Publié le jeudi 02 septembre 2010 à 11H48
RÉFORME ÉLECTORALE. Dans les remous politiques actuels et l'incapacité des “autonomistes” à s'entendre sur une position commune concernant la loi électorale, Michel Buillard est sorti du bois hier, faisant savoir qu'aller vers des élections anticipées n'était pas sa position pour l'heure.
L’ESSENTIEL
- Les rencontres entre “autonomistes” n'ont abouti sur aucun consensus, Michel Buillard relève pour sa part “plus de points d'accord que de désaccord”
- Le député-maire de Papeete ne se montre pas très favorable dans la situation actuelle pour des élections anticipées
- Il devrait rencontrer la ministre de l'Outre-mer mardi matin à Paris
Il est l'un des hommes politiques de premier plan les plus discrets. Michel Buillard, pourtant député-maire de Papeete, n'intervient que très rarement dans les joutes politiques locales. Dans les récents développements politiques liés à la recherche d'un consensus dans le cadre de la réforme électorale, il a notamment tenu une réunion la semaine dernière à la mairie avec entre autres le Tahoeraa, un représentant des îliens et le président du Pays. Réunion là aussi discrète qui s'inscrivait en quelque sorte en parallèle de la réunion finale de mardi qui a abouti, on le sait, sur une incapacité flagrante de se mettre d'accord.
Le député-maire relève pour sa part des “points d'accord” comme peut l'être selon lui “la réduction du nombre d'élus” ou encore la prime majoritaire qui “est acquise pour la plupart des groupes”. Et même si sur la totalité “on n’arrivera pas à se mettre d'accord”, il estime qu'il y a “beaucoup plus de points d'accord que de désaccord, de manière générale”. Par contre Michel Buillard n'apparaît pas favorable à des élections avant 2013. Ça tombe bien, Paris n'en prend pas le chemin pour l'heure (lire Les Nouvelles du 1er septembre). “Plus qu'aux jeux politiques je m'intéresse à la relation économique, et bien sûr que j'aimerais un apaisement de la vie politique”, avoue-t-il.
À la question : souhaitez-vous des élections anticipées ?, il répond : “Ce n'est pas ma position. Ce que je souhaite c'est déjà qu'on clarifie les relations politiques aujourd'hui, avant d'aller à d'éventuelles élections”. Une position à rebrousse-poil du climat ambiant si l'on en juge par le positionnement général de l'ensemble des formations déjà dans les starting-blocks de la course aux urnes. Sauf que la douche froide n'est jamais très loin dans ce domaine, Paris a laissé transparaître son désabusement en la matière, car reprendre les mêmes pour recommencer…
Accompagné de son homologue de Papara, Bruno Sandras, Michel Buillard devrait s'entretenir mardi matin avec la ministre de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard avant le déjeuner prévu vendredi avec le député Bruno Sandras et les deux sénateurs Gaston Flosse et Richard Tuheiava.
PL








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Commentaires anonymes
03/09/2010 à 09h24
L'homme politique le plus "discret", dites-vous? Vu son bilan à la Mairie de Papeete et à l'Assemblée Nationale, un autre qualificatif eut été plus juste.
Le petit copain de Sarko-Estro and co doit plutôt réaliser que ses potes umpistes, Tong Sang and co, ont perdu leurs 60 000 voix à gérer le Pays avec désinvolture et dilapider l'argent des contribuables en sucettes à des incompétents. Et qu'il leur faudra bien trois bonnes années pour tenter de se refaire une santé.
Buillard se fait, du même coup, le complice d'un gouvernement qui a fait la preuve de sa nullité. Prétexter d'attendre jusqu'à 2013 pour que les relations politiques se clarifient après le dernier coup TongSang/Picsou e tei au mai (mai iana), il se fiche de nos gueu... et du Pays.