Publié le mardi 10 novembre 2009 à 11H22

Midi (gauche) : Les militants Tahoeraa Huiraatira vêtus de blanc ou d’orange commencent à se rassembler devant le monument aux Morts, avenue Pouvanaa a Oopa. Vers 13 heures, ils étaient près de 400 fidèles de Gaston Flosse rassemblés pour un culte oecuménique au cours duquel ils “ont prié et chanté pour le metua”. Le tout avec ferveur et surtout en gardant la foi “en celui qui est le seul à pouvoir diriger ce Pays”. 14h15 (centre) : Gaston Flosse arrive la main dans celle de sa compagne Pascale Haiti et entouré de ses avocats Mes Quinquis et Le Borgne qui ont préparé durant deux jours la défense du sénateur. 14h30 (droite) : Un salut, avant d’entrer dans le bureau des juges Stelmach et Redonnet, la troisième expérience du genre pour le sénateur.

14h30 (gauche) : Et pendant ce temps-là, les militants savent que le sénateur est en plein interrogatoire au tribunal. Ici, “Gaston Flosse en prison” est inimaginable, surtout pour les mama venues très nombreuses et fidèles depuis la première heure du parti au fe’i. Non sans tristesse, quelques-unes lâ-chent : “Ils ne peuvent pas le mettre en prison, c'est notre président, notre metua”.
15h00 (centre) : Les chants et prières continuent de résonner à deux pas du palais de justice. “Nous sommes ici pour prier pour notre metua Gaston Flosse aujourd'hui. Alors ne nous lassons pas de prier”, a exhorté Namoeata Bernardino de l’Église adventiste durant son intervention. L’Église catholique, sanito, mormone et protestante maohi étaient également présentes pour soutenir les militants.
16h00 (droite) : Le juge d’instruction Stelmach sort du tribunal, il vient de saisir le juge des libertés et de la détention via une ordonnance de six pages demandant le placement en détention provisoire de Gaston Flosse.

16h15 (gauche) : Le culte oecuménique prend fin. Les adhérents du parti orange prennent la direction du tribunal de Papeete pour un ultime soutien à “leur président”. Certains, visages tristes et pas très rassurés, veulent encore y croire. “Ce n'est pas possible. Et si c’est le cas, nous continuerons toujours à croire et à soutenir notre metua. Plus que jamais”.
15-19h (centre) : Une centaine de personnes est venue soutenir son metua dont une partie s’est autorisée au passage des propos d’une poésie peu académique insultant tout à la fois les policiers et ce qu’elle nomme “les blancs” lançant de très légers : “Ça pue le blanc”, “popa’a rentrés chez vous” ou encore l’indémodable “c’est la faute des journalistes blancs”. Et passées 18 heures, croyant à la sortie de Gaston Flosse, des parapluies et autres pareo ont tenté d’empêcher tout cliché de la scène, mais le sénateur est sorti de l'autre côté du tribunal.
18h (droite) : La juge des libertés et de la détention a rendu son délibéré, ce sera le placement en détention provisoire. C’est alors que les proches de Gaston Flosse sont autorisés à venir le voir avant son transport à Nuutania.

18h20 (gauche) : Gaston Flosse embarque dans une voiture banalisée garée à l’entrée principale du tribunal, direction le centre pénitencier de Nuutania.
19h15 (droite) : “Gaston Flosse président”… “Gaston Flosse président”… La famille Taoheraa n’y croit toujours pas, n’y croira jamais, leur metua ne peut être incarcéré et peine à quitter les lieux n’ayant pas vu le sénateur embarqué pour Nuutania. À Nuutania où il vient d’être incarcéré, des proches lui apportent des affaires de rechange.






