Publié le mercredi 29 avril 2009 à 10H54
INVENTAIRE. Le ministère poursuit la consultation des professionnels de l'agriculture pour établir un plan d'action sur plusieurs années.
L’ESSENTIEL
- L'audit lancé par le ministre de l'Agriculture devrait déboucher sur des mesures au niveau des techniques de production mais surtout des filières de commercialisation
- Une étude de consommation avait mis le feu aux poudres agricoles la semaine dernière
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Frédéric Riveta a rassuré les agriculteurs en annonçant un moratoire sur cette étude
L’audit qu’avait lancé le ministre de l’Agriculture, Frédéric Riveta, immédiatement après sa prise de fonction, suit son cours. Après la filière “agrumes” et la filière avicole, hier c’était au tour des maraîchers d’être conviés à la présidence pour faire un état des lieux de leur secteur. L’objectif étant de lister les problématiques de chaque secteur afin d’établir une sorte de plan quinquennal qui fixerait pour chaque filière des objectifs de développement agricole, en mettant l’accent sur l’aspect technique, et des objectifs en matière de commercialisation, qui seraient réévalués chaque année.
Pour Frédéric Riveta, il s’agit de se “pencher sur tous les aspects, depuis la production jusqu’à l’importation en passant par la commercialisation, et nous devons nous professionnaliser, être capables de parler d’une seule voix.” Et la première nécessité est de collecter des informations fiables, notamment sur la production. Une étude TNS-Sofres sur la consommation mensuelle de fruits et légumes, dévoilée la semaine dernière en conseil des ministres (lire Les Nouvelles du 25 avril) pointe un sérieux déficit en matière d’identification des productions locales et rappelle l’urgence de l’organisation des filières agricoles. Le ministre a rassuré les agriculteurs ce matin, qui craignent que cette étude serve de prétexte à une hausse des importations. “Le ministre s’est engagé au niveau des quotas d’importation pour qu’il n’y est pas de surestimation sur la consommation et il y donc un moratoire effectif au niveau des chiffres qui avaient été proposés, s’est réjoui Françoise Henri du Syndicat des producteurs de fruits. Nous devons nous réunir pour les réévaluer avec prudence.” Et avec sérieux a demandé le ministre selon qui ce genre d’étude “décrédibilise” le secteur agricole auprès des circuits de commercialisation.
Aujourd’hui, une nouvelle réunion est programmée avec pour thème la lutte contre les pestes et les champignons avec entre autres objectifs, la diminution de l’usage des pesticides. Il serait également question de remettre en route avec le SDR (service de développement rural) un laboratoire d’analyse des productions polynésiennes.
CV
Caroline Vauchère







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Commentaires anonymes
29/04/2009 à 20h10
"Se pencher sur tous les aspects, depuis la production jusqu’à l’importation en passant par la commercialisation". Cette phrase du ministre de l'agriculture est révélatrice du mauvais choix de ses priorités. La commercialisation devrait être la première, en commençant par l'étude des débouchés offerts par le marché local.
Le premier devoir des organismes publics devrait être de permettre aux producteurs agricoles de connaître avec précision les besoins des Polynésiens. Le second de les aider à s'organiser pour les satisfaire.
LB
Commentaires anonymes
29/04/2009 à 14h30
Ce n'est pas "en plusieurs années" mais en siècles que les sols contaminés par l'excès de pesticides vont devenir aptes à une culture propre. Préparez vous à manger des légumes locaux !!