Vers un blocage de la CCISM

2 contributions

Publié le mardi 18 août 2009 à 09H54

ÉLECTION. Oscar Temaru a dit à Jules Changues et Gilles Yau : réglez votre problème entre vous. Il n'y aura donc pas de modifications de statut de la CCISM, ce qui fait peser un risque certain de blocage.

L’ESSENTIEL

  • La séance d'installation du nouveau bureau est toujours prévue le 28 août, mais les statuts donnent toujours l'opportunité au perdant des élections, Jules Changues, de bloquer l'institution
  • Jules Changues a bien confirmé le dépôt d'un recours devant le tribunal administratif pour seulement annuler les élections dans les deux collèges où il a perdu
Ça sera : débrouillez-vous entre vous ! C'est du Oscar Temaru. Le président du Pays a renvoyé hier Gilles Yau et Jules Changues dos à dos dans le conflit qui les oppose pour le graal de la présidence de la CCISM. Alors qu'une modification du statut de la CCISM était au programme du pré-conseil hier matin, en vue de débloquer la situation de la chambre, cette dernière n'a tout simplement pas été actée. L'article 18 qui devait subir la modification restera donc tel quel. Une situation inédite qui fait dire à Gilles Yau, vainqueur des élections le 26 mai dernier, que l'on s'avance “sûrement mais doucement vers un blocage de l'institution par ceux qui en assurent aujourd'hui l'expédition des affaires courantes”.

Jules Changues et Gilles Yau sont donc priés de s'entendre, mais comment faire quand le perdant, Jules Changues, jouant sur le vide juridique empêche l'élection du bureau qui désignera le président de la CCISM. La séance d'installation est pourtant toujours prévue le 28 août prochain. Mais le statut ici est clair. Dans son article 12, il prévoit que l'AG “élit pour quatre ans un bureau composé de huit membres parmi lesquels figurent obligatoirement deux représentants de chaque collège”. Jules Changues ayant gagné deux collèges, il peut très bien ne présenter aucun candidat et ainsi bloquer la mise en place du bureau et par ricochet la prise de fonction du président, qui au vu du résultat des élections devrait être Gilles Yau.

La proposition de Jules Changues d'établir une présidente tournante reste “inacceptable” pour Gilles Yau, “ce n'est pas du tout le respect du vote démocratique qui a eu lieu au mois de mai”, a-t-il expliqué. Et rappelons ce vote où le patron de la FGC raflait le 26 mai dernier les collèges du commerce (12 sièges) et de l’industrie (7 sièges) ce qui fait 19 sièges contre 17 pour Jules Changues qui, lui, peut compter sur les collèges des services et des métiers. Ce dernier ayant bien confirmé le dépôt d'un recours au tribunal administratif mais attention : juste pour annuler les élections dans les deux collèges où il a perdu. Encore une situation surréaliste comme les affectionnent tant les mauvais perdants en Polynésie française.

PL

Patrice Lafforgue
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Commentaires anonymes

19/08/2009 à 07h50

Le crime profite à qui ?
La brigade financière ne trouve pas ça bizarre ?
Il y a quand même un beau pactole de centimes additionnels et de taxes collectées redistribuées en aides ou subventions qui mériteraient une transparence totale ... avant le 28 août !

Commentaires anonymes

19/08/2009 à 04h41

Nième épisode de la saga Tahiti mafia où l'on voit les vieux débris s'accrocher désespérément à leur branche juteuse et où l'on constate une fois de plus l'inutilité d'un président fantoche, incapable de prendre la moindre décision...

Légal

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