Les communes aux abois

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Publié le samedi 30 janvier 2010 à 10H37

FOURIÈRES. Depuis le 1er janvier, toutes les communes doivent s’équiper de fourrière, ce qui est loin d’être le cas. Les associations animalières, elles, rappellent la nécessité de campagnes de stérilisation pour résoudre le problème des chients errants

Depuis le 1er janvier, les communes ont l’obligation de posséder une fourrière. Enfin en théorie. Nous voici à la fin du mois et presque personne n’a réellement trouvé de solution au problème des chiens errants. Depuis la promulgation de la loi 2008 imposant aux municipalités de s’équiper, seules de rares communes comme Papeete ou Bora Bora s’en sont préoccupées. La capitale possède en effet un chenil, situé à Titioro et géré par l’association Fenua animalia, qui s’occupe ensuite de trouver une famille d’adoption aux canidés.

Dans les autres communes, on s’avance très peu ou on tente de créer des projets communs. C’est le cas par exemple du côté de la côte ouest. “Nous, nous avons décidé de créer une fourrière intercommunale avec Punaauia, Faa’a et Paea”, affirme Ronald Tumahai, le tavana de Punaauia, avant d’exposer ce qui bloque : “Nous sommes tous d’accord sur le principe, mais nous avons un problème du côté du foncier. Nous ne trouvons pas de terrain approprié pour construire une fourrière. Récemment, Papara a demandé d’adhérer à notre projet, mais encore une fois, nous n’avons pas de foncier. Aujourd’hui nous voulons bien nous équiper mais où construire ? Nous n’avons pas de solution pour l’instant”. Les quatre communes se rencontrent tous les premiers mercredis du mois pour tenter de résoudre le problème. Chacune s’est engagée à créer dans sa municipalité un service propre à la capture des chiens errants et dangereux. Reste maintenant à savoir où ces animaux seront transférés. Pour l’instant, ils restent dans les rues.

Face à ces faibles avancées, les associations animalières s’inquiètent de la mise en place de fourrières, surtout de la manière dont elles seront utilisées. Martine Margathé de l’association du Service de protection des animaux en Polynésie française redoute plusieurs problèmes : “Je ne sais pas combien de places la fourrière commune compte prévoir. Mais il en faudrait une centaine, ce n’est pas avec une dizaine de places que cela va changer quelque chose. Ils vont ramasser des chiens mais ceux qui sont en mauvais état seront euthanasiés. Reste à savoir si cela va être fait par un vétérinaire. Et puis, ce qui m’inquiète, c’est que je suis sûre qu’au bout d’une semaine, ils vont nous appeler, nous les associations, pour nous dire ‘vous voulez des chiens ou sinon on les tue’. Et comme les associations n’ont toujours pas de refuge non plus, nous serons obligés de refuser. Donc cela va être de l’euthanasie de masse”.

Fenua animalia redoute que le problème soit pris à l’envers. Pour toutes les associations, il conviendrait en effet de mener des campagnes de stérilisation. “Cela fait des années qu’on dit aux communes qu’il faudrait des campagnes de stérilisation massive. C’est-à-dire, forcer les gens à le faire et mettre une loi pour avoir des contrôles de la population animale. Je dis cela parce que c’est toujours dans les quartiers pourris qu’on voit beaucoup de chiens, en plus, en mauvais état. Quand on leur demande à qui sont ces chiens, ils nous répondent que ce ne sont pas les leurs. Il n’empêche que c’est là qu’il y en a le plus et qu’il faut les stériliser. Même pour les pitbulls, ils ne sont pas fichus de contrôler les stérilisations. Au contraire, les propriétaires les font se reproduire alors que c’est interdit depuis un an”, s’indigne Martine Margathé. “Ce qu’il faudrait entre autres, c’est qu’en Polynésie, il y ait une sélection des chiens par les vétérinaires. Puis, je le rappelle, il faut en stériliser une grande partie parce que d’une part, cela évite les chiens errants et d’autre part, parce qu’ils sont beaucoup plus calmes après”. À chaque commune aujourd’hui de trouver la meilleure solution pour réduire la population de chiens errants

JH

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30/01/2010 à 20h45

Elle est bien gentille, Martine Margathé, mais quand elle dit:

" À chaque commune aujourd’hui de trouver la meilleure solution pour réduire la population de chiens errants ", on connait le résultat:

RIEN, parce que tout le monde s'en fout, les Maires ne veulent même pas en entendre parler. Vous vous rendez compte ? Les 4 communes n'arrivent pas à trouver un terrain pour construire un chenil, mais de qui se moquent-ils, pour construire des terrains de golf, des lotissements sans occupant, des hotels de luxe et des infrastructures qui ne servent à rien, là il y a de la place, mais pour appliquer une loi, là, il n'y en à plus. Ces communes, par définition, sont hors la loi.

Quand au gouvernement, ce n'est pas la peine d'en parler, ça frisse le ridicule: il vote une loi en 2008, applicable au 1/1/2010, et il ne l'a fait pas appliquer, pire, il ne sanctionne pas les communes hors la loi.

Les personnes attaquées par des chiens errants, feront encore longtemps, l'actualité du fenua. Merci les zélus.

Commentaires anonymes

30/01/2010 à 19h35

y-a-t-il des toutous aux nouvelles qui protègent l'installation des centrales photovoltaïques, qui doivent passer en conseil des ministres les jours prochains,commentaires fermés,
ou est-ce la toile d'araignée qu'on essaye de protéger , puisque les affaires sont repartis de plus belles,
toutous couchés,
NICHAT est passé aux nouvelles,
Kura Ora,
lumière,

Légal

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