Publié le jeudi 09 juillet 2009 à 09H24
ATELIER 5 DES ÉTATS GENERAUX. La première séance de cet atelier consacré au partenariat entre l'État, le Pays et les communes a eu lieu mardi soir à la mairie de Pirae. Un courrier adressé en préalable par Jean-Paul Barral, l’animateur de l’atelier, aux participants, fait causer dans le landerneau des états généraux.
L’ESSENTIEL
- Première réunion plénière mardi soir pour l'atelier n°5 intitulé “la mise en oeuvre d'un partenariat rénové entre la Polynésie française, les communes et l'État”
- Près de la moitié des personnes inscrites à l'atelier ont fait le déplacement (une quarantaine de personnes)
-
Une équipe de diagnostic d'environ une vingtaine de personnes issues de divers horizons, a été désignée
Sur les 90 personnes inscrite à l'atelier 5, dont l'intitulé est “la mise en oeuvre d'un partenariat rénové entre la Polynésie française, les communes et l'État”, près de la moitié avait fait le déplacement pour la première réunion, qui s'est tenue mardi de 17 h à 19 h 15 à la mairie de Pirae. Mais les premiers échanges ont précédé la réunion, puisque l'animateur de l'atelier, le PCA de l'OPT Jean-Paul Barral, avait pris la peine d'envoyer par mail aux participants “ses pensées introductives” intitulées, “Petit peuple, vaste territoire, grande nation”.
En réponse, deux participants ont donné leur sentiment par mail, estimant que “le rôle de coordinateur/animateur n'est pas de proposer aux participants des états généraux de partager “ses pensées introductives aux états généraux” mais de participer à la préparation, l’animation et la restitution des travaux en ateliers dans le respect de la charte relative au déroulement des états généraux de l'outre-mer en Polynésie française.” L’épisode, qui continue de faire causer dans le landerneau des états généraux n’a pas pour autant été évoqué lors de la réunion de mardi soir, où il a plutôt été question de logistique et de méthodologie.
Le co-animateur Bernard Amigues a exposé le mode opératoire et le calendrier de l'atelier 5 à une assemblée composée de beaucoup de techniciens et de quelques politiques. On pouvait reconnaître notamment le visage de la mairesse de Pirae Béatrice Vernaudon, du représentant Teiki Porlier et du maire marquisien Benoît Kautai. Peut-être est-ce pour cette raison que Jean-Paul Barral a tenu à préciser que chaque participant était présent en tant que “citoyen”, et qu'il ne s'agissait pas d'un débat “technique”. “C'est un débat politique. Pas politique politicien, mais politique dans le sens de l'intérêt général.” Et de rappeler les règles de la charte mise au point pour les états généraux, auxquelles son courrier ne se conformait pas pour certains...
La parole a enfin été donnée aux participants, mais le débat a eu quelques difficultés à s'installer, les premiers échanges portant sur le sens des flèches sur un graphique… Pour finalement commencer à rentrer dans le vif du sujet avec un intervenant qui a rappelé le caractère spécifique de la Polynésie française, où il y a ménage à trois entre l'État, le Pays et les communes, quand il s'agit d'un couple en métropole. Pour terminer la réunion, l'équipe de diagnostic a été composée, regroupant des techniciens, des politiques mais aussi des “citoyens”, une vingtaine de personnes qui se réuniront tous les lundis de juillet en fin d'après-midi au siège de l'OPT pour établir le diagnostic et des questionnements qui donneront les thèmes de réflexion pour l'atelier n°5. D'ores et déjà, Béatrice Vernaudon a annoncé la couleur, en rappelant que les relations financières entre l'État, le Pays et les communes devraient être au coeur des débats.
CV
Caroline Vauchère






