Riveta ne réformera pas le SDR

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Publié le jeudi 26 février 2009 à 10H31

AGRICULTURE. Frédéric Riveta, qui vient de retrouver son costume de ministre de l’Agriculture, était mardi au service du Développement rural (SDR) où il s’est entretenu avec les chefs de département. La CTC juge ce service “lourd et inadapté”, mais pour le ministre “ce qui (lui) manque, c’est de l’information”.

Le service du Développement rural (SDR) a été sévèrement épinglé par la CTC dans son rapport sur la politique agricole du Pays des dix dernières années rendu public fin novembre 2008. Allez-vous réformer ce service ?

“Je vais vous dire une chose. Je n’ai pas voulu répondre aux accusations des juges de la cour des comptes. On a toujours dit que j’avais donné plus d’aides aux Australes, mon archipel de prédilection. Il faut savoir qu’à Tubuai, Rurutu et Rimatara, on plante beaucoup de pommes de terre, plus de 200 personnes vivent de cela. Dans un arrêté pris en 2000, pas par moi puisque je suis devenu ministre en 2001, il y avait des dispositions que l’on appelle des primes incitatives, pour donner aux planteurs de pommes de terre. On a donné des subventions à ces agriculteurs à hauteur de 3 000 Fcfp, 21 000 Fcfp… C’est là que l’on a dit que 360 dossiers avaient été constitués et le ministre avait donné. Mais non, ces dispositifs étaient dans l’arrêté de 2000. (…)”

Mais la chambre territoriale des comptes regrettait surtout “des effectifs pléthoriques et inadaptés aux missions de soutien au développement agricole”, soit près de 450 agents, ainsi qu’“une organisation dépassée” et plus généralement aucune visibilité dans les actions du SDR. Allez-vous alors le réorganiser en tenant compte de ces constations ?

“C’est vrai qu’il n’y a pas de visibilité dans les actions. Il faut médiatiser, informer. Ce qu’il manque à ce service, c’est de l’information. Nous avons réussi pas mal de programmes, notamment au niveau de la lutte biologique. C’est grâce aux actions du service du Développement rural que nous n’avons plus de mouches pisseuses. On voit apparaître maintenant des fruits sur les étagères aux bords des routes piqués par la mouche des fruits et nous sommes en train de réussir le programme contre la mouche des fruits. Si nous avons des champs d’ananas à Moorea, c’est grâce au travail du SDR.”

Un audit : “Ce n’est peut-être pas le bon mot”

450 agents, ce n’est donc pas trop selon vous…

“C’est l’héritage que nous avons. Je continue l’action que j’ai poursuivie depuis le début de l’année 2004 en espérant regrouper d’un côté les services de contrôle et de l’autre, le service du développement à part. Le dossier va être soumis dans les mois à venir en conseil des ministres. Je vais aussi mettre en place la charte de l’agriculture, comme il y existe la charte de l’éducation. C’est un dossier que je vais soumettre à l’assemblée pour que l’on ait une meilleure visibilité dans les actions que nous allons mener. Cela permettra aussi de mesurer les actions que nous avons fixées et de les évaluer tout au long de l’année, une chose qui n’a jamais été faite. Cela va être plus clair pour les agriculteurs puisqu’ils connaîtront les orientations et ils seront bien sûr associés à cette charte.”

Vous avez récemment indiqué vouloir lancer un audit pour faire un état des lieux du secteur agricole. Quand allez-vous lancer ce chantier ?

“Je crois que l’on a mal compris mes propos. Je veux faire un audit sur les programmes réalisés par l’ancien ministère afin de les continuer. Ce n’était pas du tout l’audit de l’ensemble du secteur. Par ailleurs, je sais déjà ce que je veux faire, je connais la maison. Je souhaite d’abord relancer, dans le cadre d’un plan quinquennal, la régénération des cocoteraies aux Tuamotu, aux Marquises, aux Australes, aux îles Sous-le-Vent, puis mettre en place un plan de relance de la vanille un peu partout en Polynésie française. Quand j’ai parlé de l’audit, c’était pour faire le point et ce n’est peut-être pas le bon mot. Par ailleurs, je compte pallier le coût du fret des bateaux pour acheminer tous nos produits agricoles. Mon équipe travaille dessus. On parle aujourd’hui beaucoup de la continuité territoriale. Nous avons des spécialistes qui vont chiffrer les quantités de produits venant des archipels. À partir de là, nous allons établir un programme et légiférer à l’assemblée les produits végétaux que nous allons soutenir pour le fret et les organismes qui vont être bénéficiaires de ces moyens. Je viens de recruter des spécialistes en marketing. Je voudrais aussi réorganiser la commercialisation à l’intérieur du Pays des produits végétaux. Un marché de gros pourrait être mis en place pour les exportations. J’ai recruté une pointure qui pourra m’apporter son expérience.”

Propos recueillis par FR

CE QUE DIT LA CTC

  • “Le service de Développement rural (SDR) s’est révélé lourd et inadapté”
  • “Une organisation dépassée”
  • Des effectifs “pléthoriques et inadaptés aux missions de soutien au développement agricole” (le service concentre près de 450 agents)
  • Selon la CTC, le SDR souffre aussi d’un manque de qualification (faute “d’une formation continue adéquate”) et de cadres qualifiés (26 agents) ? “Une gestion n’anticipant pas sur les besoins à satisfaire” et qui “a accentué l’obsolescence naturelle des moyens mis à disposition du service”
  • La gestion du parc immobilier apparaît “tout autant négligée”
  • La CTC conclut : “La modernisation des structures et du fonctionnement du SDR est urgente”
Sources : rapport de la CTC de fin novembre 2008 sur la politique agricole du Pays des dix dernières années

Florence Richard
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Commentaires anonymes

19/03/2009 à 09h42

ce que j'aime chez certains, ils sont très fort pour critiquer ceux qui travaillent mais au fond ils ne sont pas mieux placer pour trouver des solutions.
Monsieur RIVETA, depuis 2001, a apporté des changements énormes au sein du SDR et même du contrôle phytosanitaire. Mais ce n'est pas de sa faute s'il y a toujours des gens qui n'exécutent pas correctement les directives, et ce n'est pas en courant à chaque fois derrière eux que tout les problèmes auront des solutions. Il n'a pas une multitude de bras, je vous précise. Il a une équipe qui travaille d'arrache pied pour que la machine refonctionne, contrairement à d'autres ministères qui termine aux heures prévues, c'est le seul ministère où je vois encore de la lumière vers 22h00.
Et je ne dis pas le contraire pour l'ancien ministre qui ose dire que c'est lui qui a tout mis en place. Mais en y regardant de plus près, je me souviens avoir entendu dans les couloir de la présidence de GTS que monsieur Fernand ROOMATAAROA était un inccapable dans l'agriculture et que les agriculteurs ne voulaient plus de lui en tant que ministre. Et puis Son PROPRE frère, Jako, ce n'est vraiment pas une perle avec les agriculteurs. Il est payé à ne rien faire mais c'est quand même du bon travail pour ce qu'il a à la fin du mois.
On dit que l'ancien gouvernement travaillait bien et bien dîtes moi pourquoi je ne vois rien que des dettes un peu partout et biensur pourquoi nous polynésiens on doit baisser notre tête devant SARKOZY, comme GTS le fait, alors que la France a bien profiter de nous pour faire leur essaies nucléaires? ON NOUS DOIT DU RESPECT !!!!!

Commentaires anonymes

27/02/2009 à 12h05

Riveta a tellement été ministre de l'agriculture pendant longtemps qu'il ne critiquera jamais l'héritage de son immobilisme. 450 emplyés au SDR??? Allez un peu dans le service et dite moi si y' au moins 50 personnes présentes!!!!
Le SDR devrait être appelé Service de Desertification Rurale tellement son action est inéxistante!!!
Hormis quelques rares ingénieurs encore motivés (on ne sait pas comment!!!), une grande proportion des 450 employés profites de leur temps de travail pour arrondir leur fin de mois, rester à la maison sans rendre aucun compte, ou glander à la vue de tous (controle phyto à laéroport !!!)...
Il n'y a eu aucun rencesement agricole depuis plus de 10 ans!!! Le secteur de l'élevage est en crise. Il y a quelques mois les syndicats se plaignaient encore!
Les contrôles sanitaires de l'utilisation de pesticide sont des promesses jamais tenues.

Pour résumer, le seul secteur agricole qui s'en sort est la culture du pakalolo!!!! Et la culture des gros bobards politiques!

Commentaires anonymes

27/02/2009 à 11h38

je voudrais bien savoir quelle est cette pointure et s'il veut faire un audit des actions du ministère précédent et bien il va rigoler car il n'y avait aucune orientation à part un marché de gros mais ce n'était seulement que pour nommer l'ancien dir cab comme PDG de ce marché de gros il ferait mieux de faire un audit des disques durs des ordinateurs de l'ancien ministère et il verra que sur un des ordinateurs un employé se permettait d'émettre des billets d'avion de certaines personnes extérieures que cette personne travaillait pour le compte d'une agence de la place et jusqu'au dernier jour il émettait des billets d'avion
alors le jour il y aura un qui travaillera vraiment pour le peuple vous me prévenez

Légal

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