Publié le mardi 02 février 2010 à 11H26
ÉTATS GÉNÉRAUX. La ministre de l'Outre-mer a présenté hier les premiers projets, issus des propositions des états généraux et retenus par le comité interministériel de l'outre-mer, sur lesquels travaillera le comité de suivi. Reste maintenant à les concrétiser.
L’ESSENTIEL
- Les états généraux devraient donner naissance à une agence de l'urbanisme, à une agence des énergies nouvelles et à un centre culturel
- Le ministre de la Reconversion économique Teva Rohfritsch a aussi annoncé la mise en place d'états généraux du numérique
- Le comité de suivi des états généraux a officiellement été mis en place hier
Le ministre de la Reconversion économique, Teva Rohfritsch, qui assure le suivi et la coordination des états généraux pour le compte du Pays avec l’État, a détaillé au cours de la réunion avec la ministre le projet de lancement des états généraux du numérique. “Au-delà du défi technologique, l’enjeu à venir consiste à définir ce que l’on va construire et développer ‘au bout du câble’”, a rappelé le ministère de la Reconversion économique. Ces états généraux pourraient s'articuler autour de quatre ateliers : “la reconversion éco-numérique”, “l'e- Réforme de l’administration”, “une niche de développement : la paix numérique”, “l'ouverture à la concurrence : régulation et contribution au service public”.
La réforme de l'administration de Polynésie française et de l'organisation budgétaire du Pays est aussi une demande qui était ressortie des états généraux. “À la demande de la Polynésie française, des missions d'inspection générale de l'État interviendront en soutien”, a précisé le haussariat dans un communiqué. Le projet de création d'un centre culturel a aussi été lancé. “Nous avons convenu d'établir un tableau de bord et de suivi qui permettra à l'occasion d'un prochain déplacement de voir où nous en sommes par rapport aux engagements qui ont été pris cet aprèsmidi”, a expliqué hier Marie-Luce Penchard.
Mais les projets restent à être concrétisés et à être financés. “Une partie de ces propositions relève des compétences du Pays”, décrit la ministre de l'Outre-mer. “Il ne s'agit pas de remettre en cause le statut de la Polynésie française. Il appartient au Pays d'en tirer les enseignements et de se donner les moyens de mettre en oeuvre ses projets. Une autre partie peut faire l'objet d'un accompagnement de l'État. J'ai demandé cette programmation de manière à ce que nous puissions anticiper sur le budget pour notamment réorienter le Contrat de projets. (…) Si on est prêt par rapport à une proposition qui émane des états généraux, on est prêt à substituer.”
La ministre de l'Outre-mer ne veut pas encore parler argent. “Certes, c'est important de connaître le chiffrage, explique-t-elle. Mais il faut arrêter de penser que l'effort de l'État en outremer se mesure au travers des financements que l'État apporte.” “Ce qui est important, c'est de se fixer un calendrier, un échéancier et de regarder qui est responsable et qui fait quoi et de voir si l'objectif qu'on s'est fixé est atteint”, souligne-t-elle.
Le comité de suivi a officiellement été mis en place hier au cours de cette réunion qui a rassemblé la ministre, des élus locaux et les deux délégués généraux des états généraux. Joël Allain, délégué général, est sorti plutôt satisfait. “Je pense que, sans le dire peutêtre, des décisions dans le sens des recommandations des états généraux sont prises par le gouvernement actuel, certaines par le gouvernement précédent déjà, même si ça peut paraître fragmentaire, confie-t-il. L'essentiel ce n'est pas de dire qui a eu l'idée, mais que cela se fasse.”
MT
Mélanie Thomas







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Commentaires anonymes
03/02/2010 à 16h33
Heureusement qu'il y a des ministres comme T. Rohfritsch.
Déjà à la mer, il avait fait bouger les choses.
Maintenant à la Reconversion économique, c'est encore lui qui est initiateur de renouveau et de perspectives enthousiasmantes.
Par contre pour l'autonomie énergétique de M. GTS, il vaut mieux croire au père Noël.
Quant à l'agence de l'urbanisme, c'est après avoir construit dans tous les sens et sans cohérence globale sur Tahiti, qu'on se rend compte qu'il faudrait créer une telle agence. Heureusement il y a le dicton "C'est jamais trop tard".
:)>:(>:(
:P:P:P