Publié le mardi 26 janvier 2010 à 10H42
CIDO. À la veille de l'ouverture du forum étudiants-entreprises, nous sommes allés voir comment fonctionne le Centre d'information, de documentation et d'orientation et son bureau de l'insertion. Entretien avec sa responsable Marguerite Melec-Goursaud.
L’ESSENTIEL
- Le Cido a pour objectif d’aider les étudiants à s’insérer dans la vie active
- Le Centre d’information, de documentation et d’orientation conseille les étudiants pour leurs stages en entreprise
- Le forum étudiants-entreprises facilite les rencontres avec les chefs d’entreprise
Quelles sont les missions du Cido et du bureau de l'insertion ?
“Cido signifie Centre d'information, de documentation et d'orientation. Mais depuis la loi d'août 2007 de Valérie Pécresse, nous avons aussi une mission d'insertion : nous devons apporter aux étudiants une aide à l'insertion vers leur premier emploi. Cette mission inclut la gestion des stages, des conventions avec les entreprises. Les stages sont importants pour les étudiants : c'est souvent la première occasion de tester des connaissances théoriques sur le terrain. Sinon, on peut aller jusqu'en troisième année de licence sans avoir travaillé dans une entreprise.”
Dans quelles filières de l'université les stages sont-ils obligatoires ?
“Pour les licences économie option gestion, SVT et LEA, le stage est obligatoire et doit durer un mois durant la troisième année de licence sinon l'étudiant ne valide pas son diplôme. Mais nous le conseillons dès la deuxième année de licence. Le stage en entreprise est obligatoire pour les masters (droit et comptabilité-contrôle-audit). Pour l'année 2008-2009, 200 conventions de stages obligatoires et 50 conventions de stages facultatifs ont été signées à l'UPF.”
Il y a aussi un module d'enseignement professionnalisant pour les futurs professeurs…
“C'est une UECG (unité d'enseignement de culture générale) des métiers de l'enseignement qui existe pour la deuxième année. Elle est ouverte à toutes les filières dès la première année et elle permet aux étudiants de découvrir la profession d'enseignant. Nous imposons à ceux qui la choisissent quatre demi-journées de stages dans un établissement scolaire. Ça permet à ceux qui veulent devenir professeur de savoir si ce métier leur plaît vraiment. Nous avons 107 inscrits cette année.”
Comment aidez-vous les étudiants à trouver un stage ?
“Nous leur apprenons à rédiger un CV, pour qu'ils définissent leurs connaissances, leurs expériences, leurs savoirfaire, etc. Nous leur conseillons de se renseigner sur l'entreprise qu'ils veulent viser. Et de se mettre en valeur pour donner envie aux recruteurs de lire le CV…Il y a aussi une conseillère d'orientation qui vient une demi-journée par semaine pour les aider à définir un projet professionnel. Comme elle est psychologue, elle s'attache plus aux aspirations personnelles des jeunes étudiants.”
Vous occupez-vous aussi de rechercher l'entreprise pour les stages des étudiants ?
“Nous avons un carnet d'adresses. Quand un étudiant a envie de travailler dans un domaine, nous lui conseillons une entreprise, voire un service, voire le contact direct d'une personne. Mais après, c'est à lui de contacter l'entreprise. On ne fait jamais le travail à leur place. Ce serait trop facile.”
Quelle proportion d'étudiants a besoin de votre aide ?
“La majorité des étudiants a besoin d'aide. C'est normal. Personne ne les a aidés au lycée. Mais l'année dernière, tous ceux qui avaient un stage obligatoire à faire en ont trouvé un. Parfois à la dernière minute, mais ils l'ont trouvé.”
Que change le forum étudiants-entreprises depuis quatre ans ?
“Souvent, les étudiants sont très timides et n'osent pas aller vers les entreprises. Avec le forum, ce sont les entreprises qui viennent sur place, ce qui leur permet de rencontrer les chefs d'entreprise, de déposer des CV… Et les étudiants peuvent plus facilement contacter plusieurs entreprises d'un même domaine en une seule journée.”
Benoît Buquet
PRATIQUE
Conseils du Cido pour rédiger un CV et une lettre de motivation
- Analyser ses propres expériences (stages, petits boulots, bénévolat, loisirs, etc) pour en extraire : les connaissances, les savoirfaire, les ‘savoir être’. Ne pas se contenter d'écrire “caissière à Carrefour”, mais souligner aussi “encaissement, rangement des articles, bilan de caisse, accueil du public, anglais”.
- S'informer sérieusement sur l'entreprise et le poste de travail visé pour le stage (ou l'emploi). Mettre en relief ses caractéristiques qui répondent le plus aux exigences de l'entreprise ou du service concerné. Le CV sera différent d'une entreprise à l'autre, voire d'un service à l'autre, selon les compétences attendues par le recruteur.
- Présenter tout cela clairement (titre, mots-clés en relief) en facilitant les préoccupations concrètes du destinataire. Isoler une accroche originale et percutante pour retenir l'attention du recruteur : “expérience en laboratoire d'analyses médicales”… Même un étudiant sans aucune expérience professionnelle peut trouver une accroche percutante : “L3 communication cherche un stage marketing”.
- Rester soi-même, sincère et authentique. Éviter absolument les copier-coller tirés des livres ou des sites Internet qui fournissent des modèles stéréotypés.
- La lettre de motivation doit être personnalisée, adressée à un service, voire une personne si cela est possible. Elle doit être courte et, comme le CV, répondre aux préoccupations concrètes de l'entreprise visée. Le recruteur doit sentir que la lettre lui est adressée, à lui seul et non pas à l'identique à tous les concurrents du territoire.








Les dernières contributions
Commentaires anonymes
27/01/2010 à 09h14
N'avons nous aucun polynésiens compétents pour ces fonctions ?
Ne vaut-il pas mieux embaucher local pour de telles fonctions ?