Publié le mercredi 03 février 2010 à 11H09
SAVOIRS POUR TOUS. Le cycle des conférences de l’Université de la Polynésie française reprend ce soir avec une conférence-débat sur le thème “Quels choix économiques et sociaux pour l’avenir de la Polynésie ?”.
L’ESSENTIEL
- Le cycle des conférences Savoirs pour tous abordera ce soir les choix économiques et sociaux que la Polynésie doit faire pour aborder l’avenir avec plus de sérénité
- Les défis sociaux auxquels le pays est confronté et son modèle de croissance seront analysés
- Quatre intervenants débattront avant de laisser la parole au public pour une séance de questions-réponses
Au-delà des aspects conjoncturels, communs à la plupart des pays du monde, la crise économique a permis de mettre en exergue des motifs structurels qui minent depuis plusieurs années l’équilibre économique et social polynésien. “Cette conférence a pour objectif de s’interroger sur l’ensemble du fonctionnement du système, tant au niveau économique que social”, explique Florent Venayre, maître de conférences en sciences économiques à l’université et organisateur de cette conférence. Et d’ajouter : “Le principe est de rappeler, de la manière la plus simple possible, les bons mécanismes pour avoir une économie dynamique. On abordera en première partie les défis sociaux auxquels la Polynésie est confrontée. On va parler de la pauvreté, en se basant sur une étude assez récente qui a été lancée par l’ISPF puisqu’on a la chance d’avoir Julien Vucher-Visin parmi nous. On évoquera aussi les problèmes de financement de la Protection sociale généralisée (PSG) avec Luc Tapeta, vice-président du conseil des entreprises. On va également discuter des aspects liés à l’emploi et notamment des difficultés qu’ont les jeunes à en trouver, particulièrement les non diplômés (50% des jeunes de moins de 25 ans et 1/3 des jeunes de moins de 30 ans sont au chômage. 60% des chômeurs polynésiens ontmoins du BEPC)”.“Dans un second temps, on va observer le modèle de croissance de la Polynésie, qui a peut-être fonctionné un temps mais qui est en échec maintenant et qui nécessite des réformes. Pour cette deuxième partie, on a identifié quatre thématiques : la place du secteur public dans l’économie du Pays, l’ouverture ou plutôt le peu d’ouverture de la Polynésie sur l’extérieur, la fiscalité qui interagit avec le dynamisme de l’économie et enfin la question du manque de concurrence. L’idée est de s’intéresser à tous les aspects, car ils sont tous liés. Une fois les rigidités du système identifiées, on remontera aux mécanismes qui génèrent ces rigidités : si on a des problèmes de financement du système social, c’est aussi parce qu’on n’a pas suffisamment de rentrées fiscales, parce qu’elles dépendent de la croissance, tout comme la création d’emplois... Donc globalement, qu’est-ce qui fait qu’on a une croissance morose, voire négative sur la dernière année, et comment peut-on gérer cet état ? On essaiera d’analyser à quatre voix l’ensemble des frictions qui gèlent le développement global du pays pour s’apercevoir qu’il est difficile de se satisfaire du modèle actuel. Ce n’est pas possible de continuer à attendre que les choses s’améliorent d’elles-mêmes. Elles ne s’amélioreront pas d’elles-mêmes ! C’est le message que l’on voudrait faire passer : il est nécessaire de prendre des réformes qui permettent de redynamiser tout ça. On proposera des orientations. Le thème, extrêmement large, ne va pas permettre de donner des raffinements du processus décisionnel sur tous les points mais, malgré tout, un certain nombre de pistes seront lancées”, explique l’universitaire.
MH
La conférence démarrera à 18 heures, dans l’amphithéâtre 3. Pour plus d’infos : www.upf.pf
Mélanie Thomas







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Commentaires anonymes
04/02/2010 à 05h47
Les débats des intervenants se font à huis-clos avec les étudiants, ils donnent leurs idées de professionnels en matière d’économies, etc.… en citant des pays de l’extérieur en exemples qui ne sont pas forcément des références absolues (cela ressemble à du lavage de cerveaux). Si vous nous parler de la Chine, de l’Afrique, de l’Amérique ou des pays voisins, je trouve que cela n’a rien à voir avec notre façon d’imaginer notre future parce que ces pays ont leur façon de faire leur économie et la Polynésie n’a pas à chercher à se rivaliser avec des idées de grandeurs venant de l’extérieur. Si ces intervenants trouvent que ces pays font mieux que nous, que viennent-ils faire en Polynésie sinon pour inciter les jeunes à quitter ici pour s’y installer (pour y faire des études en final ils forment aussi des foyers) et à leur retour au Pays (s’ils ont l’intention de revenir un jour) leurs places seront prises par d’autres intervenants de l’extérieur qui diront à leur tour qu’ailleurs c’est meilleur qu’ici.
Si les étudiants sortent du Pays pour avoir des expériences en langues, en économies ou commerces, tourismes, agricultures, pêches, usines, médecines, etc… en plus de leurs bourses d’études ils devraient avoir aussi (voir une promesse de contrat) des postes en prévisions dans les secteurs clés de notre économie sur le territoire à l’issue de leur réussite et des diplômes (au moins jusqu’à saturation des places disponibles).
Les débats des étudiants pour connaître leurs intentions (tirer les vers du nez) doivent être réellement utilisés que dans l’intention de ne pas dégrader notre manière de vivre (culture, richesse authentique de l’accueil, gentillesse naturelle), apporter encore plus de savoir-faire et enfin de laisser épanouir cette intelligence qui a été étouffée dans le passé sur nos anciens. Encouragement pour des débats qui ne resteront pas au stade des « rêves », mais qui deviendront sensés, concrets et réalisables.