Publié le jeudi 20 août 2009 à 09H23
ONDES. Depuis le mois dernier, Radio Bleue n'émet plus. La dernière fréquence a été suspendue après que le tribunal de première instance a prononcé en mai dernier la liquidation judiciaire de l'APIP, l’association qui gérait la radio.
L’ESSENTIEL
- La mise en liquidation de l'APIP a entraîné la cessation de toute activité de la radio
- Une association qui “regroupe des amoureux de Radio Bleue” souhaiterait recréer une radio, selon le maire de Mahina
Depuis 2008, l'association avait des problèmes financiers. “Au lieu de toucher 35 millions de subventions comme en 2007, nous avons touché uniquement 16 millions en 2008”, expliquait il y a un an Joinville Pomare, alors président du conseil d'administration de la radio. Le salaire des employés avait alors été divisé par deux. Peu après, trois des sept salariés étaient licenciés sans indemnités.
Le souffle de la radio s'est coupé au début de l'année lors de la mise sous tutelle de la commune de Mahina. Alors que celle-ci avait inscrit 19,3 millions de subventions pour l'APIP, la CTC avait indiqué en mars dans son rapport que “la commune ne devait plus lui verser de subventions dès lors qu’elle est dans l’impossibilité de présenter des comptes”. Or, l'association n'a pas présenté son bilan financier de 2008. Sans subvention, la radio ne pouvait donc plus fonctionner. Nous n'avons pu joindre hier Joinville Pomare et l'interroger sur sa démission au début de l'année de son poste de président de conseil d'administration et directeur de la radio.
La mise en liquidation de l'APIP a entraîné la cessation de toute activité. Le liquidateur judiciaire nommé a donc ouvert la procédure de licenciements pour motifs économiques. Au total, le montant des salaires impayés s'élèveraient à plus de “20 millions de Fcfp” selon Jean-Paul Cere, ancien rédacteur en chef de Radio Bleue. Les anciens salariés ont reçu un chèque en acompte des salaires dûs. Le reste sera payable “en priorité dans la mesure des fonds disponibles, en fonction des actifs qui seront liquidés”, a précisé le liquidateur judiciaire dans un courrier aux salariés. Les actifs de la radio devraient donc être vendus après l'autorisation du juge commissaire dans le cadre d'une vente aux enchères. Mais les salariés devront certainement faire une croix sur ces salaires dûs. En effet, il n'existe pas en Polynésie de garantie des salaires. Les anciens salariés sont aujourd’hui dans le flou. “Personne n’est capable de nous dire si une radio va réouvrir, si nous serons employés ou si une indemnité de licenciement nous sera versée”, déplore Jean-Paul Cere.
Du côté de la mairie, le tavana souligne que le problème du non-paiement des anciens salariés “regarde l'association”. “L'as-sociation a été défaillante. C'est comme toutes les autres associations mal gérées, cela aboutit à ça”, constate Joël Buillard. “On a toujours voulu sauvegarder cet outil pour nos besoins de communication. Il faut revoir toute la copie de A à Z. Une association est dans les rangs pour faire une nouvelle radio. Elle regroupe des amoureux de Radio Bleue.”
MT
RADIO TEFANA
Les 15 salariés attendent toujours leur paye Samedi dernier, le bilan moral et financier de l'année 2008 a enfin été approuvé en assemblée générale. Sans cette approbation, l'association Te Teo Tefana ne pouvait pas toucher la subvention de la mairie de Faa'a. Cette assemblée générale était attendue des salariés qui n'avaient toujours pas touché leur salaire du mois de juillet. Alors que tout devrait rentrer dans l'ordre cette semaine selon le président du conseil d'administration Vito Maamaatuaiahutapu. Pourtant contacté hier, l'un des salariés a confié que les salaires n'étaient toujours pas tombés. Le président du conseil d'administration a reconnu la semaine dernière que la radio avait un déficit de 9 millions de Fcfp. Selon lui, il s'agissait “de factures qui ne sont pas arrivées”. Mais le pire pourrait être à venir. Les prévisions pour 2009 annoncent un déficit entre 20 et 30 millions de Fcfp pour un budget annuel de 78 millions de Fcfp.
RADIO MAOHI
De retour sur les ondes Depuis le 7 mai dernier, Radio Maohi émet de nouveau. “C'est la victoire de la démocratie”, pouvait- on lire sur le blog de Gaston Flosse quelques jours après. La radio orange avait cessé d'émettre après les élections municipales de mars 2008, quand Édouard Fritch avait perdu la mairie de Pirae. Une des premières mesures de la nouvelle mairesse Béatrice Vernaudon avait été de couper les robinets de la radio partisane et de l'expulser des locaux municipaux qu'elle occupait. Depuis Radio Maohi émet sur les hauteurs du Taharaa grâce à la générosité des militants.








Les dernières contributions
Commentaires anonymes
21/08/2009 à 10h44
Comment fait la radio-propagande du Tavini (Radio Tefana "la radio-active") ?
Financement par la mairie ! et hop ! peinards ! 78 000 000 fcp/an, cela fait très cher, et pas mal de salles de classe en moins pour la commune, ou d'autres besoins sociaux, envolés sur les ondes ...
"liquidation de l'APIP" il y a des calembours à éviter, sacré journaliste que ce MT! mdr
Commentaires anonymes
21/08/2009 à 02h33
et toutes les autres radio crées pour faire de la propagande, ou en sont elles, Radio Bora Bora et les autres..