GIP avec autant de dédain, il doit être un de ces retraités indexés, ITRisés à la poche bien pleine et qui a dû se retrouver une petite activité annexe, vu comme il sait se vendre. Je te signale que le gras du mammouth, ce n'est pas les modestes salaires de GIP qui, par contre, permettent à des centaines de familles de sortir la tête de l'eau réduisant des inégalités qui ne seront JAMAIS COMBLEES. Mais c'est bien plus le gras malsain de vos poches de fonctionnaires, principal de collège et profs de l'Education, etc. Claude Alègre le dénonçait encore sur Tempo rappelant, entre autres abus, ces horaires de formation imputés aux rares heures d'enseignement, ces longs mois de vacances payées et prolongés à coup de certifs de maladie... Et ça, pour un coût et surtout une inefficacité que l'on sait vu l'échec scolaire qui va s'aggravant (un sujet que vous n'avez pas effleuré aux EG). Heureusement qu'il y a eu "l'empereur" Flosse pour prendre les moyens de "redistribuer", comme ton pote Régnault et toi le lui reprochez. Alors basta ton baratin, réserve-le aux "pouri", pas à nous.
Gabriel parle de ce qu'il ignore, comme de la couleur politique des GIP qui attendaient la lune d'Oscar et attendent toujours. Sauf que le discours de l'indépendance leur plaît bien ; autant dire qu'une fois que vous leur aurez enfoncé la tête sous l'eau, ceux-là se réveilleront mais pas comme nous le souhaiterions.
Miriama fait bien de rappeler que "la sécurité des populations est du domaine de l'Etat"! Alors qu'attend-il pour se bouger à autre chose que ce spectacle auquel on assiste? Quoique, quand Xinthia fait 53 MORTS EN FRANCE, il vaut peut-être mieux qu'il se contente de donner l'alerte de son QG et laisse faire nos maires! ET NOS GIP.

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06/03/2010 à 13h52

Iaaa… Hé péy ya ITR au moins après quinze ans un ?

06/03/2010 à 11h24

A TAMAHINE-FLOSSE

La sécurité des populations est du domaine de l'ETAT
et il a toutes les mesures et les capacités pour
l'assurer.

S'il y a embauche de fonctionnaires
pour la protection civile
cela se fera par concours
sous la haute autorité du Haut-commissaire.

Pourquoi raconter n'importe quoi pour
"fonctionnariser" les ex-GIP???

Une autre magouille-FLOSSE pour dissimuler quoi encore???????

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06/03/2010 à 05h08

Des mesures exceptionnelles d’intégration dans la Fonction public (locale) sans concours, d’un groupe des membres des GIP (certainement les plus méritants) et qui ont fait leurs preuves maintes fois, avaient sûrement de bonnes raisons pour qu’une délibération soit votée. Il n’était pas question qu’ils deviennent fonctionnaires d’Etat, mais fonctionnaires du Gouvernement du Pays. Quel concours faudrait-il leur proposer pour tronçonner des arbres au milieu des rivières en crues sous une pluie battante pour assainir tout un quartier inondé (Tipaerui) ? Quel autre concours faudrait-il leur donner pour mériter leur diplôme après qu’ils aient passé des jours sur des îlots déserts à la recherche des disparus du scratch de Boris LEONTIEFF. Beaucoup d’entres eux ont risqué leur vie. Ils ont déblayé des flancs de montagnes qui ont bouché des routes… leurs interventions n’étaient pas fictives ni factices dans des situations qui mettaient la population en difficulté. Leurs aides étaient attendues et précieuses quand les éléments se déchaînaient (mer, vent, pluie, feu…). Ces personnes étaient encadrées par des responsables qui étaient dans la Fonction public. De tous les services que le GIP (la liste est longue) a mené à terme, une seule affaire a mal tourné, le bateau qui s’était renversée en perdant l’équilibre par des chargements d’engins lourds mal arrimés qui ont fait que la mer déchaînée s’était infiltrée par l’ouverture qui servait à faire entrer les matériaux dans le bateau et qui s’enfonçait sous leur poids. Le surplus du poids de la mer avait fait que le bateau s’est retourné. Paix aux âmes qui sont parties dans ce drame de la mer, personne n’est insensible.
Après tant d’effort, voir de zèle de sauveteur, pour entrer dans les normes des institutions, pour les GIP en question, faites leur passer un concours (dictée en français, calcul, reo maohi et culture générale et connaissances sur la sécurité) pour qu’ils puissent entrer dans la Fonction public du Pays qui a le monopole des places assises et confortables ; et qu’une fois acquises par un concours est leur seule preuve de leur compétence à ne plus remettre en cause si leur ténacité au travail serait à la baisse et le recyclage nécessaire (ou remise à niveau ou actualisé ou relooking).

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06/03/2010 à 00h06

Eh bien ! Si emere ou tamahine n'existait pas, il faudrait l'inventer !
Toujours présente pour défendre corps et âme sa famille qui lui a tant rendu... et qui lui rend toujours d'ailleurs !

Quoi qu'il en soit, 187 GIP, ça fait 187 familles et alliés ! Ca compte pour les futures élections et c'est tellement tentant pour GTS ! Si Flosse l'a fait, pourquoi pas moi, hein ?

De toute façon, il va falloir réfléchir au problème d'aide pour les Australes vu que, suivant les us et coutumes flossiennes, quand on a besoin d'aide aux australes, on en envoie à Raiatea... ou aux Marquises !

Quant au Rere, s'il revient sur le devant de la scène au lieu d'être en taule, là, il faudra vraiment, mais alors vraiment s'inquiéter pour le pays et la population !

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05/03/2010 à 16h42

Je pense qu'un sondage montrerait la désapprobation totale de la population au sujet de l'intégration des ex-GIP dans la fonction publique. Et ça Tamahine, même avec ta verve et ton sens de la réthorique, tu n'y pourras rien... Aux états généraux, on a pas arrêté de parler d'efficacité de l'administration, de la réduction des effectifs pléthoriques, en gros de "dégraissser le mamouth"... Il y a plein de jeunes diplômés qui sortent de l'enseignement supérieur et qui attendent de pouvoir faire leur preuve, à commencer par un concours d'accès à la fonction publique. Evitons de retomber dans l'obscurantisme de l'époque flossienne où tel un empereur romain, le président polynésien avait droit de vie ou de mort sur ses sujets fonctionnaires. Ce n'est pas ça un pays moderne et c'est ce qui va progressivement nous emmener tous vers le fond. Sur le CESC, on partage la même vision bureacratique de l'institution, mais ce n'est pas parce qu'il s'est bureaucratisé qu'il ne peut pas asséner de temps à autre quelques bonnes vérités. Et celle-là en est une, il suffit de faire un référendum sur la question, tu verras que la population en a marre de payer des impôts pour les conneries qu'on fait certains élus mégalos et arrogants.

05/03/2010 à 16h03

Eh ben, le rere xxxxx..., il ira faire le chef d'orchestre au violon,;D,

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05/03/2010 à 05h27

Manquerait plus que cela..il n y a pas assez de fonctionnaires en polynésie..embauchez en 187 de plus...que cela coute encore plus cher à nous..dans une période on l on souffre tous ..a cause de l incapacite des politiques à donner un cap correct à leur gouvernance..

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04/03/2010 à 21h43

Le GIP, "la milice rouge de Gaston Flosse, les gros-bras du président, les légionnaires du président"... Que n'êtes vous prêts à inventer! Tout ça n'est que de l'intox pour priver de travail ces polynésiens de conditions modestes auxquels vous vouez une haine décidément tenace. Si encore vous étiez capables de faire ces petits boulots, ce n'est pas le cas ; il y a des métiers bien trop pénibles et qui payent mal dont personne ne veut. Et quand il y en a qui se dévouent et ont fait leurs preuves, il faut les descendre. Dire que les GIP sont sous-employés voire inemployés, c'est n'importe quoi surtout en ces périodes de cyclone alors que les travaux de reconstruction n'ont même pas été entamés aux Australes. Et ce n'est pas le travail qui manque même en dehors de ces périodes d'intense activité, ou plutôt "d'esclavagisme" pour les paresseux adeptes des 35 heures que vous êtes. Ce qui manque c'est un bon chef d'orchestre comme Rere Puputauki, capable de s'atteler aux problèmes quels qu'ils soient, de distribuer les tâches et gérer tout ce monde.
Ne parlons même pas de ces nantis du CESC dont l'opinion, il fut un temps, nous importait. Ils nous semblent aujourd'hui d'une désinvolture telle qu'on a plus envie de les écouter. Ils "déplorent" que... mais n'ont rien de valable à proposer ; c'est déjà bien assez fatigant de rester assis à palabrer des heures en attendant un voyage par ci, un autre par là. Par contre, ils sont d'accords à l'unanimité pour surtout pas lever le petit doigt et aider les plus démunis d'entre nous. S'ils ne sont là que pour contrecarrer tout ce qui se propose sans solution de rechange alors, eux, nous sont d'aucune "utilité".

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04/03/2010 à 15h44

beaucoup de nos jeunes diplomés attendent par la voie légal d'intégrer des concours de la fonctions publics par le biais des concours , et la GTS pour garder son poste et tout les avantages qui vont avec est prêt à intégrer les barbous de flosse à gauche à droite à ne rien foudre vu "leur niveau d'étude" ,le mieux dans ce cas là c'est une proposition , les intégrer à l'environnement pour éradiquer les espéces envahissantes qui polluent nos montagnes à tahiti et dans les îles. ou à restaurer le collége de bora

Légal

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