Publié le mercredi 05 août 2009 à 09H48
DÈS 5 HEURES DU MATIN. Les membres de la Chambre syndicale des métiers du génie civil et des travaux publics bloqueront ce matin l'avenue Pouvana'a a Oopa. Ils estiment aujourd'hui que les promesses du gouvernement ne suffisent pas et exigent des mesures concrètes.
Hier soir, les membres de la Chambre syndicale des métiers du génie civil et des travaux publics ont décidé du blocage “à partir de 5 ou 6 heures du matin” de l'avenue Pouvana'a a Oopa, après s'être entretenus plus tôt dans l'après-midi pendant plus de trois heures avec le vice-président Antony Géros. Trois heures de discussions, en présence également de la ministre de la Solidarité et du Logement, Armelle Merceron, du ministre de l'Économie et des Finances, Georges Puchon, du ministre des Grands travaux James Salmon et de celui de l'Équipement et de l'Urbanisme Tearii Alpha. Une rencontre qui n’a pas convaincu les chefs d’entreprise, qui dépendent principalement de la commande publique. Pour le président de la Chambre syndicale, Daniel Palacz, qui n’en est pas à son premier blocage, les promesses du gouvernement ne suffisent plus : “Cela fait des années que l'on entend des promesses (...). Aujourd'hui, on demande du travail au gouvernement”.
Cela fait des années que l’on entend des promesses...
Tearii Alpha recevra une nouvelle fois la Chambre syndicale aujourd'hui à 14 heures. Lui qui a été, selon Daniel Palacz, “le plus réceptif (hier) , et qui va essayer de faire un effort sur son budget pour pallier le manque de travail dans les petites entreprises”. “Certaines de nos entreprises sont sinistrées. Celles qui avaient dix employés n'en comptent aujourd'hui plus que deux. C'est cette catégorie de petites entreprises qu'il est nécessaire dès maintenant d'aider”, estime Daniel Palacz.
“La réponse officielle, concrète, palpable que le gouvernement peut apporter, ce sont les 63 milliards de Fcfp de crédits de paiement ventilés dans l'ensemble des opérations budgétaires, et qui ont été adoptés par l'assemblée”, précise Tony Géros. “Par contre, la mobilisation de ces crédits et de ces opérations budgétaires n'a pas l'air de servir une partie des corps de métiers. C'est pour cela que j’ai invité la Chambre syndicale à rencontrer le ministre de l'Équipement, pour que très rapidement, on puisse recentrer un certain nombre de crédits sur ces corps de métier afin qu'ils puissent être servis dans les jours qui viennent ou au moins d'ici le mois prochain”. “C'est long à démarrer”, admet par ailleurs le vice-président, au sujet du plan de relance. “Ce n'est qu'au mois de septembre que l'on percevra les premiers signes de cette reprise. Ensuite, au fur et à mesure, on va monter en puissance.” Une montée en puissance que les syndicats mettent en pratique ce matin.
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DÉCRYPTAGE
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Qu’ont décidé hier soir les membres de la Chambre syndicale ? Réunis hier soir, à partir de 17 heures à Punaruu, ils ont voté pour le blocage de l’avenue Pouvana’a a Oopa. Les premiers engins seront en travers de la route “vers 5 heures ou 6 heures du matin”.
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Que demandent-ils au gouvernement ? ”On demande du travail au gouvernement. Une réunion est prévue (aujourd’hui) à 14 heures avec le ministre de l’Équipement, Tearii Alpha, qui a été le plus réceptif pour nous, et qui va essayer de faire un effort sur son budget pour palier le manque de travail dans les petites entreprises”, explique le président de la Chambre syndicale, Daniel Palacz.
- Quelles sont les solutions proposées ? “La réponse officielle, concrète, palpable que le gouvernement peut apporter, ce sont les 63 milliards de Fcfp de crédits de paiement ventilés dans l'ensemble des opérations budgétaires qui ont été adoptées par l'assemblée”, a expliqué hier le vice-président à Daniel Palacz. Tout en admettant que le plan de relance était “long à démarrer”.







