Publié le mardi 27 juillet 2010 à 10H23
PRÉVENTION. Le président du groupe UPLD à l'assemblée Jacqui Drollet souhaite déposer une proposition de loi du Pays pour interdire la publicité de l'alcool. Il a saisi l'Institut de la consommation sur cette question.
L’ESSENTIEL
- “Si la publicité était supprimée, on arriverait à passer nos messages de prévention et de modération”, indique Marie- Françoise Brugiroux, responsable du centre de consultations spécialisées en alcoologie et toxicomanie
- Dans trois mois, une proposition de loi du Pays pourrait voir le jour après que le texte a été confronté aux opinions des organismes de prévention contre l'alcool et les industriels
- En 2008, 47% des accidents de la route ont été provoqués par l'alcool
Une telle mesure est attendue depuis de nombreuses années par les organismes luttant contre l'alcool. “Cela permettrait de présenter l'alcool sous un autre volet que celui positif, comme quelque chose qui rapproche les gens et qui rend heureux. Les gens ici sont très réceptifs à ces images”, souligne Marie-Françoise Brugiroux, responsable du centre de consultations spécialisées en alcoologie et toxicomanie. En 2003, une étude menée par le centre de consultation en alcoologie a indiqué que 41% de la population de plus de 16 ans déclare avoir été ivre au moins une fois au cours des 12 derniers mois, alors qu'en France métropolitaine ce chiffre est à 14%. Les Polynésiennes sont cinq fois plus souvent positives au test de dépendance que les femmes métropolitaines. D'après cette étude, si la fête reste la principale raison invoquée pour boire, le besoin de lutter contre les angoisses et les problèmes est souvent évoqué chez les 16-19 ans. Les auteurs de l'étude avaient noté d'ailleurs un rajeunissement des conduites alcooliques et s'étaient inquiétés des difficultés à mettre en place un discours de prévention compte tenu de la représentation positive de l'alcool. “Un tiers de la population associe l’alcool à l’idée de bénéfice pour la santé”, selon l'étude.
Concernant la publicité de l'alcool, l'étude mettait en avant que “les publicités sur l’alcool sont attractives, dans le sens où elles incitent réellement une part non négligeable de la population à consommer de l’alcool. Les messages véhiculés par les publicités ne sont pas remis en cause par la population puisqu’elle ne détecte pas leurs caractères incitatifs”. En décembre dernier, le bulletin de l’Institut de veille sanitaire notait que “cette enquête montre également que, face aux publicités des producteurs locaux de bière qui associent à sa consommation une amélioration de l’esthétique corporelle et les notions de performance sportive ou de fête, un tiers de la population associe l’alcool à l’idée de bénéfice pour la santé. Des messages rappelant qu’une telle association est un leurre seraient sans doute efficaces. De même, une réglementation de la publicité sur l’alcool sur tous les supports permettrait certainement de corriger ces représentations erronées qui favorisent la consommation”. Marie-Françoise Brugiroux avance ainsi que “si la publicité était supprimée, on arrivera à passer nos messages de prévention et de modération. Ils seront plus entendus car ils ne seront pas pollués par toutes les publicités”.
MT
Entretien
Marie-Françoise Brugiroux, responsable du centre de consultations spécialisées en alcoologie et toxicomanie
Jacqui Drollet souhaite déposer une proposition de loi du Pays pour interdire la publicité de l'alcool. Qu'en pensez-vous ?
“On travaille dessus depuis deux ans avec un comité qui regroupe toutes les instances qui s'occupent des problèmes d'addiction. De fait, il a été demandé que toute la publicité directe soit interdite. Cela permettrait de présenter l'alcool sous un autre volet que celui positif, comme quelque chose qui rapproche les gens et qui rend heureux. Les gens ici sont très réceptifs à ces images.”
Quelle population est la plus touchée par ces publicités ?
“Les publicités sont faites pour la population jeune. Le danger c'est vraiment de présenter l'alcool sous une forme favorable. Ce n'est pas qu'il ne faut jamais boire, ce n'est pas ça le problème. Mais on l'a fait entrer dans la vie des jeunes comme quelque chose de normal. Or quand ils boivent, ils boivent beaucoup trop. On n'est pas sur une consommation conviviale : on échange un ou deux verres et ça nous permet de rigoler. On est bien dans le système de bringues, de boire beaucoup et de défonce. Quand on fait de la prévention, comme la prévention routière..., dès que passe une publicité sur l'alcool qui est bien faite ça nous casse tous les messages qu'on veut faire passer. Si la publicité était supprimée, on arriverait à passer nos messages de prévention et de modération. Ils seront plus entendus car ils ne seront pas pollués par toutes les publicités.”
Pensez-vous que cette proposition de loi du Pays se heurtera aux lobbys des vendeurs d'alcool ?
“Il faudra de l'énergie pour la faire passer. Mais rien que quelqu'un de l'assemblée veuille proposer une telle loi montre bien que quelque part les mentalités évoluent et que petit à petit les gens l'entendent. Ça fait quand même deux ans qu'on essaie d'obtenir que le texte passe. En ce moment, le texte doit être aux mains du service des Affaires administratives qui doit le rédiger.”
Propos recueillis par MT
Publicité encadrée en métropole
En métropole, c'est la loi Evin qui encadre la publicité de l'alcool. La loi votée en 1991, avant l'apparition d'internet, n'évoquait pas ce média. L'Assemblée nationale a donc autorisé en mars dernier, pour la première fois officiellement en France, la publicité en faveur de l'alcool sur internet, avec des restrictions. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot avait alors évoqué une “ouverture contrôlée et encadrée”. Elle avait ainsi donné son feu vert à un amendement UMP qui autorisait la publicité pour l'alcool sur internet, avec des restrictions concernant notamment les sites “principalement destinés à la jeunesse”. La restriction vise aussi des services en ligne “édités par des associations, sociétés et fédérations sportives ou des ligues professionnelles”.
La publicité de l'alcool est donc limitée en métropole. Elle est autorisée exclusivement dans la presse écrite (sauf publications à destination de la jeunesse) et par voies radiophoniques (dans les tranches horaires déterminées). Les affiches et enseignes ne peuvent être présentes que dans les zones de production d’alcool, et les affichettes uniquement dans les lieux de vente à caractère spécialisé. La publicité pour l’alcool est autorisée sous forme d'envoi, dans les fêtes et les foires et dans les musées, universités, stages et confréries à caractère oenologique.








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Commentaires anonymes
31/07/2010 à 10h10
C'est bizarre tout de même que la consommation excessive
chez les jeunes du monde entier augmente avec la restriction
de la publicité sur la consommation d'alcool.
C'est bizarre comme ces campagnes contre l'alcool
donnent envie plus à nos jeunes de se retrouver
dans un coma éthylique!!!!!:'(
C'est bizarre comme nous nous retrouvons complètement désarmés
face à une société qui nous renvoie une image
complètement déformée et insquintée par des ZELUX HORS REALITES.
Mea ma,toutes ces campagnes de sensibilisation de toute sorte
ne remplaceront jamais l'éducation basée sur l'amour
que nous réclament nos enfants et surtout nos jeunes
qui représentent aujourd'hui une bombe à retardement
face à des représentants qui continuent à se fichent
de la tête de tout le monde.
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31/07/2010 à 04h45
Il y a deux alcools, vins et bières, qui font parties de la vie quotidienne à table ou en pauses…. Leur publicité se limite à leur prix et qualité. L’éducation sur la manière de les consommer est plus importante que les interdits. Pour les autres boissons alcoolisées (fortes ou dures) la meilleure dissuasion est de les taxer fortement, sauf les autres qui font parti des préparations culinaires. L’alcoolémie est un gros problème pour une personne dépendante et pour son entourage qui en souffre devant l’impuissance de la raisonner pour venir à son aide. La prévention par l’éducation « comment savoir boire », avec lenteur comme une dégustation et non goulument avec rapidité (comme une personne qui n’a pas bu depuis trois jours) ou crainte de ne plus avoir à boire (au prix que cela coût, cela devrait plus tôt faire réfléchir)… et se décider à s’arrêter au bon moment (limite ou le foie ne supportera plus et cela fini par du vomit, quel gaspillage après un bon festin). Les troubles de comportements se dénotent aussi de cette manière (avoir de la contenance, remplir le vide en soi, vaincre la peur ou timidité, boire et fumer). Redonner confiance et éduquer dès le plus jeune âge à l’adolescence. Après c’est trop tard. Ces soucis mènent jusqu’au suicide (par la drogue, l’alcool, les accidents de la route et autres). Quand aux accidents de la route, à cause du taux d’alcoolémie qui a le « dos rond » parce qu’on lui mettra toutes les fautes des accidents de la route sur le dos, des conducteurs, le fait qu’ils ne sont pas sous l’emprise de l’alcool, ne seront pas condamnés. Autrement-dit, ils pourraient écraser à 100 KMH, faire toutes les fautes du code de la route, mais comme ils n’ont pas un taux élevé d’alcoolémie, ils ne seront pas inquiétés et n’auront pas à se justifier parce que les autres ont un taux d’alcoolémie élevé et qu’ils auraient dû se trouver sur une autre planète plus tôt que sur les passages des chauffards. Autrement-dit, « Fermer les yeux sur les fautes du code de la route des tiers qui n’ont pas (ou parce qu’ils n’ont pas) un taux élevé d’alcoolémie » et ne se baser que sur le « Taux d’alcoolémie élevé des autres tierces » (avec ou sans faute supplémentaire du code de la route) parce que leur présence est un tort. Quand à la publicité comme le « Happy hour » boire après le travail ou en début de week-end, il y a des propositions comme « Manger des coupes de glaces ». Personne ne serait d’accord… Sans encourager à l’alcoolisme, il faut de l’éducation pour la maîtrise de soi, connaître ses limites, face à l’alcool ami et ennemi. Actuellement les publicités sont bien encadrées, mais il ne faut pas pousser à la consommation irréfléchie. Mr Jacqui DROLLET devrait se pencher sur les distributions d’eau fraîche gratuite... Même les SDF ne savent où aller boire (lieux publics et marché fermés le soir ou jours fériés). Ils ont besoin d’un abri (ex.) près du poste de Police du marché à la place du parking. Trois SDF sont décédés pendant la période du dernier cyclone en ville (à cause de leur âge). En tout cas, les lundis matins, on remarquera les séquelles et traces sur les bords des routes laissés par des voitures accidentés pendant les week-ends. Que de familles en pleures pour ces jeunes qui disparaissent sur les routes, alors que nous sommes destinés à mourir dans un lit comme nos vieux d’autrefois. Bon courage pour trouver des solutions.
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28/07/2010 à 21h36
Et puis une bonne biere bien glacee un samedi apres midi apres la debroussailleuse n'a jamais tue qui que ce soit
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28/07/2010 à 14h39
A quoi cela servira t-il ???
allez voir dans sa commune hitia o te ra ... ca picolle comme pas possible et sans avoir la pub ...
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28/07/2010 à 12h21
Mr drollet(on dit drole de lait) une fois de plus parle pour rien dire,veut nous faire croire qu'il travaille,c'est le reflet meme d'une opposition sans idee,qui erre sans but,qui en un mot fait du n'importe quoi,pourvu qu'ils se fassent entendre,meme si parfois cela tourne au ridicule,ne dit on pas pas que le ridicule ne tue pas(heureusement il n'y aurait plus de DROLLET,TEMEHARO,GEROS).A croire que pour mr drollet l'economie du territoire et son redressement n'est pas sa preocupation principale,en s'en souviendra aux moment des elections.
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28/07/2010 à 11h15
Contrairement au titre, ce n'est pas Jacquouille qui a eu l'idée de cette loi, mais bien le comité de consultation regroupant les religions, gendarmerie, santé, etc...
Par contre, ce que Jacquouille peut faire c'est de voter une loi qui augmentera les taxes sur les alcools. Faut être réaliste, l'alcool, on peut tous s'en passer.
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28/07/2010 à 10h49
Notre ministre barbu souhaite sans doute transformer notre pays en un petit émirat insulaire du Pacifique, en effaçant toute trace d'alcool impur.... Ca doit être pour attirer des touristes afghans ou des nomades d'Al Qaida... On voit déjà le débouché induit pour nos mamas artisanes: la confection de tchadors en tifaifai pour couvrir les formes des vahine touristes musulmanes ! Après la géniale "invest in your love", notre Jacky accouche encore d'une idée géniale... et encore une fois démagogique.
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27/07/2010 à 17h26
L'eau férijackineuse ... oui !
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27/07/2010 à 16h47
Voilà encore une idée qui ne sert à rien ... encore une idée à la "invest in your love".
Que M. Drollet se met à la place de n'importe qui de base, est-ce que franchement qu'il s'est déjà dit un jour qu'il va se torcher la gueule rien qu'en voyant un des très rares pubs dans les journaux ou magazines tout aussi rarement lus ?
Que M. DROLLET contribue plus activement au redressement du pays, ou mieux, arrêter simplement d'agir et de mettre les bâtons dans les roues de ceux, tout aussi rares, dans le gouvernement qui ont une idée.