Publié le mercredi 17 juin 2009 à 10H12
COMITÉ D’ORGANISATION. “Sans tabou” avait annoncé Nicolas Sarkozy. Oscar Temaru l’a pris au mot. Dans son discours hier matin, il a clairement orienté la pirogue polynésienne : “Je vais vous parler d’indépendance… Qu’y a-t-il de choquant à cela ?” En effet, le sujet n’est plus tabou.
L’ESSENTIEL
- Le premier comité d’organisation des états généraux, composé de représentants du gouvernement, de l’État et de l’assemblée, s’est réuni hier matin
- Oscar Temaru a révélé que pour lui, les états généraux n’ont de sens que dans l’optique d’un cheminement vers l’indépendance
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La consultation de la société civile se révèle donc d’autant plus cruciale Reste un mois de préparation, de diagnostics, avant que les ateliers ne commencent. Ceux qui veulent y participer doivent s’inscrire avant la fin du mois
“Quel est ce peuple qui pourrait avancer, à tâtons, sans avoir de cap, d’objectif clair ? Quelle est cette pirogue double où chaque rameur pagaie à un rythme différent, en prenant des mers qu’il ne partage pas avec ses compagnons de voyage ? Quel est le projet commun des Polynésiens, aujourd’hui ? On ne peut pas faire l’économie de cette question. C’est le préalable de ces états généraux, c’est la toile de fond, sans laquelle même le peintre le plus génial se trouverait incapable de créer. La palette des couleurs mises à notre disposition est infinie : il n’y a aucun sujet tabou… ce sont les mots du président de la République, Nicolas Sarkozy”. Le début du discours Oscar Temaru a planté le décor, avant qu’il ne passe au vif du sujet, son objectif depuis des décennies : l’accession à l’indépendance. Un thème qui trouve sa place dans les états généraux, et qui, pour le leader Tavini, en est même la motivation principale. Il n’y a donc pas eu d’effet de surprise, mais une confirmation nette et franche.
“Je vais vous parler d’indépendance … Qu’y a-t-il de choquant à cela ? Ne sommes nous pas des adultes, capables de discuter entre adultes ? Sommes-nous encore timorés au point de nous autocensurer sur cette notion évidente pour tous les politologues sérieux ? L’indépendance n’est pas un état de choses. C’est un devoir. Mais l’indépendance, ce n’est pas une récompense, c’est une responsabilité”. Dans un Pays présidé par un indépendantiste, il était difficile d’imaginer que le thème serait éludé. Le processus à la calédonienne version “maohi” avance petit à petit. Oscar Temaru avance doucement ses arguments. Le discours envers la France a beaucoup évolué dans la bouche du leader du Tavini qui a relégué au passé la “puissance colonisatrice” et parle maintenant d’une “puissance accompagnatrice”. “Indépendance ne veut pas dire rupture, autarcie régressive, ou repli sur soi… De Gaulle était indépendantiste, Dieu merci pour la France”, a-t-il commenté avec humour.
Un discours de “chef de parti” selon Jean-Christophe Bouissou, qui même sans “tabou dans les sujets abordés aux états généraux”, estime qu’il “faut respecter la position et l’idéologie des partenaires de la majorité. Il ne s’agit pas pour nous de nous accommoder de l’idéologie des autres”. La Polynésie française s’oriente-t-elle inéluctablement vers un référendum ? “Les états généraux sont un lieu de débat, il n’y a pas de sujet tabou. Maintenant, Oscar Temaru est un homme qui a des convictions politiques et essaie de les partager, mais je suis d’accord avec le haut-commissaire pour dire que nous sommes dans le cadre de la République française aujourd’hui, dans une démocratie, donc c’est à la population de choisir. Certains pourraient tirer des plans sur la comète mais pour nous il n’y a pas de changement de cap” a commenté le leader de Rautahi. Si par ses termes Oscar Temaru rassure ses électeurs et conforte la base Tavini qui grince des dents à force de voir les concession que fait son leader depuis qu’il est au pouvoir, il fait également un peu grincer des dents les partenaires de sa majorité. Mais ce qui ne serait pas passé y a quelques années fait maintenant réagir du bout des lèvres, sans fâcher. Oscar Temaru peut désormais ouvertement parler d’indépendance sans engendrer de levée de boucliers ni dans le camp des autonomistes ni de la part des représentants de l’État.
Le dossier nucléaire n’est plus tabou non plus puisqu’un atelier lui est consacré. “C’est une réelle avancée. Ça n’aurait pas été possible il y a encore cinq ans” estime Heremona Maamaatuaiahutapu, l’un des deux délégués généraux. Comme en Afrique la page Chirac est tournée. “Je n’imagine pas le président Sarkozy accepter la tenue de ces états généraux, si ce n’est pour redéfinir, sans tabou, le futur commun, mais rénové de la France, et de la Polynésie, Tahiti nui, Maohi nui” estime le président du Pays qui a rappelé l’importance symbolique qu’il accorde à la “résolution 1514 de l’ONU”. Le boomerang est lancé et reviendra forcément. Le président du Pays a rappelé qu’il ne veut rien imposer. Les états généraux lui permettent de prendre la température de la société civile comme des élus, avant d’arriver, à terme, à une consultation populaire. Un discours qui n’a visiblement pas dérangé le haut-commissaire qui lui aussi s’en tient au fameux “sans tabou”, mais qui a quand même remis les points sur les i, estimant qu’il fallait entendre toutes les “sensibilités” et respecter le principe “du suffrage universel”.
Les états généraux en sont pour l’instant à l’étape du diagnostic. A savoir que pour chaque atelier les documents informatifs sont en cours de collecte, fournis par l’État et les services territoriaux. Les personnes qui désirent participer aux ateliers doivent par contre s’inscrire avant la fin de la semaine prochaine pour recevoir les corpus thématiques avant l’ouverture des ateliers afin de préparer leurs interventions. Une méthode qui permet d’éviter que les débats ne partent dans tous les sens et se révèlent constructifs et étayés.
Lara Dupuy

DÉCRYPTAGE
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Inscriptions : 450 inscriptions ont été recensées sur le site www.étatsgenaraux.pf. Pour l’instant, la moyenne des inscrits par atelier est de 80 personnes. Un chiffre plutôt satisfaisant même si, comme le souligne Heremoana Maamaatuaiahutapu “mener des débats avec autant de personnes ne va pas être facile mais cela prouve que ces ateliers répondent à une véritable attente de la population.” Il est encore possible de s’inscrire aux différents ateliers jusqu’au 26 juin.
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Les animateurs : Ils ont été choisis par le président du Pays, en relation avec l’État. C’est un choix commun. Leur rôle est d’animer les ateliers, enregistrer les doléances et mettre en forme les idées qui sortiront de ces débats afin de faire remonter l’information au niveau du comité organisateur.
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Les thèmes :
- Atelier 1 animé par Tamatoa Bambridge : La Polynésie française face au choc de la crise économique et financière
- Atelier 2 animé par Joël Allain : Grands projets structurants et développement durable
- Atelier 3 animé par Christophe Serra-Mallol : Renforcement de la contribution des productions locales au développement économique
- Atelier 4 animé par Yolande Vernaudon : Renforcement de l’efficacité du fonctionnement des institutions
- Atelier 5 animé par Jean-Paul Barral : Mise en oeuvre d’un partenariat rénové Polynésie française-État-communes
- Atelier 6 animé par Heremoana Maamaatuiahutapu : Promotion de la culture polynésienne, développement culturel et artistique
- Atelier 7 animé par Patrick Howell : Gérer l’après-nucléaire : mémoire, reconnaissance et responsabilités.
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Participer sur le net : Un site internet a été spécialement conçu afin de donner la possibilité pour tout un chacun de laisser des messages, poser des questions, faire des propositions. Bref, contribuer au débat. Outre la contribution écrite, il est possible de laisser également une vidéo.
- Téléphoner : Les personnes n’ayant pas accès à Internet pourront appeler le numéro vert 44 44 33 (appel gratuit) et laisser des messages sur le répondeur afin de ne pas être écartées du débat.
Zoom
Le Tahoeraa participera bien
Le Tahoeraa a justifié son absence hier matin “à la rencontre, présentée comme étant l’ouverture officielle des états généraux en Polynésie française, car il s’agissait en fait de la réunion du comité d’organisation, dont il ne fait pas partie” a-t-il précisé dans un communiqué. De son côté, la présidence a rétorqué que le “comité d’organisation tient à préciser que les élus du Tahoeraa Huiraatira étaient bel et bien invités à la conférence de presse de 10 heures. Par ailleurs, il a également été proposé au Tahoeraa de désigner son représentant au sein du comité d’organisation des états généraux. Offre, pour le moment déclinée par ce parti. Mais la place est là, disponible”. Un bel appel du pied. Sur son site, le Tahoeraa donne le détail de l’inscription de ses élus dans chaque atelier
- Gaston Flosse
- Chantal Galenon, René Kohumoetini, René Temeharo, Tarita Sinjoux
- Édouard Fritch, Tarita Sinjoux, Teura Iriti
- Gaston Flosse, Juliette Tahuhuatama, Tarita Sinjoux
- Lana Tetuanui
- Chantal Galenon, René Kohumoetini, Monique Richeton, Teura Iriti
- Chantal Galenon, Édouard Fritch, Monique Richeton, René Temeharo
OSCAR TEMARU
“Donner une âme à ces états généraux”
Le temps de parler indépendance arrive avec les états généraux ?
“On ne parle pas de pays indépendant replié sur lui-même, parlons plutôt d’interdépendance, de souveraineté. Nous ne sommes pas tous d’accord. C’est enrichissant. Si nous étions tous sur la même longueur d’onde, on n’aurait pas besoin de se réunir ici pour voir ce qui va et ce qui ne va pas et comment faire avancer la pirogue polynésienne. Je veux que tout le monde se sente concerné, faire un appel à tout le monde, à tous les représentants des partis politiques, de participer à un des 7 ateliers. Toutes les questions peuvent être discutées au sein des ateliers. C’est formidable ! Il faudrait que toute la population se sente concernée : les jeunes, les parents, les associations, les organisations syndicales et patronales… la société civile a déjà donné des signes très forts. Il y a déjà plusieurs ressources qui se sont inscrites dans les ateliers. J’espère qu’il y aura assez de place pour tout le monde. On fera le nécessaire pour que chaque archipel puisse avoir ses états généraux et qu’on puisse avoir des remontées d’information à partir de toutes les îles.”
Les états généraux sont-ils l’occasion de mettre à plat ce qui deviendra les accords de Maohi nui ?
“Pourquoi pas : donner une âme à ces états généraux, faire en sorte que la population se sente concernée et participe. Nous avons toujours vécu l’époque de l’abondance et de la facilité où les hommes politiques prônaient monts et merveilles à toute la population. C’est terminé ! Les temps sont difficiles. C’est la récession partout, ici également en Polynésie française.”
C’est donc l’occasion de donner forme à ces accords…
“Il faut mettre à plat tout ça, au niveau des institutions, des idées et du fonctionnement du Pays.”
Le nom de la Polynésie française sera-t-il abordé ?
“Oui bien sûr. Il faut donner une âme et se fixer un cap : Maohi nui pourquoi pas! Certains disent Tahiti nui, d’autres Te Ao maohi… C’est la population qui décidera. On n’impose rien du tout.”
Pensez-vous organiser un référendum à l’issue des états généraux ?
“Il faudra y penser. Quand on aura rassemblé les grandes idées de ces états généraux on partira à Paris, pour discuter au niveau de l’État, et voir comment faire avancer tout ça.”
ADOLPHE COLRAT
“Le président de laRépublique avait dit “Pas de tabous”“
Comment vous situez vous en tant que représentant de l’État dans ces états généraux ?
“Le représentant de l’État se veut dans les états généraux, comme dans tous les domaines, un partenaire loyal du président de la Polynésie française et du gouvernement. Nous avons préparé solidairement ces états généraux. Nous avons une organisation solide qui nous permet à la fois de bien cadrer les choses et de permettre à tous ceux qui le souhaitent de s’exprimer. Je suis confiant, ce sera une belle aventure collective qui sera bénéfique pour la Polynésie française et pour son développement.”
Ce sont les événements aux Antilles qui ont déclenché la création des états généraux, est ce que c’était une nécessité de l’instaurer en Polynésie ?
“Chaque collectivité était libre d’adhérer ou pas à la démarche. En Polynésie française, j’en avais parlé très rapidement avec le président Oscar Temaru. Lui-même avait très rapidement donné une réponse positive sur le principe. Ensuite cela a été une affaire de réflexion préliminaire et d’organisation. Il était indispensable d’avoir au départ cette volonté conjointe du Pays et de l’État. Une démarche unilatérale de l’État aurait été vouée à l’échec.”
Comment sera représenté l’État dans ces ateliers ? Comment se matérialise la présence de l’État ?
“Les services de l’État se mobilisent pour fournir les informations utiles s’agissant des domaines de compétence de l’État. Puis, il y aura dans chaque atelier des fonctionnaires de l’État qui pourront apporter leur contribution mais nous n’avons pas à peser sur ces ateliers. Voilà comment je conçois la participation de l’État. Nous sommes à la disposition des uns et des autres. Nous ouvrons nos dossiers, nous fournissons les informations que nous pouvons détenir.”
Est-ce qu’il y aura cette ouverture pour tous les sujets et notamment celui du nucléaire ?
“Les sept ateliers permettent de balayer très largement toutes les grandes préoccupations de la Polynésie française. Le président de la République avait dit “pas de tabous”. Effectivement, il y a un atelier qui se consacrera spécifiquement à la question du nucléaire, il n’y a ni prétention, ni réticence de la part de l’État à participer aux états généraux.”
L’État aura un rôle participatif ou celui d’arbitre ?
“L’État participe à ce stade mais au moment des conclusions, l’État pourra prendre des décisions dans le cadre de ses compétences.”
Pensez-vous que la question du nom “Maohi Nui” a sa place dans les débats ?
“Toute idée est légitime. Il n’y a pas lieu de contraindre le propos de telle ou telle personne. Chacun peut exprimer ses idées. On ne trouve jamais l’unanimité, en revanche, je pense que ces états généraux peuvent être une occasion de consensus. Je constate déjà que sa préparation a été pour nous, service de l’État, l’occasion de travailler dans la confiance et avec des relations étroites avec des services du Pays. Je m’en réjouis.”
HEREMOANA MAAMAATUAIAHUTAPU
“Il faut mettre l’hommepolynésien au centre des débats”
Comment envisagez-vous votre rôle de délégué pendant les états généraux ?
“Il s’agit d’être l’interface entre les différents animateurs des sept ateliers, d’essayer de synthétiser l’ensemble des travaux pour les proposer au politique, aussi bien au Pays qu’à l’État, et ensuite participer à Paris aux rencontres programmées au mois d’octobre avec le ministère de l’Outre-mer. On aura un rôle assez important parce qu’il s’agira de rappeler que la Polynésie ne doit pas être oubliée. La population a beaucoup à dire et il faut l’écouter et ensuite essayer de transcrire cela dans un projet de société.”
Que représentent ces états généraux ?
“C’est très important au vu de la situation économique mondiale, à l’heure où se posent des problématiques sur le plan économique, social et culturel. Si on parle de la culture polynésienne, alors à ce moment-là, la culture polynésienne doit être entendue comme faisant partie de la culture française. C’est un nouveau dialogue qui s’instaure avec l’État. On n’a pas le droit de se taire. Il faut que l’on soit présent. Le Pays et l’État sont d’accords pour mettre en place les états généraux et la population a aussi besoin de s’exprimer. C’est important de donner la parole à la population et de l’écouter pour ensuite retranscrire cela sous la forme d’un cahier de doléances que nous remettrons à la fois au Pays et à l’État.”
Interlocuteur privilégié dans la culture est-ce que vous voulez mettre la culture au centre des débats ?
“Pas seulement. Plusieurs personnes ont déclaré qu’il faut mettre l’homme polynésien au centre des débats pour avoir un développement économique qui respecte l’environnement mais l’homme aussi. Il y a 20 000 familles en Polynésie qui vivent avec 50 000 Fcfp par mois, cela représente presque 100 000 personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. On ne peut pas laisser ces familles au bord de la route. Donc il faut replacer l’homme au centre des débats. D’autre part, le développement économique ne peut peut-être plus se faire sans prendre en compte les spécificités de ce pays. Nous n’avons pas un rôle politique, Joël Allain et moi. Nous sommes là pour être les porte-parole de nos populations. Il s’agit aujourd’hui de dire, après plusieurs années d’instabilité politique et de crise économique mondiale, comment on voit notre pays pour les 30 prochaines années. Quand j’entends des organisations syndicales dire qu’elles n’ont pas officiellement été invitées, mais personne n’a reçu d’invitation officielle. Il s’agit de l’intérêt du Pays, il faut se mettre tous autour d’une table et dire voilà ce que nous voulons pour notre développement.”
Vous espérez voir tous les acteurs de la vie politique et économique de la Polynésie française répondre présents ?
“Je lance un appel à tous les politiques, à toutes les organisations syndicales, venez parler. Il faut arrêter de se dire : “c’est tel parti politique qui est au pouvoir et nous nous sommes dans l’opposition et ainsi de suite”. Mettons tout ça de côté.”
En quoi les états généraux sont une avancée ?
“Un débat autour du nucléaire et des conséquences de l’après-nucléaire n’aurait pas pu avoir lieu il y a encore cinq ans. C’est une vraie avancée.”
JOËL ALLAIN
“Le problème des institutions est accessoire”
Que pensez-vous de la déclaration d’Oscar Temaru sur le devenir de Maohi nui ?
“Ça ne me concerne pas. Je suis technicien. Le problème des institutions est accessoire. Les institutions sont pour réussir un projet ou faire vivre une collectivité.”
Que va-t-il se passer jusqu’au premier atelier le 1er août?
“Il y a un mois de travail de diagnostic. Il ne faut pas qu’on laisse retomber le soufflé.” Pourquoi un mois avant le premier atelier? “Un groupe de travail a été choisi dans chacune des listes pour aller chercher de l’information. C’est quasiment un mois de travail pour avoir une bonne documentation de référence sur chaque thème.” Avez-vous déjà commencé à travailler avec les responsables de chaque atelier? “Chaque responsable d’atelier prépare librement sa méthode de travail. Nous, nous veillons à ce que tout le monde ait les moyens, si ça bloque au niveau de l’accès à l’information, mais aussi la mise en cohérence en terme de calendrier et au niveau des contenus.” Quelle sera la place des ministres et représentants, afin que les états généraux ne soient pas monopolisés par les politiques ? “C’est la société civile qui doit s’exprimer. Une fois nos travaux terminés, les politiques auront leur rôle à jouer.” Donc vous allez faire le gendarme pour qu’ils n’interviennent pas trop ? “On va leur demander un peu de retenue parce qu’ils ont tendance à garder longtemps la parole. Mais je pense que tout le monde sera raisonnable. Notre rôle sera aussi que la place de la société civile soit grande.”
Calendrier des états généraux
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18 JUIN Réunion des délégués généraux et responsables d’ateliers
- Du 19 juin au 31 juillet Phase de diagnostic. Groupes de travail animés par les responsables d’atelier.
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Du 3 août au 11 septembre Déroulement des ateliers. Cinq réunions sont prévues pour chaque atelier sur cette période.
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Du 14 septembre au 24 septembre Synthèse générale et validation
- Du 24 septembre au 30 septembre Restitution








Les dernières contributions
Commentaires anonymes
19/06/2009 à 06h50
Un coup chpeau pour l'équipe des Nouvelles, les news à l'heure sur le Web, super et bravo + une variété d'articles, images etc..on time ! Keep up the good work, faaitotio!
Commentaires anonymes
19/06/2009 à 06h45
Je suis citoyen de Faaa depuis plus de 30 ans, aucun programme de développement n'a été fait depuis, seulement le stricte minimum, alors que Faaa se trouve à l'intersection des grands hub internationaux par son aéroport international ???
D'ac avec miri ama, qu'il commence d'abord par Faaa comme laboratoire de préindependance, a commencer par sa fille d'aller planter, planter et planter annonçait tout haut son père. Qu'il montre l'exemple en premier, au lieu de placer sa fille à la Direction du Sécrétariat de la présidence, climatisation gratos, traitement de faveur etc etc alors que le père inicite le peuple à l'indépendance, elle devrait être dans les "faapu" C'est bien méchant de ma part, mais fini les blablabla...!
Commentaires anonymes
17/06/2009 à 20h35
Il faut voir comment tous ces hommes politiques qui sont déjà tous les
jours à la une des journaux et de la télé se' sont précipités dans ces
états généraux comme s'ils n'avaient pas déjà assez de couverture médiatique. Ne pourrait on pas faire de ces E.G. une occasion pour le
nunaa de s'exprimer, les hommes politiques ayant assez de problèmes à
régler. D'ailleurs voilà le résultat: tout de suite la récupération ou
du moins la tentative. Maintenant qu'ils ont fait leurs beaux discours
qu'ils laissent la parole à ceux qui les ont élus, pour une fois. Merci
Commentaires anonymes
17/06/2009 à 18h45
Qu'il nous démontre dans sa commune sa vision de l'indépendance.
Qu'il en fasse un laboratoire où il pourra nous prouver qu'il est en mesure de faire fonctionner son INDEPENDANCE:::::P
A ce moment il sera crédible. Pour le moment il parle pour ne rien dire. Pas de danger en vue.
Commentaires anonymes
17/06/2009 à 15h41
Indépendance... en effet, le sujet n'est plus tabou. Il est tout simplement hors sujet, et de moins en moins acceptable en cette période de crise mondiale mais surtout LOCALE !
Que Monsieur Temaru apprenne d'abord à faire bosser ses ministres correctement et honnêtement et on reparlera de sa chère indépendance ensuite !
FIU !