Publié le jeudi 24 décembre 2009 à 10H39
SÉTIL-AEROPORTS. Robert Maker, probable futur-ex président du conseil d'administration de la Sétil-Aéroports, n'accepte pas que l'État retire la gestion aéroportuaire à la Sétil pour la confier à Egis.
L’ESSENTIEL
- Robert Maker, 2e adjoint au maire de Faa'a, affirme que sa commune ne signera pas le protocole d'orientation stratégique pour l'aéroport de Tahiti-Faa'a proposé par l'État et soutenu par Gaston Tong Sang
- Il dénonce des “actionnaires parisiens déconnectés de la réalité du terrain” et assure que ce dossier est “hautement politisé”
- Robert Maker fournit aussi une explication confuse au sujet de son retard au rendez-vous au ministère de l'Outre-mer en novembre, lorsqu'il devait négocier le renouvellement de la concession pour la Sétil
L'État français envisage de confier, à partir de 2010 et pour 30 ans, la gestion de l'aéroport de Tahiti à Egis, une filiale de la Caisse des dépôts. Enfilant promptement sa casquette Sétil- Aéroports, Robert Maker s'énerve : “La société métropolitaine Egis aura la concession à ses risques et périls et, à terme, pourra se distribuer les dividendes générés par le travail de la Sétil et de ses 200 employés. Egis prendra peut-être un nom tropicalisé pour se fondre dans le paysage mais, désormais, les actionnaires de la plate-forme de Tahiti-Faa'a seront dans des bureaux parisiens à 20 000 km de là, déconnectés de la réalité du terrain.”
Comment en est-on arrivé à cette extrémité ? “L'État exige la stabilité de la gouvernance. Sur ce point, nous ne sommes pas bons”, reconnaît Robert Maker, qui compte “cinq directeurs en cinq ans et deux présidents du conseil d'administration rien que pour l'année 2008, Hiro Tefaarere et [lui]- même”. Mais ce proche d'Oscar Temaru renvoie aussitôt le gouvernement central dans ses cordes : “L'État n'est pas non plus impartial lorsqu'il nomme, au cabinet de Marie-Luce Penchard, l'ancien directeur de projet d'Egis-Bceom Pierre Marx, conseiller technique en charge du dossier de renouvellement de la concession Tahiti-Faa'a pour la société Egis.”
Enfin, au sujet de son retard en novembre à un rendez-vous au ministère de l'Outre-mer où il devait négocier le renouvellement de la concession à la Sétil, Robert Maker donne cette explication fort confuse, et pourtant écrite noir sur blanc sur un dossier de presse : “Le Medetom (ministère de l'Outre-mer, ndlr) m'avait informé que Mme Penchard ne me recevrait pas. C'est pourquoi, volontairement, je n'ai pas souhaité me rendre au rendez-vous. Toutefois, Olivier Jacob, ancien tavana hau, me suppliant de venir le voir, je m'y suis rendu avec du retard...” Robert Maker a assuré qu'il n'avait aucune information concernant son éviction et son remplacement à la tête de la Sétil- Aéroports.
Benoît Buquet
Benoît Buquet







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Commentaires anonymes
28/12/2009 à 10h56
Aita o Raromatai Ferry i maraa i te faatere hia e oe na, vaiho paha na te Hau metua e amo i taua ohipara, aitara e topatari to muri mai ia taua!
E'iaha e faahuanane mai ta outou i rave na, i te ie mahana te hinaaro nei tenunaa ia hau no te mea te iti noa tura te ohipa!
Maker tane a rave ta oe faatuhaaraa e tia ai!
Iaorana tatou i te ie matahiti e fà mai nei!
Commentaires anonymes
25/12/2009 à 02h35
"Nous irons à la confrontation directe avec l'État"
A faaea te haamaau ia tatou !!! on n'est pas foutu capable de gérer des sanitaires, et on veut gérer l'aéroport ... sans aucune compétence ... à un moment il faut prendre conscience de notre nullité ... e ere e pataraa poro !!!