Publié le mercredi 27 octobre 2010 à 09H10
TORTUES. L’annonce officielle de l’ouverture prochaine de quotas de pêche à la tortue a été faite hier au symposium à Moorea. L’accueil a été pour le moins sceptique.
L’ESSENTIEL
- Selon la direction de l'environnement, les communes pourront autoriser l'année prochaine des quotas pour la pêche aux tortues
- Les participants au symposium ont réclamé en retour plus de moyens pour contrôler le braconnage et financer la recherche
- Autre sujet d'inquiétude pour l'heure sans réponse : sur quels critères ces quotas serontils fixés ?
La pêche à la tortue va être partiellement rouverte. Ce n’est plus qu’une question de semaines, selon Miri Tatarata, chargée de la biodiversité marine pour la direction de l’environnement : “Nous avons commencé à interroger les pêcheurs et les populations des Tuamotu et des îles Sous-le-Vent. Le président du Pays a sollicité le conseil des ministres qui a donné un avis favorable. La nouvelle réglementation devrait être prête pour 2011.” Elle devrait modifier le code de l’environnement pour donner la possibilité aux communes d’accorder des quotas de pêche (lire l’encadré). Hier après-midi, lors du symposium international consacré aux tortues marines, à l’hôtel InterContinental de Moorea, cette mesure imminente a été officiellement annoncée devant un aréopage d’écologistes et de pêcheurs. On ne peut pas dire que la proposition gouvernementale a suscité l’enthousiasme.
Après la présentation, un personnage incontournable sur le sujet prend la parole : René Taputu, un habitant de l’île de Scilly où des milliers de tortues se reproduisent chaque année. En langue tahitienne, il laisse sa colère exploser, la traduction en français par une participante donnant en résumé : “Vous déployez encore des lois, mais ce n’est que du bla-bla. Moi, la protection des tortues n’est pas sur le bout de mes lèvres, elle est dans ma vie. Donnez-moi un appareil photo et je fournis aux douanes tous les braconniers de Scilly. Arrêtez de parler de protection si vous n’êtes pas capables de la faire, et donnez-moi plutôt des moyens !” À sa suite, Léo Morou, militant d’une association de Taha’a, reproche à Miri Tatarata de n’avoir “rien prévu pour lutter contre les pièges à poissons, qui sont responsables de 70% de captures de tortues” et de n’avoir “jamais su convaincre les politiques”.
“À Moorea, il n’y a plus de tortues vertes. Il ne reste que des tortues imbriquées, qui sont immangeables. Quel quota mettrezvous ?”, interroge un autre auditeur. “Comment ferez-vous à Tahiti et Moorea, où les habitants voudront eux aussi consommer de la viande de tortue, alors qu’on sait que la chair vient des autres îles ?”, ajoute Matthieu Petit, biologiste de l’association Te Mana o te Moana. “Nous n’avons pas encore commencé le travail pour les îles du Vent. Mais de toute façon, ce n’est pas moi qui déciderai du quota, ce sera vous”, leur répond Miri Tatarata.
Mais elle n’en a pas fini. Sophie Gaugne, présidente de l’association Te Honu Tea, qui tente de protéger les testudines de Tikehau : “Des tortues, à Tikehau, il n’y en a quasiment plus. La preuve, en 2009- 2010 une seule tortue est venue pondre sur tout l’atoll. Comment place-t-on un quota quand on n’a qu’une seule femelle ?” Matthieu Petit résume l’inquiétude de scientifiques : “Je suis satisfait que le gouvernement fasse quelque chose, mais en même temps réservé au sujet des quotas. Je reste en attente de vrais chiffres. Et de mesures compensatoires comme des moyens de surveillance et des financements de projets de recherche. Les quotas en eux-mêmes ne vont pas régler le problème.”
Au final, il n’y a peut-être que Michel Arakino, un habitant des Tuamotu de l’est, qui est reparti hier avec le sourire. Il avait passé la matinée à défendre la consommation de la viande de tortue : “J’ai toujours consommé de la tortue mais je suis considéré comme un voleur de cette nourriture que j’ai toujours mangé. Aujourd’hui, vous -les scientifiques- avez votre façon de voir. Nous aussi. Il faut cesser de polémiquer et de dénoncer. Trouvons une solution à laquelle tout le monde peut adhérer. C’est bien d’avoir une clinique et un centre d’études. Mais laissez nous vivre notre vie, notre coutume. Parce qu’il ne faut pas que notre coutume devienne de l’histoire.”
Benoît Buquet
Zoom
Une nouvelle charge pour les communes
Miri Tatarata a exposé hier les grandes lignes du projet de la direction de l’environnement d’ouvrir des quotas pour la pêche aux tortues. Voici sa présentation, in extenso :
“Solutions proposées :
- Établir les quotas par île, en partenariat entre les communes, la population, les associations et le Pays, pour la consommation par la population à titre gracieux et communautaire.
- Les communes seront chargées de l’ouverture et de la fermeture de la pêche, du choix des pêcheurs et de la surveillance des opérations.
- La période de pêche et de consommation sera limitée dans le temps.
- Respect des quotas.
- Abattage avant dépeçage : bonnes conditions sanitaires.
- Partage communautaire des tortues pêchées sous quotas. Aucun morceau de viande de tortue ne devra quitter l’île où elle a été pêchée.
- Vente interdite.
- Contrôle des quotas par les communes.
- Participation des communes aux programmes de conservation, de marquage, d’identification et de suivi des sites de ponte.
- Toute infraction entraînera l’arrêt immédiat de la pêche autorisée dans le cadre des quotas fixés.
- Excepté les quotas de pêche autorisés, la réglementation reste inchangée. La lutte contre le braconnage continue.”








Les dernières contributions
werdel
29/12/2010 à 20h36
Enfin quelque chose d'intelligent face à la meute des bien-pensants, bravo au gouvernement et définitivement non aux extrémistes de tout bord, qu'ils soient mangeurs ou non de tortues.
Je trouve déplorable l'attitude qui consiste à faire du lobbying en vue de boycotter le pays pour leur causes et provoquant par la même des drames économiques et sociaux en cas de faillite.
Quand à l'image que l'on pourrait donner du pays à l'extérieur, on a l'impression que les personnes qui se posent cette question pensent que les seuls occidentaux ou européens serait garants d'une moralité sur la bonne utilisation des ressources de notre planète, eux qui portent la responsabilité de la plus grosse partie de la pollution planétaire.
Donc ces personnes semblent oublier les Orientaux et notamment les Chinois, qui sont les touristes de demain et même de tout à l'heure, eux ils mangent de la tortue…
Ils seraient temps que les Occidentaux et Européens se demandent à leur tout ce que le monde pense d'eux, alors qu’ils me donnent personnellement l’impression d’être atteint du syndrome de la pute repentie qui voudrait être plus vierge qu’elle n’a été pute.
A un ami que me disait ne pas voir la différence entre la valeur de la vie d’un animal et d’un humain, j’ai répondu « Si un jour, toi et mon chien vous tombiez à l’eau et que je ne pouvais sauver que l’un de vous deux, je sauverai mon chien en premier alors ? »
Bonne fête et bonne année 2011
Commentaires anonymes
14/11/2010 à 14h07
Bonjour à tous,
Bonjour Tanemaruatoa,
Je suppose que tu t’adresses à moi, aussi je vais essayer de te répondre…
Mais pour pouvoir correctement te répondre, encore faudrait-il que je comprenne bien tes propos… ?
Tu sembles dire que pour survivre tu mangerais de la tortue… ?
Et si tu peux vivre et manger à ta faim, mais sans manger de la tortue, mangerais-tu quand même de la tortue… ?
Pour l’avenir, si nous faisons rien pour protéger nos tortues, elles disparaîtront de nos mers… !
Parahi,
Quito (14 Novembre 2010, à 14h19)
PS : Je n’attaque personne, je veux protéger les tortues… !
Commentaires anonymes
12/11/2010 à 07h23
oui mangeur de tortue
Mais...comme aliment complément à la vie sans produit en empoisonné (PVC et autre dérivé nuisible à l'Être humain c'est de là qu'il me viens cette attitude qui me coule dans mon sang)
qui! parle de massacre?
ce n'est pas moi. je parle de la vie et surtout n'oubliez pas une chose rien n'a était fait en consultation avec nous qui vivant sur cette bande de terre ne dépassant que quelque mètre sur cette océan pacifique. pacifique que de nom...
messieurs les donneur de leçon gardé vous bien, de vos leçons car, c'est à un semblable que tu d'attaque et là tu de trompé de cible
Seul l'avenir nous le dira
Commentaires anonymes
30/10/2010 à 06h54
[b]C'est vraiment du n'importe quoi...![/b]
« …Le ministre de la Santé et de l'écologie a souhaité réagir à la polémique qui en a résulté. Pour Jules Yen Fa, "la politique protectionniste menée jusqu’à aujourd’hui n’a pas su porter ses fruits". [b]Mais "si des réflexions sont en cours (…) aucune décision n'a été actée". »[/b]
« …Toutefois, en ma qualité de ministre en charge de l’environnement, il est de mon devoir de rassurer à la fois tous les défenseurs de la biodiversité marine, mais aussi nos enfants, qui ont été pour beaucoup attristés par cette annonce. »
« En effet, si des réflexions sont en cours pour définir une politique de protection des tortues marines en Polynésie française, car il s’agit bien là d’identifier la meilleure stratégie pour conserver cette espèce emblématique dans nos eaux, [b]aucune décision, aussi lourde que celle qui a été annoncée en début de semaine, n’a été actée. »[/b]
« …C’est pourquoi, il paraît essentiel, non pas de prendre une décision hâtive et unilatérale sur un sujet d’une telle importance, mais bien d’imaginer de nouvelles méthodes de conservation qui permettraient de concilier la protection et la multiplication des populations de tortues marines en Polynésie française, et sa consommation strictement alimentaire, et non commerciale, dans nos îles les plus éloignées. »
« Une collaboration avec l’ensemble des acteurs concernés [b]devra permettre de valider ou d’invalider cette hypothèse, qui je le rappelle, ne reste aujourd’hui qu’une piste de travail et de réflexion." »[/b]
(Tahiti Presse : Polémique autour de la pêche aux tortues marines : Jules Yen Fa veut "rassurer". Publié le 29 octobre 2010 à 17:21)
« [b]La pêche à la tortue va être partiellement rouverte. Ce n’est plus qu’une question de semaines, selon Miri Tatarata, chargée de la biodiversité marine pour la direction de l’environnement[/b] : “Nous avons commencé à interroger les pêcheurs et les populations des Tuamotu et des îles Sous-le-Vent. [b]Le président du Pays a sollicité le conseil des ministres qui a donné un avis favorable. La nouvelle réglementation devrait être prête pour 2011.” [/b]Elle devrait modifier le code de l’environnement pour donner la possibilité aux communes d’accorder des quotas de pêche (lire l’encadré). Hier après-midi, lors du symposium international consacré aux tortues marines, à l’hôtel InterContinental de Moorea, [b]cette mesure imminente a été officiellement annoncée devant un aréopage d’écologistes et de pêcheurs. »[/b]
(Les Nouvelles du 27 Octobre 2010)
En lisant ces deux interventions médiatiques, intervenues à 48 heures d’intervalles, seules deux conclusions sont possibles :
[b]Soit Madame Miri Tatarata[/b], chargée de la biodiversité marine pour la direction de l’environnement, [b]n’a dit que des "bêtises" en affirmant publiquement que « Le président du Pays a sollicité le conseil des ministres qui a donné un avis favorable. La nouvelle réglementation devrait être prête pour 2011.” »… ?[/b]
Dans ce cas là, elle devra être immédiatement sanctionnée par sa hiérarchie pour fautes professionnelles graves… !
[b]Soit Madame Miri Tatarata a exprimé des faits avérés et une "stratégie" actée par le président et le conseil des ministres, correspondant aux instructions transmises par sa hiérarchie… ?[/b]
Dans ce deuxième cas [b]Monsieur le ministre de la Santé et de l'écologie, en charge de l’environnement,[/b] lorsqu’il dit notamment : « …"si des réflexions sont en cours (…) aucune décision n'a été actée". » ou encore : « Une collaboration avec l’ensemble des acteurs concernés devra permettre de valider ou d’invalider cette hypothèse, qui je le rappelle, ne reste aujourd’hui qu’une piste de travail et de réflexion." », [b]nous prend vraiment pour des « débiles » avec des mensonges pareils… ![/b]
[b]Dans ce dernier cas, c’est lui qui devra être plus sévèrement sanctionné par une révocation immédiate de ses fonctions ministérielles… ![/b]
[b]Ne connaissant pas personnellement Madame Miri Tatarata, mais ayant entendu parlé de « sa compétence et de sa conscience professionnelle », je serai plutôt enclin de penser que Monsieur le ministre de la Santé et de l'écologie, en charge de l’environnement est un « fieffé menteur »… ![/b]
[b]Enrique « Quito » Braun-Ortega[/b]
Commentaires anonymes
29/10/2010 à 13h26
Une idée : inondez de vos commentaires les sites de protection de la nature, les agences de voyages, les sites de plongée... et tout ce que vous jugerez bon, du moment que l'info passe dans le reste du monde et que ces abrutis renoncent à cette loi. Seule la peur de perdre les quelques touristes qui viennent en Polynésie fera peut-être reculer le gouvernement.
Allez-y, lâchez-vous.
Commentaires anonymes
28/10/2010 à 14h56
Avez vous vu une tortue découpée vivante ou cuite à vif dans sa carapace? elle fait plus que pleurer .
Un peu comme les chiens "emmatomés" à coups de bâton ... le plus dur serait de les maintenir vivants.
BARBARES !
Et la photo et pédigré de ce sinistre Giraud "phare" (ouhhh) de l'Environnement ?
bientôt sur les étals des boucheries, avec une DLC ?
......
Commentaires anonymes
28/10/2010 à 09h33
Avez vous vus, une tortue en train de pondre, elle pleure!
Commentaires anonymes
28/10/2010 à 09h28
Vous les politiques, pouvez désormais fermer les hôtels, nous demandons au x touristes qui souhaiterais ce rendre en Polynésie de boycotter la destination, tend que les Tahitiens mangeront du chien et de la tortue, seigneur quelle mentalité! AMEN
Commentaires anonymes
28/10/2010 à 05h31
Aprés les chiens maintenant les tortues demain les sacrifices humains ??
Polynésie NO FUTUR !!
Gouvernement lamentable
Commentaires anonymes
27/10/2010 à 21h22
C'est culturel...le mot est lâché!
En PF, quuoique l'on fasse pour la préservation des espèces, des sites et de l'environnement, il se trouve toujours de fiers ma'ohi pour dire, "nos anciens le faisaient, ça fait partie de notre culture" donc on peut faire
Pendant 20 ans les tortues ont été une espèce protégée comme partout dans le monde....civilisé. Certes, il y a eu du braconnage! Aujourd'hui,grâce aux autorités du Fenua, la chasse sera bientôt autorisée et le braconnage continuera. Ben..oui !C'est culturel et il faut, parait-il, de la viande fraîche(!) pour les habitants des archipels. Alors, je me pose une question. A quand le retour à l'anthropophagie???
Parce qu'une tortue pour une famille, c'est quoi?? 1 ou 2 repas.
Mais avec 1 bon GROS bonhomme de 120/130 Kg !!! Que de festins en perspective....C'est pas une idée qu'elle est bonne, pour manger de la viande fraîche????
Commentaires anonymes
27/10/2010 à 19h49
J'ai toujours dans la mesure du possible essayer de dépassionner tous les débats...Mais là, je ne peux me résoudre à accepter le MASSACRE des dernières tortues de notre fenua. ...
Je serai personnellement de ce combat, les associations devraient à ce stade mettre une pétition en circulation. Il y en a eu une pour le King Tamatoa, celle concernant nos tortues est certainement plus importante!!!!!!
Personnellement, pécheur dans l'ame, avec le respect de ce que la nature m'offre et la responsabilité qui m'incombe de boulverser le moins possible mon environnement en tant que "prédateur", je jure devant notre créateur qu'il arrivera malheur au MASSACREUR de tortues qui croisera ma route. Et que notre seigneur protège celui ci ose invoquer nos anciens, dans son potimarara de 200 chevaux, en poursuivant une tortue jusqu'à son épuisement, !!!!!!!!!!!!
Ca c'est pour les futurs chasseurs.
Quant à nos politiques du moment, sachez que si cette loi passe, je suis au regret de vous annoncez que vous n'aurez plus jamais mon vote !!!!
A bon entendeur, salut.
Commentaires anonymes
27/10/2010 à 18h36
Excellents ces commentaires, rien à rajouter à leurs contenus, je pense qu'il y a une majorité de Polynésiens conscients et généreux face à une minorité d'irresponsables qui après les tortues sont près à se bouffer entre-eux!
Commentaires anonymes
27/10/2010 à 17h09
à vomir tous ces incompétents dangereux, ces vétérinaires tout juste bons (?) à mettre des timbres sur des carcasses de viande importées devraient être virés du dortoir de l'Environnement !
Lisez donc les avis publiés dans l'article précedent !
Mais Miri tu es devenue taravana ou quoi ?
Ces animaux ne représentent donc pour toi que de la viande à faire du fric ?
Combien ont versé les braconniers ? Qui tire vraiment les ficelles ?
ce retournement de veste reste totalement incompréhensible.
Mr TAPUTU c'est un fusil à c.... qu'il faudrait te donner, sur que tu en ferais bon usage, et tu pourrais vendre leur viande, car le cannibalisme fut une tradition culturelle !
Commentaires anonymes
27/10/2010 à 16h46
Quand ça va sortir dans la presse internationale : aïe aïe aïe pour notre tourisme.
En plus : distribution gracieuse à la population, pas de revente, etc ... On est chez les bisounours ou quoi ?
La pêche à la tortue (qui existe déjà) c'est un business et ça le restera, ça sera juste un peu plus facile pour les braconniers.
DU GRAND N'IMPORTE QUOI !!!
Commentaires anonymes
27/10/2010 à 16h29
Bonjour
Malheureusement nous voyons tous les jours des gens qui détruisent les nichoirs à langouste sur le récif parfois même à la barre à mine.....et aussi ceux qui pêche en dates interdites... Tous le monde sait qui le fait mais personne ne fait rien...et en particulier la Gendarmerie....
Je crois personnellement qu'il faut maintenant passer à un stade plus strict (DES PGEM) en urgence afin de fixer un cadre réglementaire et créer une police lagonnaire et environnemental...
Le temps des bons sentiments et des actions passives est révolu....c'est bon pour la conscience mais pas efficace... D'autre part, le retour programmé de la chasse à la Tortue est une hérésie pour une espèce menacée d'extinction...voir les Nouvelles de Tahiti de ce jour...Le constat est alarmant devant tant de mauvaise foi et le prétexte culturel que l'on nous sert pour expliquer le retour de cette pèche est contraire aux lois même de la nature et du monde moderne. La terre tourne dans un sens et la Polynésie dans un autre ! Quand d'autres protègent les tortues, une espèce en voie de disparition ....Nous en Polynésie....on les bouffent... Grandeur et décadence d'un peuple qui a perdu ses repères et qui n'a rien compris aux enjeux du 21 siècle...
Commentaires anonymes
27/10/2010 à 15h58
Bonjour à tous,
Un grand bravo à vous Monsieur René Taputu pour votre prise de position, ci-après reproduite :
« Après la présentation, un personnage incontournable sur le sujet prend la parole : René Taputu, un habitant de l’île de Scilly où des milliers de tortues se reproduisent chaque année. En langue tahitienne, il laisse sa colère exploser, la traduction en français par une participante donnant en résumé : “Vous déployez encore des lois, mais ce n’est que du bla-bla. Moi, la protection des tortues n’est pas sur le bout de mes lèvres, elle est dans ma vie. Donnez-moi un appareil photo et je fournis aux douanes tous les braconniers de Scilly. Arrêtez de parler de protection si vous n’êtes pas capables de la faire, et donnez-moi plutôt des moyens ! »
Surtout que Monsieur Taputu est intervenu après la déclaration suivante :
« La pêche à la tortue va être partiellement rouverte. Ce n’est plus qu’une question de semaines, selon Miri Tatarata, chargée de la biodiversité marine pour la direction de l’environnement : “Nous avons commencé à interroger les pêcheurs et les populations des Tuamotu et des îles Sous-le-Vent. Le président du Pays a sollicité le conseil des ministres qui a donné un avis favorable. La nouvelle réglementation devrait être prête pour 2011.””
Je lance donc un « appel personnel » à toutes les bonnes volontés pour envisager toute action éventuelle, y compris la création d’une « Association pour la protection des tortues », dont l’objet principal sera de communiquer et de sensibiliser toutes personnes physiques ou morales concernées.
Il s’agira notamment de sensibiliser d’une part toutes les organisations internationales pour la protection de l’Environnement, et d’autre part tous les visiteurs de notre beau Fenua, surtout ceux originaires du continent Nord Américain en commençant par les fonctionnaires de l’Etat de Washington aux Etats-Unis, lesquels sont les véritables propriétaires de la chaîne hôtelière locale « INTERCONTINENTAL », du paquebot « Paul Gauguin » et du projet hôtelier « Le Brando » à Tetiaroa…
A votre avis, quelles seraient les réactions de nos visiteurs américains… ?
Surtout que le comble de cette pathétique proposition, décidée par le président et le conseil des ministres, c’est uniquement pour permettre à certaines personnes, qui ne meurent pas de faim bien au contraire, de « se GOINFRER »… !
Parahi,
Quito
Commentaires anonymes
27/10/2010 à 14h54
La consommation des tortues doit être réserver aux Arii pas la racaille ! :D
Commentaires anonymes
27/10/2010 à 14h44
"Pei" en voie de regression , cela y est , nous y sommes !!!!!!!
quelques voies pour les urnes a aller chercher peut etre
j'imagine bien les slogans de pub pour attirer les tourites,
vol, viole, aggression et nouveau viande de tortues , le seul pays au monde a vous offir cela a des prix...........
du grand n'importe quoi comme d'habitude !!!!!!!!!!!
Commentaires anonymes
27/10/2010 à 14h17
Je ne suis pas un écolo forcené mais.... il y a des limites à tout et en particulier à la bêtise humaine! Ce monsieur "Michel Arakino", qui se dit défendre "sa coutume" de mangeur de tortue... devrait savoir également que d'autre "coutume tout aussi condamnable tel que "manger de la chair humaine" se pratiquait aux Tuamotu, ces temps sont révolus mon cher monsieur, votre argument n'en est plus un! Car quand il n'y aura plus de tortues à manger et ça ne saurait tarder vu l'appétit grandissant de ces irresponsables.
Commentaires anonymes
27/10/2010 à 14h12
La loi contre le braconnage des tortues n'a jamais été respectée, pourquoi les quotas le seraient ? Réouvrir la chasse à la tortue est un grave retour en arrière pour la protection de cette espèce en voie de disparition. Bien triste... toutes les lois sont transgressées sinon on aurait pas besoin de douaniers ou de gendarmes, c'est pas pour autant qu'on les supprime.. sauf ici apparemment..Lamentable.