Publié le lundi 20 avril 2009 à 10H47
PORTEFEUILLE. Le comité consultatif du crédit s’est reformé vendredi dernier sous l’impulsion du ministre de l’Économie et des Finances, Georges Puchon. Objectif : mesurer l’activité des banques et l’évolution du crédit aux entreprises, aux particuliers ainsi qu’aux collectivités.
L’ESSENTIEL
- Les tableaux de l’IEOM montrent que, globalement, on ne constate pas d’effondrement du crédit
- Des interrogations se sont exprimées notamment sur un possible resserrement volontaire du crédit par les banques
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Le ministre Georges Puchon a évoqué le projet de loi du Pays sur le crédit à la consommation
Il permet d’avoir une meilleure visibilité sur les tendances du crédit, moteur essentiel de l’économie, pour éventuellement orienter les réflexions et les actions. Selon le ministère, “les tableaux de l’IEOM montrent que, globalement, on ne constate pas d’effondrement du crédit –le redoutable “crédit crunch”– même si la décélération est sensible. L’encours (stock) total des crédits ne cesse de progresser depuis 2006 jusqu’à décembre 2008, date à laquelle l’encours total progresse, en glissement annuel, de 6,9% contre 3,8% à décembre 2007. Encore faut-il distinguer les crédits aux entreprises (+6,3% à fin décembre 2008 contre 2,6% à fin décembre 2007) et ceux accordés aux particuliers (+5,3% contre 8,9%)”. Concernant les ménages, les encours des crédits à l’habitat et à la consommation progressent moins (+6,2% à fin décembre 2008 contre 9,7% à fin décembre 2007 pour les premiers et 5,5% contre 9% pour les seconds). Pour les entreprises, la situation peut se résumer par une augmentation des crédits de trésorerie, ou crédits d’exploitation, et une stagnation de l’encours des crédits d’équipement. L’évolution des taux laisse apparaître une diminution sensible entre les deux premières enquêtes sur le coût du crédit, à savoir juillet-août 2008 et la période janvier- février 2009.
“À ces constats s’ajoute une relative stabilité des créances douteuses des ménages, mais une sensible progression de celles des entreprises. Pour autant, à finmars, les incidents de paiement cumulés depuis le début de l’année 2009 sont orientés à la baisse. Dans les discussions argumentées qui accompagnaient les présentations, des interrogations se sont exprimées notamment sur un possible resserrement volontaire du crédit par les banques, sur la date d’application de la loi de défiscalisation locale ou encore sur de nouvelles mesures de traitement du surendettement. La dégradation des portefeuilles de crédit oblige les banques à être encore plus prudentes dans l’octroi de leurs financements, jusqu’à parfois considérer la situation financière des employeurs de salariés demandeurs de crédit. Le ministre a évoqué le projet de loi du Pays sur le crédit à la consommation et la réforme de la procédure de traitement du surendettement des ménages.
JH
Jenny Hunter





