Publié le jeudi 07 mai 2009 à 11H38
MAHINA. Joël Buillard, le maire successeur d’Émile Vernaudon, a pointé du doigt l’État hier, assurant que c’est lui qui a “déclenché les hostilités” et plongé Mahina dans la “tourmente”. Le fidèle du shérif demande à être reçu au haussariat pour expliquer sa situation.
L’ESSENTIEL
- Le maire de la commune a détaillé les points qui ont bloqué dans le budget primitif : la subvention versée à Radio Bleue de 11 millions de Fcfp et l'allègement de la masse salariale
- Joël Buillard a annoncé que le ramassage des encombrants sera terminé aujourd'hui. D'ici la fin du mois, les déchets verts ne devraient plus traîner à Mahina
Le maire de Mahina n’a pas mâché ses mots hier lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a abordé les principaux dossiers chauds de la commune : budget primitif, gestion des déchets verts et encombrants et la Sem Haapape : “C'est l'État qui a déclenché les hostilités. C'est le haussaire qui a transmis notre budget primitif à la CTC. C'est le haussaire qui a saisi le tribunal administratif concernant l'attribution du marché du traitement des déchets verts (attribué à la SARL Entreprise Teraiharoa, ndlr).”
Le maire de Mahina a fait le point hier devant la presse sur les dossiers chauds de la commune et est revenu sur la période “tourmentée” qu’a traversée la commune. Ainsi, le successeur du shérif est notamment revenu sur l'avis négatif de la Chambre territoriale des comptes sur le budget primitif de Mahina. “Nous avions respecté pratiquement toutes les recommandations de la CTC. Mais il y avait quelques points qui nous chagrinaient notamment celui de Radio Bleue”, explique Joël Buillard. “La commune ne doit plus lui verser de subventions tant qu'elle ne présente pas ses comptes”, avait noté la CTC en mars. Malgré tout, le conseil municipal a voté le mois dernier une subvention de 11 millions pour l'Apip (Radio Bleue). “C'est un média que nous voulons garder à tout prix car nous en aurons besoin pour communiquer”, justifie le maire. Hier après-midi, une réunion était prévue pour assurer le renouvellement du bureau de l'association. Une convention liera désormais l'association et la commune. “Nous allons dans le sens d'une véritable radio communale locale, assure Joël Buillard. C'est l'association Apip qui a l'autorisation du CSA d'émettre. Si on élimine l'association, on n'aura plus l'autorisation d'émettre. La démarche est longue ensuite pour obtenir à nouveau une autorisation.”
Le problème des départs volontaires est l'autre point qui a pesé négativement dans la balance de la CTC explique le tavana. La CTC avait ainsi recommandé d'inscrire 252 millions de Fcfp pour payer les indemnités de départ, ce qui représentait 24 mois de salaire pour les 30 salariés les plus anciens. Mais le conseil municipal dans son deuxième budget primitif n'a inscrit que 80 millions. “Il y a seulement 18 salariés qui remplissent vraiment les conditions de départ anticipé, décrit le tavana avant d'ajouter : Je vous fais le pari qu'il n'y en a même pas cinq qui partiront à la retraite.” La mairie prévoit donc d'envoyer un courrier au haussaire pour lui expliquer la situation et espère une rencontre. “Mais si l'État nous ignore, moi, je n'écouterai que le Pays”, prévient- il. Le haussaire dispose de 20 jours après l'avis de la CTC pour se prononcer. Il peut ne pas suivre cet avis. Mais il doit alors motiver toutes les modifications. En début de semaine, Haapape a'ara avait appelé les habitants de la commune à ne payer que lamoitié de la facture d'eau. “Nous avons l'impression que, plus l’eau reste non potable, plus les marges que la commune en tire sont conséquentes”, avait souligné Denis Helme le président de l'association. “Ce qu'ils disent est difficilement supportable, a répondu le maire. Aujourd'hui, la qualité de notre eau passe par un laboratoire d'analyses qui vérifie la potabilité de notre eau. Elle est potable.”
La grogne des habitants vient surtout du montant de la facture d'eau. Celle-ci est passée de 10 000 à 18 900 Fcfp (au forfait) depuis que la Sem Haapape se charge de la gestion de l'eau. Le maire est revenu sur le projet d'installation d'une turbine dans la vallée de Ahonu qui, selon lui, pourrait changer les choses. La Sem Haapape souhaite installer une petite turbine de 500 kw pour alimenter en électricité les stations de pompage. “Aujourd'hui, le coût de l'électricité pour les quatre stations de pompage que nous avons est de 90 millions de Fcfp par an. Deux autres stations doivent encore être réalisées. Si on installe cette turbine, les frais d'électricité baisseront, cela se répercutera certainement sur la facture”, a-t-il assuré. Les habitants de Mahina s'en souviendront.
MT
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“Il n’y a pas eu de favoritisme dans l’attribution dumarché du traitement des déchets verts”
Le maire est d'abord revenu hier sur le problème des encombrants et des déchets verts qui ont fleuri le long des routes. Le maire a ainsi rappelé que le tribunal administratif a suspendu le marché attribuant le traitement des déchets verts de la commune de Mahina à la SARL Entreprise Teraiharoa. Dans son mémoire, le haussariat avait mis en avant “l'absence de compétences professionnelles du prestataire de services”. Le tribunal administratif devrait dans les prochains mois se prononcer sur la légalité ou non du marché. “De notre côté, il n'y a pas eu de favoritisme, se défend Joël Buillard. C'est une entreprise qui est capable de répondre à une demande sur le champ.” Le tavana assure s'être attaqué au problème de ces déchets délaissés. “Depuis deux semaines, nous ramassons les encombrants. Le programme sera terminé demain (aujourd'hui)”, assure l'ancien directeur d'école. “Nous n'avions pas le matériel adapté pour évacuer autant d'encombrants. Nous avons donc dû louer deux camions.” Avant d'être emmené à Fare Ute, chaque chargement d'encombrants a été traité contre les fourmis de feu selon la mairie. À partir de lundi prochain, ce sont les déchets verts, “qui ne sont plus très verts” reconnaît le successeur d'Émile Vernaudon, qui vont être ramassés. Les autres déchets verts ont commencé à être broyés la semaine dernière. Mahina devrait ainsi être débarrassé de ses déchets verts à la fin du mois. Le maire a annoncé par ailleurs le projet d'une déchetterie : “Nous avons trouvé un terrain à Mahinarama qui appartient à la mairie. À côté de cette déchetterie, il y aurait le broyage des déchets verts et la possibilité d'avoir du compost.” Joël Buillard annonce avoir consulté trois entreprises pour les aménagements et contacté deux bureaux d'étude pour qu'ils établissent un avantprojet. Le maire souhaite ainsi présenter le projet lors d'une réunion prévue dans une quinzaine de jours avec le ministre de l'Environnement.








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Commentaires anonymes
08/05/2009 à 06h57
Faites seulement recracher au précédent tout ce qui a été détourné et vous aurez un budget en excédent
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07/05/2009 à 22h21
“C'est un média que nous voulons garder à tout prix car nous en aurons besoin pour communiquer”
Bravo monsieur le maire, il n'y a que les gens concernés comme nous qui puissions comprendre cela.
Monsieur le Commissaire a une flopée de sbires sous ses ordres pour l'informer de ce qui se passe et l'info tombe chaque matin sur son bureau sans qu'il ait à lever le petit doigt. Alors il ne saurait se mettre dans la peau des gens de Mahina (et d'ailleurs), notamment des personnes agées que nous sommes et qui par votre radio s'informe de ce qui se passe dans la commune et dans le Pays.
C'est comme à Pirae où Madame Coppenrath a supprimé radio Maohi par pur calcul politique se fichant totalement de ce que nous pensions.
Alors, qu'ils arrêtent de nous raconter qu'ils sont au service de la population ; du blablabla et rien d'autre.
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07/05/2009 à 16h51
Ce serait si dure de faire les choses dans les règles ?
Et quand on n'y arrive pas, faudrait peut-être penser à passer la main à des gens compétents, non ?
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07/05/2009 à 15h01
“C'est l'État qui a déclenché les hostilités. C'est le haussaire qui a transmis notre budget primitif à la CTC. C'est le haussaire qui a saisi le tribunal administratif concernant l'attribution du marché du traitement des déchets verts (attribué à la SARL Entreprise Teraiharoa, ndlr).”
“La commune ne doit plus lui verser de subventions tant qu'elle ne présente pas ses comptes”, avait noté la CTC en mars. Malgré tout, le conseil municipal a voté le mois dernier une subvention de 11 millions pour l'Apip (Radio Bleue). “
Citation : Les tontons flingueurs (1963) de Georges Lautner
Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît.
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