Publié le mardi 02 février 2010 à 11H14
MÉTEO. Après Nisha, c'est Oli qui menace le fenua. La dépression tropicale pourrait atteindre aujourd'hui le stade de cyclone. L'alerte orange a été lancée pour la Société et les Australes.
L’ESSENTIEL
- Oli doit s’intensifier en milieu de journée pour atteindre le stade de cyclone tropical
- Cette nuit, Oli devrait passer à proximité de l’île de Scilly, avant de poursuivre sa route entre l’archipel de la Société et l’ouest des îles Australes
- Parallèlement, un système dépressionnaire indépendant d’Oli doit générer des conditions météorologiques très dégradées sur le nord des Tuamotu
Parallèlement, un système dépressionnaire situé hier par 14,3° sud, 147° ouest doit générer des conditions météorologiques très dégradées sur le nord Tuamotu avec de fortes pluies et des coups de vent, pouvant atteindre 110 km/h en rafales aujourd'hui. Un phénomène indépendant d’Oli. Le haut-commissariat a décidé de passer en alerte orange pour l'archipel de la Société et des Australes. Cette alerte est déclenchée lorsqu'un phénomène cyclonique est susceptible de concerner la Polynésie française dans un délai de moins de 48 heures.
Le haut-commissariat appelle à la prudence et recommande notamment de se tenir informé en écoutant la radio ou tout autre média, de disposer de provisions d'eau et d'aliments pour un à deux jours et de protéger les toitures ainsi que les baies vitrées.
Le dernier épisode cyclonique traumatisant en Polynésie française remonte à la saison chaude 1997-1998, avec huit cyclones tropicaux caractérisés. Auparavant, quatre cyclones tropicaux ont touché les îles en 1982-1983. La Polynésie française semble relativement épargnée par les cyclones, grâce à sa position très orientale dans le Pacifique, dans une zone où les eaux sont relativement froides. Les cyclones se développent sur le fenua principalement lors des phases importantes du phénomène El Niño, qui pousse les eaux chaudes vers l'est du Pacifique.
JH

Les cellules de crise sont maintenues
Tearii Alpha, ministre de l’Équipement, maintient la cellule de crise de l’Équipement face à l’éventuel danger que représente la dépression Oli. Cette cellule de crise, intitulée Transport – Infrastructures – Logistique, est rattachée au poste de commandement du haut-commissaire. Elle a déjà mis à la disposition du public et des communes plusieurs numéros de téléphone en cas de sinistre : 46.83.06 ; 46.83.07 ; 46.83.08 ; 46.83.09 ; fax : 42.11.91 ; téléphone satellite : 00870.761.947.111 et 00881.621.420.524 ; e-mail : cellule.crise1@equipement.pf ou cellule.crise2@equipement.pf.
La cellule est également joignable, en cas de coupure des communications téléphoniques par l’intermédiaire de la VHF dont disposent les agents. Voici les numéros d’urgence des subdivisions de l’Équipement : Australes : chef de subdivision : 93.23.28 ou 73.08.24 Marquises : chef de subdivision : 92.03.72 ou 29.21.54 îles Sous-le-Vent : chef de subdivision : 60.26.07 ou 78.22.15
PACIFIQUE
Oli menace aussi les îles Cook
Une alerte cyclonique due à Oli, accompagnée d’avis de vents forts et potentiellement destructeurs, a été lancée hier pour les îles du Nord des Cook, et en particulier celles de Pukapuka, de Nassau et de Suwarrow. La puissance d’Oli dans cette région est évaluée en vents constants à plus de 90 km/h au centre du phénomène, avec des pointes à 110 km/h. La pression au centre du système est actuellement estimée à 985 hectopascals. Les risques d’inondation sont élevés pour les zones côtières, en particulier en raison d’un effet combiné de cette dépression et des fortes marées de la pleine lune. Dans les îles les plus directement concernées, à la suite de l’alerte relayée par les autorités locales, les habitants se sont une nouvelle fois mis à l’abri en s’éloignant le plus possible des zones côtières, vers des emplacements situés à l’intérieur des terres et plus en hauteur.







