Publié le mercredi 08 septembre 2010 à 10H09
PARIS. Gaston Flosse voit dans la baisse du nombre de représentants à l’assemblée de la Polynésie une punition. Il ne s’en est pas caché à la sortie d’un entretien avec la ministre de l’Outre-mer en compagnie des députés-maires Michel Buillard et Bruno Sandras.
L’ESSENTIEL
- Couac sur la réduction du nombre de représentants. Selon Bruno Sandras, “nous sommes pour une réduction, mais pas du niveau de celle proposée par le rapport Barthélemy”
- Concernant l’ensemble du projet de réforme du mode de scrutin et du statut, Marie-Luce Penchard “a affirmé à plusieurs reprises que sa religion n’est pas faite”, a indiqué le député
- La ministre de l’Outremer devrait revenir en Polynésie fin septembre- début octobre
“C’est pour nous punir !”. C’est la seule phrase que le sénateur Gaston Flosse a prononcée à la sortie d’un petit-déjeuner auquel il était convié avec les députés Michel Buillard et Bruno Sandras par la ministre de l’Outre-mer. Elle en dit long sur l’état d’esprit du Vieux lion qui voit pour la deuxième fois le statut qu’il s’était spécialement concocté en 2004, avec l’appui du duo Chirac- Girardin, remis en cause, sans pouvoir y faire grandchose. Il a prononcé cette phrase en interrompant Bruno Sandras qui expliquait leur opposition à la réduction du nombre de représentants à l’assemblée de la Polynésie française. “Nous sommes pour une réduction, mais pas du niveau de celle proposée par le rapport Barthélemy, qui propose 45 (contre 57 actuellement, NDLR). En Nouvelle- Calédonie ils sont 54 (au Congrès, NDLR). Notre population est plus importante ; sauf à considérer que les élus polynésiens ne sont pas capables…”, a lancé le député-maire de Papara. Le dernier recensement en Nouvelle-Calédonie, en 2009, a chiffré la population à 245 580. En Polynésie en 2007, elle était de 259 596 habitants.
Au ministère de l’Outre-mer on considère que la réduction du nombre de représentants va dans le sens de l’histoire. La réforme des collectivités territoriales va faire baisser le nombre d’élus locaux de 39%, et là ce n’est pas la Polynésie française qui est concernée, mais toutes les assemblées départementales et régionales. Selon Bruno Sandras, le seul à avoir pris la parole à la sortie de l’entretien avec Marie-Luce Penchard, la position de la ministre sur l’ensemble du projet de loi organique de réforme du mode de scrutin et du statut n’est pas arrêtée. “Elle a affirmé à plusieurs reprises que sa religion n’est pas faite”, a-t-il indiqué. La semaine dernière, il avait été à l’origine d’un rassemblement des autonomistes, à l’issue duquel avait été annoncé un possible boycott des consultations à Paris. Depuis, la cote du député en a pris un coup au ministère.
La ministre a demandé le point de vue de ses interlocuteurs sur les propositions du rapport Barthélemy, sur lequel elle s’appuie pour engager la réforme. Les trois parlementaires ont apporté “des propositions supplémentaires”. Ils ont, par exemple, défendu le découpage de la circonscription des îles du Vent en trois ou quatre parties. Pour le reste, Bruno Sandras a ajouté qu’ils sont satisfaits de voir qu’il n’y aura pas de circonscription unique et de liste unique pour toute la Polynésie, une demande d’Oscar Temaru, qui écraserait les archipels au profit de Tahiti. “Il y a la préservation de la représentation des archipels et une discussion à avoir sur le taux de la prime majoritaire”, rappelle Bruno Sandras, qui ajoute que “constitutionnellement, il n’y aurait, semble-t-il, pas d’opposition” à ce qu’il y ait un tour dans les archipels et deux tours aux îles du Vent et îles Sous-le-Vent. Toutefois, en 2003, le Conseil d’État avait émis des doutes sur le bienfondé d’un mode de scrutin différencié selon les circonscriptions (page 60 de son rapport 2004).
Bruno Sandras a précisé que les autres dispositions du rapport n’ont pu être débattues lors de cette entrevue. Elles le seront jeudi, jour où la ministre recevra les représentants du Tahoeraa Huiraatira. L’occasion pour Gaston Flosse de venir une seconde fois dans la semaine rue Oudinot. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas autant fréquenté la maison…
David Martin (Agence de presse GHM)
Dernière heure
Des “accords de Polynésie” comme ultime recours
Dans une dépêche de l'AFP, nous apprenions hier à l'heure où nous mettions sous presse que le rapport Barthélemy évoque aussi l'hypothèse de la négociation d'"accords de Polynésie" prévoyant notamment "une phase d'accession à un référundum d'autodétermination d'ici 15-20ans", à l'imitation de la Nouvelle-Calédonie.
Le rapport de la mission du conseiller d'État Jacques Barthélemy, que l'AFP s'est procuré, évoque aussi une solution d'autodétermination à la calédonienne comme ultime recours.
Des "accords de Polynésie", prévoyant notamment “une phase d'accession à un référendum d'autodétermination d'ici 15-20 ans” “pourraient constituer un recours”, si la future loi organique de la fin de l'année 2010 ne réussissait pas à “stabiliser” les institutions polynésiennes.
Il souligne ensuite que "beaucoup des interlocuteurs de la mission ont considéré que, devant la situation de blocage des institutions et la perte de crédibilité de la classe politique, l'une des solutions pour sortir de la crise - tout en évitant les incidents sociaux - serait, à l'imitation de la Nouvelle-Calédonie, la négociation d'“accords de Polynésie”.
Ceux-ci prévoiraient "une phase d'accession à un référendum d'autodétermination d'ici 15-20 ans", "des accords de “gouvernement de consensus” pour conduire ensemble le pays", "des accords financiers avec la France pour accompagner ce processus, dans la paix civile et le partenariat" et "des projets économiques structurants pour aider au renouveau du tourisme, de l'agriculture, de la perliculture, de l'aquaculture".
"Il est clair que si la réforme électorale et le “toilettage” institutionnel des lois de 2004 et 2007 portant statut d'autonomie, que la future loi organique de la fin de l'année 2010 doit opérer, ne réussissent pas à “stabiliser” les institutions polynésiennes, de tels “accords” pourraient constituer un recours, assortis d'un calendrier de mis en oeuvre", estime le rapport de Jacques Barthélemy.








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10/09/2010 à 09h17
Commando FAFARU
Dans le plus grand secret, un groupe d’activistes citoyens s’entraine
au jeter de FAFARU sur Politicon et représentants Syndicaux.
Sur le modèle des célèbres entarteurs, nos joyeux compères ont
sélectionné leurs cibles et s’apprêtent à frapper sans distinctions
d’appartenance politique.
Le principal critère de verrouillage des cibles étant nous dit-on la
"bêtise et l'incompétence"
Les vendeurs de Fafaru vont voir leur chiffre d’affaire monter en
flèche.
Attention aux ruptures de stock !
En période de crise économique qui s’en plaindra ?
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09/09/2010 à 17h35
Nous ,le peuple avons été assez puni de voter pour vous ,maintenant un peu à vous, même si cela ne changera pas grand chose à votre train de vie.
Vous hurlez au loup ,alors que vous avez profité de la largesse chiraquienne ,et de la naïveté de la population,vous avez trompé votre peuple pendant des décennies,et vous voulez nous faire croire que votre éternel combat pour le bien de la PF continue!!!Pathétique.
Vous savez ou trouver de la monnaie pour sauver le pays , mais ce n'est pas l'argent facile que vous avez connu qui nous sortira de ce gouffre ,mais un changement profond des mentalités,qui commence par une épuration totale de la classe politique actuelle.
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09/09/2010 à 14h52
"C'est pour nous punir" qu'il dit...
Mais bien sur. Parce que vous ne l'avez pas mérité, tous autant que vous êtes ?
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08/09/2010 à 18h47
ouais mais la différence avec la Calédonie c'est que nous n'avons rien pour être indépendant! la perle on a tellement tiré sur la corde que c'est fichu! le tourisme on en parle même pas! et en plus on est paumé en plein milieu du pacifique! je vois déjà l'avenir du pays ;D
pas bleu du tout, la seule chose que l'on sait faire a Tahiti c'est parler ,et encore parler, toujours parler ;D [b]pour ne rien dire et ne rien faire comme dab[/b]
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08/09/2010 à 17h59
étape 1 : les 3 ....sont d'accord pour baisser le nombre mais pas dans ces proportions
étape 2 : la PF a plus d'habitants que la NC...qui a 54 représentants.
étape 3 : il faut donc rester à 57 vu qu'on est + nombreux qu'en NC.
ridicule !
45 c'est encore trop ! pour le travail fourni ! et surtout vue la qualité !
57 - 39% = 34 ! revenons à 34 avec un seul représentant par archipels...ce qui tuera les girouettes qui sont majoritairement des iles. ah pas possible ?
45, c'est déjà un compromis, maintenant les voix de Tahiti et Moorea pèsent presque autant que celles des iles : un gros progrès !
quant au vieux lion maintenant qu'il ne peut plus saigner sa proie (la polynésie), il s'excite, il s'excite....mais attendons tranquillement ses derniers feux judiciaires : ........et on pourra enfin voter pour renouveler tout ce cirque !
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08/09/2010 à 14h56
Ce n'est pas parce qu'il y a plus de conseillers que le travail est mieux fait et que plus de dossiers sont traités. Par contre çà coûte beaucoup plus cher. 45 conseillers, c'est encore trop. La compétence des conseillers polynésiens a été prouvée depuis de trop nombreuses années. Stop.