Publié le samedi 07 mars 2009 à 09H50
GRÈVE. Le conflit social à la mairie de Papeete s’enlise. Chacun campe sur ses positions et aucune négociation n’est prévue.
Ça ne bouge pas. À la mairie de Papeete, le conflit opposant la majeure partie de la police municipale à la municipalité s’enlise. Depuis mercredi matin, aucune négociation n’a eu lieu entre les deux parties. Chacun campe sur ses positions. “Nous ne sommes pas d’accord principalement avec la mise en place des nouveaux horaires de travail de la brigade d’intervention. Le maire adjoint chargé de la sécurité et de la police municipale, Jean-Claude Clark, nous dit que ces plannings ont été signés par les délégués du personnel. Or je n’ai jamais rien signé. Qu’il me présente des preuves”, s’est insurgé le délégué du personnel, Albert Tetohu. Il n’y a donc aucune avancée. La CSTP/FO qui soutient le mouvement social a fait état de sa volonté de déposer une plainte à l’encontre de la mairie hier pour “entrave à la liberté syndicale”. Toutefois aucune plainte n’était déposée hier. “Nous voulons encore leur donner une chance de s’asseoir autour d’une table avec nous. Nous laissons parler la sagesse avant. Ensuite dès lundi, s’il n’y a toujours pas de nouvelles ou d’approches du côté de la mairie nous aviserons”, a expliqué Mahinui Temarii de la CSTP/FO.
Les policiers de la brigade d’intervention poursuivent leur grève illimitée. Contrairement à une autre partie de la police qui, elle, a des horaires de travail administratifs. “Ils ne sont pas touchés par le changement des heures de roulement comme nous. Pour l’instant, ils continuent donc à travailler. Ensuite, en fonction de l’évolution de la situation, nous suivrons les instructions de la confédération syndicale au cas où il faudrait durcir le mouvement”, a lâché Albert Tetohu. Les agents de la commune sont en grève depuis mercredi matin. Au total, le préavis compte 17 points de revendications comme la revalorisation des heures de travail, la réorganisation du service de la police municipale, l’instauration d’une prime liée à la verbalisation ou encore le maintien de la prime de risque pendant les jours de congés.
JH
Jenny Hunter






