“Libérer le peuple Maohi”

9 contributions

Publié le lundi 26 juillet 2010 à 11H26

RELIGION. Hier a eu lieu la cérémonie d’ouverture du 126e synode de l’Église protestante maohi, qui cette année entend se pencher sur le réchauffement climatique, la libération du peuple maohi, la retraite des pasteurs ou encore la parole de l’Église face aux défis de la société.

Le 126e synode de l’Église protestante maohi a débuté hier, par le culte d’ouverture à la salle omnisports de Tautira. Tous les représentants des arrondissements étaient présents, les fidèles du premier arrondissement ainsi que le gratin politique : Gaston Tong Sang et ses ministres, Gaston Flosse, Tarita Sinjoux ou encore le haut-commissaire. Tous ont assisté au culte rythmé par les prières, les chants, les guitares et ukulele ; un culte animé par les jeunes des paroisses locales et par des jeunes de Nouvelle-Calédonie, de France et d’Australie.

Cette cérémonie marque le début des travaux de l’Église protestante maohi. Jusqu’à samedi, tous se pencheront sur divers sujets, le principal thème retenu cette année est les changements climatiques. “C’est quelque chose qui nous concerne tous, surtout dans le Pacifique. Nous avons des concitoyens qui sont touchés de près comme les habitants des Tuamotu, où il y a des risques de montées des eaux”, explique Taarii Maraea, président de l’Église. “Nous voulons également aborder les sujets de répartition des richesses, des zones habitables… Il faut que les hommes se mettent face à la réalité. Il est donc important de voir comment nous, nous traitons l’environnement et la question de la création aujourd’hui. Est-ce que nous sommes des gens responsables ? C’est ce qu’il faut se demander et se demander comment faire”.

Et comme à chaque synode, l’Église ne manque pas de s’adresser aux politiques. L’an dernier, sans mentionner la loi Morin, le synode a exprimé clairement qu’il exigeait plus que ce que proposait la loi. Il avait également tapé sur les doigts des hommes politiques du fenua, condamnant leurs “marchandages”, source de l’instabilité politique. Les hommes politiques n’ont pas échappé hier aux critiques des protestants. “Je pense que c’est aussi le rôle des Églises, pas de faire de la politique, mais de regarder ce qui se passe dans notre pays. Rien ne nous empêchera de dire ce que nous pensons de la politique. Après, ils font ce qu’ils veulent mais ce n’est plus simplement l’Église protestante qui a quelque chose à dire, ce sont les déclarations de toutes les Églises du pays. Il faut que le politique arrête de faire n’importe quoi des fois”, lâche Taarii Maraea.

La libération du peuple maohi sera aussi au coeur des débats. “C’est la libération de l’homme, c’est comme cela qu’il faut le voir. Tous les peuples aspirent à être libre. Il ne faut pas mettre des étiquettes dessus ou y voir autre chose que la simple libération du peuple maohi. Ces questions, ces réflexions sont mises à jour tout le temps. C’est une question de dignité humaine et non politique. Ce n’est pas une libération politique”, insiste le président de l’Église avant de préciser que le terme “est connoté” et que “notre travail est de mener une réflexion pour désenchanter le terme”. Le religieux constate que “la libération est un terme qui est tellement galvaudé que cela ne veut plus rien dire”.

Outre cette question, l’Église protestante maohi abordera le partenariat entre elle et l’Église évangélique en Nouvelle-Calédonie et les îles Loyautés, la retraite des pasteurs ou encore la parole de l’Église face aux défis de la société. “Nous nous pencherons aussi sur la jeunesse, la jeunesse a besoin de nous. Elle a besoin que nous leur donnions des outils pour la vie. Cette générationlà doit se construire dans de meilleures conditions”, conclut Taarii Maraea.

JH

Jenny Hunter
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Commentaires anonymes

27/07/2010 à 18h00

@ honugirl :

http://www.naturlux.be/pdv-rel.html

bravo !

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27/07/2010 à 15h45

Pfff... ces gens-là et leurs collègues des autres confessions sont les professeurs de tartufferie de tout un pays. Qu'on les jette à la mer, on verra bien si ça fait monter le niveau de l'océan.

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27/07/2010 à 08h17

Pas sur que ces politiques laïques soient venus au culte de cette "église" s'ils avaient vu le programme salé de dénigrement de leurs fonctions par ce Taari Maraea (élu par personne, lui)!
Les marquisiens ont déjà annoncé qu'ils ne voulaient pas des futurs réfugiés climatiques paumotus, qu'en faire ? Les conclusions de ce "synode" seront surement intéressantes à lire ...
> Si toutes [b]les églises[/b], donc sectes, du pays pensent comme ça,on est mal barré ! Ça sent le retour au moyen-âge ! Au secours Sarko, les intégristes reviennent ! Vite un texte anti [s]burqa[/s] goupillon !

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27/07/2010 à 08h09

Il faut libérer le peuple maohi et permettre à tous ceux qui se sont précipités en Nlle Zélande, Australie, USA, France de rentrer enfin dans leurs îles pour vivre heureux .

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26/07/2010 à 20h12

Les eglises recuperent les tunes du gouvernement (Voir article dans Tahiti today )plus les quetes pour que les prieres puissent monter au ciel,et etre entendues par Dieu. Mais en retour , nada,rien ,niet,pas un miracle pour nourir les pauvres,les malades les enfants etc...
Maintenant que je lis Science et Vie, je sais ou passe tout ce pognon
et mis la bible de cote.

Commentaires anonymes

26/07/2010 à 20h06

105 ans de retard, donc, dans l'application de la loi sur la séparation des églises et de l'état en Polynésie, semble-t-il (je suis un observateur extérieur, résidant en Nouvelle-Calédonie): [i]étaient présents ...ainsi que le gratin politique : Gaston Tong Sang et ses ministres, Gaston Flosse, Tarita Sinjoux ou encore le haut-commissaire[/i].

[i]La libération du peuple maohi sera aussi au coeur des débats.[/i]
Fichtre !
Dommage, surtout, que la libération des peuples vis à vis des religions et sectes ne soit pas à l'ordre du jour dans votre beau pays, si attachant par ailleurs.

Commentaires anonymes

26/07/2010 à 18h37

Tout cela est plein d'ambigüité! Qui a plus oeuvré pour la destruction de la culture Maohi?
Les découvreurs? Les premiers administrateurs, gouverneurs et autres colons, commercants, aventuriers de tout poil?
Non.

Ce sont les missionnaires qui ont construit les églises avec les pierres des marae, qui ont "fait honte" aux femmes de leur (presque) nudite, qui ont interdit les danses, brulé les statues de bois, brisé celles de pierre, chassé ou converti les prêtres.
Ils ont apporté la parole et la loi de leur Dieu, dira-t-on. Sans doute mais au prix de la destruction de la culture Maohi.
Pourquoi est-ce un sujet tabou?

26/07/2010 à 16h36

Quoi de plus fédérateur et plein de bonnes intentions, que de prétendre lutter contre les catastrophes climatiques et contre l’épuisement de notre belle planète ? Qui pourrait s’opposer à cela sans être traité d’inconscient et d’égoïste...8)

Commentaires anonymes

26/07/2010 à 15h20

Libérer le Peuple maohi de quoi? Sinon de ses propres démons que sont les membres de la classe politique actuelle.

Légal

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