Synthèse sous pression

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Publié le jeudi 03 septembre 2009 à 09H09

ATELIER 3. La 1ère réunion de synthèse de l'atelier 3 a eu lieu mardi soir et laisse entrevoir que les conclusions seront difficiles à imposer.

L’ESSENTIEL

  • Le poids des groupes de pression s'est ressenti dans le déroulement de la première synthèse de l'atelier 3
  • Une grande solidarité entre tous les responsables des sept ateliers serait nécessaire pour faire entendre leurs conclusions
  • Beaucoup militent déjà pour la création d'un organe indépendant chargé de suivre la mise en oeuvre des décisions inscrites dans la synthèse des états généraux
Atmosphère très étrange, mardi soir, dans cette réunion destinée à la validation des travaux de réflexion des trois premiers sousgroupes sur les six que comportait l’atelier 3 consacré “au renforcement de la contribution des productions locales au développement économique et à la promotion d’un développement endogène au bénéfice des Polynésiens”. Tout d’abord, la faible participation était frappante comparée aux assemblées de 30 à 40 personnes que cet atelier a eu l’habitude de réunir tout au long du mois d’août. Il n’y avait qu’une petite dizaine de personnes et il paraîtrait que les inscrits habituels avaient déjà tous donné leur aval au document qui a été remis à l’entrée.

Plus inquiétant, le manque de connaissance des intervenants du jour sur les réflexions déjà entamées, mais aussi des compte rendus qui en avaient été faits. À croire qu’ils débarquaient là pour la première fois ! Mais à y regarder de plus près, tous ces gens représentaient –officiellement ou non– des groupes de pression normalement bien informés : perliculture, pêche, agriculture, commerce extérieur, etc. Espérons que la seconde réunion de synthèse qui se tiendra mardi prochain ne sera pas du même acabit. Enfin, pour accentuer encore l’étrangeté de l’atmosphère, les discussions ont longtemps tourné autour de “toujours plus de protectionnisme” mais aussi “toujours plus de soutien de l’État” pour assurer notre “indépendance alimentaire et énergétique” sans que les contradictions ne soient soulignées par qui que ce soit ! Bref ! On voudrait saboter le travail accompli par des dizaines et des dizaines de pauvres volontaires à la réflexion et à la discussion, qu’on ne s’y prendrait pas autrement ! Christophe Serra-Mallol, interrogé sur ce point, reste confiant quant à la capacité des responsables d’ateliers de bâtir une synthèse collective dynamique, même si des contradictions apparentes semblent encore exister entre les travaux des uns et des autres, et il croit fermement à la capacité de tous de faire valoir leurs conclusions et de se battre pour qu’elles ne soient pas torpillées par les divers groupes de pression, quels qu’ils soient.

MZS

Marie-Hélène Zanni
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Commentaires anonymes

04/09/2009 à 13h27

Pour vous rassurer, lisez l'éditorial d'Alex du Prel dans le numéro de septembre de Tahiti Pacifique Magazine ...

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