Publié le mercredi 14 octobre 2009 à 11H54
Jean Aribaud, haut-commissaire en Polynésie française de 1997 à 2001, est de passage à Tahiti dans le cadre de sa fonction au sein du conseil supérieur de l’administration territoriale de l’État. Hier, il s’entretenait notamment avec le haut-commissaire Adolphe Colrat. Rencontre avec ce fonctionnaire d’État qui a laissé au fenua le souvenir d’un homme ouvert aux autres et qui s’exprimait souvent en reo tahiti.
Vous êtes de passage à Tahiti pour quelques jours, quelle est votre mission exacte ?
“J’ai vécu sept ans dans le Pacifique et, au total, pendant quatorze années, j’ai eu le privilège d’être associé à des dossiers du Pacifique. J’étais parmi les négociateurs pour l’indépendance du Vanuatu, j’étais présent quand Paul Dijoud a rencontré naguère Jean-Marie Tjibaou lorsqu’on est rentré dans une ère de grandes réformes pour la Nouvelle-Calédonie.”
Vous serez à la retraite avant la fin de l’année. Pouvez-vous faire un bilan ?
“Non, je n’ai pas de bilan mais le philosophe Luc Ferry m’a dit un jour une phrase grecque : ‘Connais-toi toi-même’, qu’il faut interpréter comme ‘sache où est ta vraie place dans ce monde’. Très modestement, je vais vous dire que dans ma jeunesse, je rêvais d’être sous-préfet et je l’ai été. Puis, coup de chance, j’ai été préfet, un métier de services fabuleux. Donc mon bilan personnel c’est d’avoir eu la très grande chance, parfois, d’avoir été à peu près à ma place.”
C’est ce que vous voulez transmettre à travers votre fonction actuelle aux plus jeunes ?
“Oui. Aujourd’hui, une des personnes m’a dit : ‘À vous entendre, on a envie de faire ce métier.’ Ça fait chaud au coeur d’entendre ça. Je voudrais ajouter que dans le cadre de ma fonction et des évaluations des jeunes collègues, j’ai demandé à mon équipe, qui travaille collégialement, une intelligence bienveillante et pas une intelligence méfiante.”
Reconnaissez-vous la Polynésie que vous avez connue ?
“J’ai un peu d’émotion parce que des personnes que j’aurais aimé revoir, et bien comme moi, elles ont vieilli. Ce qui me frappe, c’est qu’il y a à la fois des figures très connues et puis il y a aussi pour moi, beaucoup de changement, beaucoup de renouveau. Une génération en remplace une autre. Sinon, j’ai retrouvé la même magie, l’extraordinaire gentillesse, profonde et réelle des personnes.”
Que pensez-vous du climat politique actuellement en Polynésie ?
“Je n’ai aucune légitimité à parler de la politique en Polynésie française.”
On se souvient du haut-commissaire qui parlait tahitien. Le parlez-vous toujours ?
“Par respect pour les personnes, j’ai voulu apprendre le tahitien. Je n’étais pas chez moi, donc je voulais faire ce geste. En apprenant la langue de l’autre, je comprends l’autre, ses attentes. En métropole, je ne pratique pas mais j’ai une amie qui m’écrit en tahitien depuis des années et Flora Devatine m’envoie tous ses livres ce qui me permet de lire et écrire et donc de ne pas perdre mon vocabulaire.”








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17/10/2009 à 18h10
Ia orana Ioane Tane, lorsque vous aviez été nommé Tomitara Nui, je vous ai rencontré avec ma délégation, vous m'aviez demandé, qu'est ce que vous devriez faire en premier ? Je vous ai dit: apprendre la langue du fenua, le tahitien...c'est un signe de respet et d'humilité de la part d'un grand et vous l'aviez fait, et vous avez reçu le respect et l'estime de l'ensemble de cette population îlienne le et l'accueil digne de votre rang...Lorsque vous étiez venu chez notre communauté, vous aviez prononcé votre discours en Tahitien...cela faisait chaud au coeur de toute l'assistance d'environ milles personnes!
Bon séjour parmi nous et que cette volonté que vous démontriez pour le respect de l'autre vous accompagne sur votre chemin.
Faaitoito e te Tomitara Teitei Ioane Aribaud tane!
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14/10/2009 à 21h12
Ia ora na Ioane tane !
Quel plaisir de te savoir au fenua en espérant que malgré la charge de travail tu pourras profiter un peu du soleil que tu as laissé il y a quelques années ... ne reviens pas vite en métropole, car la température a chutée ... surtout à Lille !
Faaitoito en espérant vous revoir en fin d'année à Paris !
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14/10/2009 à 16h09
ARIBAUD Tane, e taata here hia, no to na maru e to na paari, no to na haehaa, no to na aravihi ... ia na hoi, O ARIBAUD Tane iho, i huti hia i te taime matamua to tatou reva o HUAHINE ... maoti ra te patoiraa o te hoe hotu painu ... Mauruuru o ARIBAUD Tane ... e ita oe e moe hia e matou ...