Publié le jeudi 04 mars 2010 à 11H15
LOI MORIN. Les représentants doivent examiner aujourd’hui le projet de décret d’application de la loi d’indemnisation pour les victimes des essais nucléaires. Un avis défavorable devrait l’emporter.
L’ESSENTIEL
- Saisi par l’État pour donner son avis sur le projet de décret d’application de la loi Morin, le conseil des ministres a voulu élargir le débat à l’ensemble des représentants qui se penchent aujourd’hui sur le sujet
- Le gouvernement et la commission de la santé se sont déjà positionnés pour un avis défavorable
- Pas assez de maladies prises en compte, une zone géographique concernée restreinte et des oublis dans la loi sont les raisons qui motivent cet avis défavorable
Avis défavorable du gouvernement. Saisi par l’État, le conseil des ministres polynésien, même s’il est compétent en la matière, a souhaité élargir le débat à l’ensemble des formations politiques de l’assemblée. Pour autant, il s’est déjà positionné sur un avis défavorable. “On ne retrouve pas la démarche polynésienne”, a expliqué mercredi dernier Gaston Tong Sang, qui défend un élargissement de la zone géographique concernée par l’indemnisation et dénonce également des manques dans la liste des maladies reconnues comme liées aux essais et prises en charge par le décret. “Nous en avons obtenu dix-huit, il en manque encore trois,” déclarait alors le ministre de la Santé, Jules Ienfa : “Il s’agit du cancer du sein et de la thyroïde sans distinction, ainsi que des myélomes-lymphomes.”
Avis défavorable de la commission de la santé. Dans le rapport établi par la commission de la santé de l’assemblée, on peut lire : “Force est de constater que si la loi a été sensiblement améliorée et permettra à de nombreux malades d’être soutenus, le projet de décret n’apporte aucune avancée notable concernant la définition des zones géographiques et la liste des maladies prises en compte, et fait fi des préoccupations des élus polynésiens. Seules 18 maladies sont reconnues dans le projet de décret alors même que les États-Unis sont passés de 34 à 36 maladies prises en considération. De même, la définition des zones géographiques concernées ne tient pas compte de la réalité géographique et historique de la Polynésie française”. La commission liste également des dispositions qu’elle souhaiterait voir ajouter par le gouvernement au projet de décret comme l’inversement de la charge de la preuve, la représentation d’associations polynésiennes de victimes au sein de la commission de suivi, des délais allongés pour les expertises… Et pour conclure, l’avis défavorable est préconisé et il pourrait être voté à l’unanimité aujourd’hui.
CV
Caroline Vauchère






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Commentaires anonymes
08/03/2010 à 11h00
Les députés allemands demandent à la Grèce de vendre des îles désertes pour financer sa dette….que la France vende Moruroa pour financer sa dette nucléaire !
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06/03/2010 à 00h24
Tamahine, arrêtes de parler de toi !
Quant aux 150 tirs de Mururoa, il ne faut surtout pas en parler, ça pourrait faire fuir les touristes, dixit LSV !
C'est comme les images de l'après Oli, ou des favelas de Punaauia, ou encore les bidonvilles soit-disant quartiers sociaux qu'il ne faut surtout pas montrer : ça va faire fuir les touristes ! Au contraire, il faut montrer des plages au soleil, même si tout le monde sait qu'il pleut des cordes en polynésie... en somme, il faudrait faire de la publicité mensongère... mais on le fait déjà !
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05/03/2010 à 01h22
Le feuilleton « LOI MORIN » continu. Il reste deux épisodes : les seins et la thyroïde. Dans le liquide tout flotte en profondeur ou en surface. L’océan qui entoure Mururoa circule au gré des courants, tempêtes, dépressions ou tsunami. Si les maladies qui sont pointées du doigt proviennent systématiquement de Moruroa, peut-être que les autorités des gouvernements devraient obtenir satisfaction à bonne mesure. Mais il est temps d’arrêter les séries, parce qu’à force de « crier par-dessus les toits », nous faisons peur et éloignons les touristes s’ils pensent que la Polynésie est dangereuse à cause des 150 tirs de Mururoa. Il faut voir la population entière pour juger de la santé.
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04/03/2010 à 21h52
Il serait temps que les irradiés de la bombe française se rendent compte que tout ça n'est que du blabla inutile comme pour Oli, l'ITR et tout le reste. Le monarque et ses sbires sont des gens sans parole ni dignité; ils ne sont là que pour faire du cinéma, du baratin à coup d'états généraux à n'en plus finir histoire de gagner du temps sans rien faire de concret en dehors de se remplir leurs poches.