Publié le mercredi 20 janvier 2010 à 10H40
NUCLÉAIRE. Bruno barillot, le délégué polynésien pour le suivi des conséquences des essais nucléaires, a présenté hier après-midi les conséquences des essais nucléaires sur les atolls de Moruroa et Fangataufa.
Le sénateur Richard Tuheiava, des représentants de l’assemblée, dont Tea Hirshon et Maina Sage, et des membres de l’association Moruroa e Tatou y ont assisté. “En décembre dernier, le délégué à la sûreté nucléaire Jurien de la Gravière a dit qu’en cas d’effondrement, il y aura le risque qu’il y ait une vague de 1,50 mètre. Les rapports de géologues commandités par la France disent que le risque de la vague est de six à huit mètres”, a décrit hier Bruno Barillot. “Le risque est donc différent pour les îles d’à côté.” Le délégué polynésien pour le suivi des conséquences des essais nucléaires a dénoncé “le système de désinformation qui est régulièrement développé ici”. “Un certain nombre d’autorités viennent soi-disant pour rassurer les Polynésiens alors qu’ils viennent pour leur mentir comme ils l’ont fait pendant 40 ans en leur disant que les essais étaient propres. Aujourd’hui, c’est le même discours qui continue”, a-t-il poursuivi. Bruno Barillot a également souligné que “la loi Morin n’est pas vraiment une reconnaissance de responsabilité”. “Ce qu’il faut exiger aujourd’hui du gouvernement français : c’est une responsabilité sur la santé et sur l’environnement à assurer”, at- il insisté.
L’association Moruroa e Tatou a par ailleurs annoncé hier qu’elle participera au second colloque international sur les conséquences des essais nucléaires sur l’environnement, qui se tiendra à Alger les 22 et 23 février prochains.
MT
Mélanie Thomas






