L’Isepp pour des experts du fenua

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Publié le mercredi 28 juillet 2010 à 10H43

ENSEIGNEMENT. En apportant aux étudiants de licence des contenus spécifiques à la Polynésie, l’Isepp élargit encore son offre pédagogique. L’Institut accueillera par ailleurs des auditeurs libres dès la rentrée.

L’ESSENTIEL

  • Plusieurs cours spécialement conçus pour répondre à nos spécificités locales vont enrichir les troisièmes années de licence en sciences humaines
  • Un certificat d’études théologiques sera délivré à l’issue de 152 heures de formation
  • Des auditeurs libres seront admis dans certains cours de licence

L’Institut supérieur de l’enseignement privé de Polynésie française (Isepp) offrira aux étudiants dès la prochaine rentrée universitaire deux nouvelles licences en sciences humaines et sociales délivrées par des universités d’État métropolitaines –Paris V pour l’une et Nantes pour l’autre– l’opportunité de bénéficier de modules conçus sur mesure pour faire face aux besoins générés par le contexte local.

En sociologie et anthropologieethnologie tout d’abord, dans le cursus de la troisième année de licence, deux modules ont été intégrés : le premier concerne l’anthropologie des sociétés océaniennes avec un éclairage particulier sur la Polynésie ; il sera nourri par des spécialistes de la question comme Serge Tcherkézoff ou Bernard Rigo. Le second –épistémologie de l’anthropologie chez soi– entend répondre à la problématique que nous vivons ici. Il doit permettre aux étudiants de s’interroger sur les conditions nécessaires à respecter pour être un bon anthropologue de sa propre société et sur la question de savoir si, en tant que Polynésien, on est mieux ou moins bien placé qu’un autre pour travailler sur ce sujet.

En sciences de l’éducation d’autre part, l’Isepp ouvre une troisième année de licence qui intègre là encore deux modules inspirés par l’originalité de la société polynésienne. Le premier cours intitulé “Apprentissage et cultures” donnera aux étudiants l’occasion de débattre sur “faut-il ou ne faut-il pas laisser sa culture à la porte de l’école ?” ou au contraire “peut-on ou non utiliser la culture comme un levier de transmission pédagogique ?” Et pour les guider dans leur réflexion, l’Isepp a fait appel à des spécialistes du sujet comme Bertrand Troadec qui est, à Toulouse, le spécialiste de la psychologie interculturelle, mais aussi Gérard Barthoux qui a effectué beaucoup de recherches sur la question dont il a tiré un livre L’école à l’épreuve des cultures publié en 2008. L’Isepp a aussi intégré dans cette troisième année un cours intitulé “Tahitien, didactique de la langue” partant du constat qu’il ne suffit pas de pratiquer très bien une langue pour savoir l’enseigner et que, pour ce faire, il faut posséder les bons outils.

En théologie enfin, un certificat d’études théologiques va être proposé grâce à la venue sur le fenua d’un prêtre qui vient d’achever son cursus universitaire au Vatican et qui sera habilité à prendre cet enseignement en charge. Une dernière grande nouveauté sera mise en oeuvre à la rentrée : l’Isepp souhaite ouvrir ces cours à des auditeurs libres qui, tout en étant vivement intéressés par les sujets abordés, ne cherchent ni à s’en servir pour obtenir un diplôme ni à s’en prévaloir dans un but pédagogique. Bien sûr le nombre de places sera limité afin de ne pas déséquilibrer la “sociologie” des groupes d’étudiants et les conditions d’inscription seront strictes. Dès le 9 août, jour de la réouverture officielle, toutes les informations seront disponibles par téléphone ou sur place.

MZS

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28/07/2010 à 20h27

Parmi les priorités, une licence 'Environnement' (très orienté gestion de l'eau) se met en place aussi à la rentrée à l'ISEPP.

Commentaires anonymes

28/07/2010 à 16h08

C'est très bien tout ça, mais ... Est-ce que ces filières de sciences humaines sont d'une priorité pour le Territoire ?

Pour le commerce, on va avoir une école de commerce gérée par la CCISM.
Pour le tourisme, il y a le lycée Hôtelier.
Pour la gestion, il y a une foule de filières pour des formations jusqu'au BAC+2.
Pour une partie des filières techniques (électrotechnique, génie civil, automatique), il y a le lycée de Taaone.

Il manque une chose pour compléter la carte des formations : la télécommunication et informatique, besoin induit par le câble sous-marin.
Il y a bien le BTS informatique de GESTION qui s'y approche un peu, mais c'est pas tout à fait la même chose. Et en plus, il n'y a qu'une seule filière au Lycée La Mennais.

Légal

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