Publié le jeudi 18 décembre 2008 à 10H00
NUCLÉAIRE. C'est un pool d'associations, armé de revendications, qui se rendra lundi au ministère de la Défense. Parmi elles, Moruroa e Tatou qui "normalement" sera du voyage et qui, malgré le retrait du "seuil" dans le nouveau projet de loi sur l'indemnisation des victimes des essais nucléaires, entend bien faire avancer d'autres points, comme la liste des maladies.
L’ESSENTIEL
- L'Aven annonce qu'un pool d'associations se rendra bien au ministère de la Défense lundi afin de faire valoir leurs revendications concernant le projet de loi relatif à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires
- Moruroa e Tatou qui sera "normalement" du voyage entend bien revendiquer un élargissement de la liste des maladies et demander l'inscription du principe de présomption
L'Association des vétérans des essais nucléaires (Aven) déclare dans un communiqué qu'un pool d'associations se rendra bien à Paris à la rencontre du ministère de la Défense et que cette rencontre, annoncée pour vendredi, est finalement reportée à lundi.
Après le retrait annoncé de "la dose minimale d'exposition aux rayonnements ionisants ouvrant droit à l'indemnisation", autrement dit le fameux seuil qui avait cristallisé les critiques, les dispositions à la discussion semblent donc être établies. Le communiqué précise que la délégation sera formée, outre de l'Aven, du Comité de soutien "Vérité et justice" et de l'association Moruroa e Tatou. Cette dernière nous a confirmé hier, que "normalement", elle se rendrait à cette réunion. Une nuance à laquelle s'ajoute par ailleurs une perplexité, quant à la suite qui va être donnée à ce projet de loi relatif à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires.
"J'attends de voir", a précisé Roland Oldham, le président de l'association. Selon lui, il faudrait aller plus loin, car si le seuil "était une idiotie car avec le niveau retenu, seul trois personnes auraient été indemnisées", il reste pour Roland Oldham d'autres points à discuter dont notamment "la liste des maladies et le principe de présomption (autrement dit qu'une victime n'ait pas à apporter de preuves scientifiques pour prouver le lien entre sa maladie et les essais, ndlr)".
En préambule à cette réunion de lundi, l'Aven a également souhaité rappeler ses propositions. Mis à part la suppression du seuil d'exposition, il est question de l'élargissement "du nombre de maladies radioinduites comprenant notamment celles qui sont reconnues par les USA (31 maladies) et la commission (Unscear) de l'Onu". La délégation entend aussi évoquer notamment l'indemnisation des populations concernées et des ayantdroits et le "retrait immédiat des appels en cours du gouvernement devant les tribunaux pour les victimes reconnues, en première ou seconde instance".
PL
Patrice Lafforge







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Commentaires anonymes
18/12/2008 à 13h44
Une certitude, l'obésité des populations concernées est directement liée aux essais nucléaires !!