Publié le vendredi 19 décembre 2008 à 09H33
. La rencontre a débuté hier matin avenue Bruat devant le monument dédié aux victimes du nucléaire dans le Pacifique. Elle s'est poursuivie dans les locaux de Paofai de Moruroa e Tatou.

L'association polynésienne a passé la journée à discuter avec les membres de l'ONG nippone Peace Boat, qui parcourt le monde sur un navire pour réclamer l'abolition de l'arme nucléaire dans le monde. Plusieurs anciens travailleurs du Centre d'expérimentation du Pacifique ont témoigné devant l'assemblée japonaise. Puis le hibakusha (nom donné aux victimes survivantes des bombes nucléaires d'août 1945) Tadao Wakasugi a raconté à son tour comment “70 000 personnes ont été directement tuées par les explosions nucléaires de Nagasaki et Hiroshima et 70 000 autres irradiées sont décédées dans les années qui ont suivi”. “J'ai accepté de faire ce voyage de trois mois sur le Peace Boat pour transmettre un message : il faut abolir l'arme nucléaire sous toutes ses formes pour ne pas que cela se reproduise”, a ajouté le vieil homme. De son côté, Roland Oldham espérait tirer profit de cette rencontre pour “montrer à l'État français que Moruroa e Tatou fait un travail reconnu dans le monde entier”. “Grâce aux recherches de l'ONG Peace Boat, notamment concernant les maladies liées au nucléaire, Moruroa e Tatou est de plus en plus
pertinente”, se félicitait hier le président de l'association. Le navire Peace Boat termine actuellement le 63e voyage autour du monde de l'ONG éponyme au départ de Yokohama. 102 hibakushas, un record, ont embarqué à son bord pour ce périple de quatre mois (du 7 septembre 2008 au 13 janvier 2009) via Singapour, l'Inde, le canal de Suez, Gibraltar, Panama, Auckland et Sydney. Le Peace Boat est arrivé dans le port de Papeete hier et doit en partir dans les prochains jours pour accoster en Nouvelle- Zélande le 25 décembre.
Benoît Buquet
Benoît Buquet









Les dernières contributions
Commentaires anonymes
19/12/2008 à 15h21
Quand on connaît la barbarie des japonais dans le Pacifique et en Chine pendant la 2ème guerre mondiale, c'est un peu fort de venir nous demander de les plaindre.
C'est un peu comme si les SS nazis venaient nous apitoyer sur leur sort.