“Mettre à profit le savoir local”

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Publié le vendredi 06 mars 2009 à 09H28

BIODIVERSITÉ. Pour protéger la biodiversité, la communauté scientifique réunie à Papeete préconise de mieux prendre en compte les connaissances empiriques des populations locales.

Serge Planes, le biologiste directeur du Criobe à Moorea, s’est chargé de faire le bilan de la session biodiversité, la plus prolifique du congrès : “La biodiversité terrestre et marine est gravement mise en péril. Une grande part de la biodiversité est en train de disparaître. De nouveaux outils doivent nous permettre de mieux évaluer la biodiversité : télédétection, géostations, codes barres ADN... Mais il est aussi nécessaire d’alimenter nos études taxonomiques (classification du vivant, ndlr) par les savoirs empiriques importants présents dans les communautés locales”. Il a insisté tout au long de sa présentation sur la nécessité de prendre en compte les savoirs des populations locales : “L’ethnodiversité a un rôle important à jouer. Il est nécessaire de collaborer avec les collectivités locales pour tenir compte des savoirs traditionnels”, a-t-il notamment prôné.

Le maintien des plantes autochtones permet de protéger la pollinisation

Un peu plus loin, son confrère Georges Remoissenet, du service de la Pêche de Polynésie française, ajoutait : “Le Pacifique constitue un réservoir de produits naturels, utiles pour la cosmétique ou la santé de l’homme. Les savoirs traditionnels locaux ont un rôle à jouer à ce sujet, les données empiriques permettant d’isoler des plantes bénéfiques à des fins médicinales sont fondamentales pour le développement industriel”. Les deux chercheurs ont aussi souligné le manque de connaissance de la biodiversité dans le Pacifique. La session consacrée aux espèces envahissantes a été “l’une des plus inquiétantes”, a commenté Georges Remoissenet : “Les espèces envahissantes sont une menace croissante pour l’écologie, l’économie et la santé humaine. Il y a un besoin de coopération internationale pour le suivi des espèces. Plusieurs exposés ont lancé des appels urgents pour la mise en place de nouvelles bases de données pour la gestion et la compréhension des espèces. On doit établir des passerelles entre les îles et les nations, on doit faire appel à des mécanismes de partage de données, des réseaux pour chercher des solutions en commun contre les espèces envahissantes. Nous avons entendu un exposé très intéressant sur le fait que le maintien des plantes autochtones permet de protéger la pollinisation dans les îles. Il faut en ternir compte dans les stratégies de gestion”.

Benoît Buquet

Benoît Buquet
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06/03/2009 à 20h04

Je dis bien " dépèchez-vous de trouver des locaux pour arriver à conserver et préserver la biodiversité locale, les vieux tahitiens ne sont plus une floppée qui restent, le jeune n'est pas capable de conserver ces biens puisque depuis les CEA/CEP ils ont perdu cette vertu et ses coutumes'' Pour garder les plantes médicinales de nos anciens on n'en trouvent plus beaucoup envahi par le ''miconia le tulipier du gabon'' etc... Dépêchez -vous de trouver les tahitiens qui ont encore le savoir local. C'est ce qui me désespère c'est que le jeune ne veut plus de nos coutumes ils préfèrent plus les bruits des rapeurs que leur vraie musique qui a plus de rythme. Voilà toujours des déboires. Bon week-end quand même.

Légal

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