“Je me prostitue pour manger”

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Publié le lundi 25 janvier 2010 à 11H42

PHÉNOMÈNE. Les rues de Papeete comptent aujourd'hui plus d'une centaine de prostitué(e)s. Ils sont de plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes. Une étude commandée par la mairie de Papeete révèle que “la prostitution de rue est liée à des raisons économiques”.

L’ESSENTIEL

  • Pour le sociologue Christophe Serra Mallol, actuellement la prostitution “c'est de l'alimentaire. De la prostitution de misère. De la prostitution économique tant chez les hommes que chez les femmes”
  • Sans compter les raerae, on dénombre un peu plus d'une quinzaine de jeunes hommes et plus de 25 femmes
  • Associations et sociologues s'accordent à dire qu'il faudrait “encadrer la prostitution” qui ne va aller qu'en s'accroissant
Talons hauts, minijupe, décolleté aguicheur, petit sac-à-main, c'est la tenue de “travail” de Samantha. Tous les soirs, elle arpente les rues de Papeete à la recherche de clients. Sonmétier : prostituée. Plutôt “vendeuse de charme et de rêve” comme elle aime se le répéter. À Papeete, actuellement on recense plus d'une centaine de prostitué(e)s. Hommes, femmes ou encore raerae vendent leur corps. Pourquoi et comment expliquer ce phénomène ? Selon Christophe Serra Mallol, professeur à l'université de Polynésie et sociologue venant de réaliser une étude sur le sujet : “Il n'y a rien de spécifique à Papeete. Cela s'observe dans toutes les grandes villes du monde”. Toutefois, en Polynésie, il faut différencier la prostitution des raerae de la prostitution des hommes et des femmes. Et ce n'est pas une mince différence. “Les hommes et les femmes, c'est plus une raison alimentaire. Les jeunes hommes sont en majorité des garçons qui sont à la rue et qui sont livrés à eux-mêmes. Ils ont eu des problèmes familiaux ou autres et la prostitution c'est de l'argent facile. Chez les femmes, il y a quelques sans-abri mais il y a aussi des jeunes femmes qui sont mères de famille et qui viennent de quartiers défavorisés ou des districts, pour arrondir un peu leur fin demois. C'est de l'alimentaire. De la prostitution de misère. De la prostitution économique tant chez les hommes que chez les femmes”, explique Christophe Serra Mallol. Une dure réalité donc liée à des raisons économiques.

Actuellement, dans la rue, ils sont de plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes. Une concurrence farouche s'est instaurée. À chacun son quartier et sa zone. “Il y a des lieux pour la prostitution des garçons, des filles et des jeunes raerae ou encore des raerae plus âgés. Ces lieux sont bien identifiés par les clients. Les nouveaux arrivants sont donc obligés de se mettre ailleurs et c'est pour cela qu'on les voit davantage aujourd'hui. Ils se mettent dans les quartiers où ils peuvent”, analyse le sociologue. Résultat, avec le jeu de l'offre et de la demande et la crise économique, les prix des prestations ont été revus à la baisse. Mais ce qui inquiète davantage le sociologue, c'est l'arrivée de jeunes garçons sur le marché de la prostitution. “On a vu arriver que très récemment les jeunes garçons. Aujourd'hui, ils sont obligés de se prostituer pour pouvoir manger. Sauf qu'ils souffrent d'une double stigmatisation parce qu'on les considère comme des putains, des prostituées et en plus comme des homosexuels. Ils ne sont pas homosexuels mais sont tenus à des rapports homosexuels. Et l'homosexualité masculine en Polynésie est encore mal vécue. On accepte une certaine part d'homosexualité, des mahu et raerae, mais c'est tout. C'est pour cette raison que ce genre de prostitution est plus mal vécu pour eux”. “Les gens me regardent comme si j'étais une bête de foire des fois. J'ai honte de ce que je fais mais à vrai dire après avoir retourné le problème maintes et maintes fois, je n'ai pas eu le choix. Des copains m'ont dit qu'ils tapinaient un peu pour survivre. J'ai suivi et je n'en suis pas fier”, raconte Ioane, un jeune prostitué de 17 ans.

Du côté des forces de l'ordre, on rappelle que le racolage est interdit tout comme le proxénétisme. Sauf que la prostitution elle, ne l'est pas. “Pourma part, si je ne faisais pas le trottoir, c'est simple, mes enfants ne mangeraient pas. Donc pour moi, heureusement que c'est pas encore interdit”, lâche Delphine. Pour Christophe Serra Mallol “Il faudrait encadrer la prostitution et monter des actions de prévention”. Et pour cause : “La prostitution de rue est liée à des raisons économiques et étant donné la situation économique et sociale du Pays cela ne peut qu'augmenter. Exactement comme la situation des SDF. Cela ne va aller qu'en s'accroissant”. C'est pour cette raison qu'aujourd'hui, une association Te Torea travaille d'arrache-pieds pour tenter de sortir ces personnes de cette situation Une poignée d'éducateurs spécialisés est régulièrement sur le terrain pour discuter avec ces personnes et les prévenir notamment des risques sanitaires et sociaux qu'ils encourent. “Ce n'est pas un travail facile”, reconnaît Heimata Terorotua. Aussi chaque premier jeudi dumois, une soiréeMST est organisée au sein de l'association afin de répondre aux questions des prostitué(e)s, de leur offrir un repas chaud et éventuellement leur proposer des dépistages HIV. “C'est aux pouvoirs publics de réagir. Mais je ne pense pas que cela soit leur priorité”, conclut Christophe Serra Mallol.

JH

Entretien Christophe Serra Mallol, sociologue

“La prostitution de rue liée à des raisons économiques”

Vous venez de terminer une étude sur la prostitution.

“Oui, mon étude se limitait à la prostitution de rue à Papeete. C'est un sujet qui m'a été commandé par la mairie de Papeete. En 2007, j'ai fait une étude sur les sans-abri et je me suis rendu compte qu'il y avait des personnes SDF justement qui se prostituaient pour gagner un peu d'argent, donc cela m'a intéressé.” Qu'a révélé cette étude ? “Notamment qu'il y a une centaine de prostitué(e)s de rue à Papeete, aussi bien des garçons, des filles que des raerae. La majorité des personnes que j'ai rencontrées sont des raerae soit un peu plus de la moitié. ensuite j'ai rencontré quelques femmes et hommes mais ils sont minoritaires par rapport aux autres.”

Comment peut-on expliquer ce phénomène de prostitution ?

“Il n'y a rien de spécifique à Papeete. Cela s'observe dans toutes les grandes villes du monde. On dit que la prostitution est le plus vieux métier du monde, cela doit être faux, cela doit être berger. Mais bon, les relations vénales femme et homme ont toujours existé. Papeete étant le chef-lieu de la Polynésie française, cela est un peu normal. Et puis traditionnellement, toutes les prostituées nous disent que leurs clients étaient surtout des militaires ou des popa'a militaires, marins, gendarmes...”

Peut-on parler d'une possible réinsértion ?

“Si la société le veut oui. Si une personne est à la rue depuis six mois et qu'on lui donne les moyens de le faire, soit une formation ou autre, elle peut s'en sortir. Parce qu'il ne faut pas croire mais les personnes nous disent avoir honte de faire cela. C'est pas un plaisir pour elles de se prostituer contrairement à ce que l'on peut croire. Il y a un marché certes, il y a une demande et elles ont besoin d'argent. C'est de l'argent entre guillemet facilement gagné mais il n'est pas si facilement gagné que cela. Je les ai suivies et parfois, elles restent 7 heures debout en espérant avoir un, deux ou trois clients et ce sont des clients qui vont leur rapporter 5 000 Fcfp normalement mais qui discutent les prix avec la crise économique. Donc au mieux, elles vont gagner 10 000 Fcfp en restant debout pendant 7 heures. Le tout en étant injuriées par la société. On vous jette des canettes dessus. La violence est l'un des mots qui revient le plus souvent dans la bouche des prostitué(e)s. Les jeunes ont plus de chance de s'en sortir, pour ceux qui font le trottoir depuis longtemps en revanche, c'est beaucoup plus difficile. La rue leur laisse des horaires assez libres avec la possibilité, selon leurs moyens, de travailler ou pas. Elles ne travaillent pas le jour, n'ont pas le même rythme et s'organisent comme elles veulent. Et puis il faut dire que ce n'est pas une simple réinsertion économique. Derrière, il y a un gros travail à faire parce que ces personnes souvent sont victimes de violence. C'est un travail psychologique de fond qu'il faut faire et il faut se donner les moyens.”

Qui dit rue, dit risques ?

“Les raerae se protègent quasiment toujours et sont très bien au fait des MST et des maladies vénériennes. Ce n'est pas du tout le cas pour les garçons ou les filles. Ces derniers ont des rapports sexuels non protégés et s'exposent à tous les dangers. Mais il ne faut pas oublier la violence qu'ils subissent tant de la part des clients mais aussi des gens qui passent.”

La situation peut-elle s'arranger ?

“La prostitution de rue est liée à des raisons économiques et étant donné la situation économique et sociale du Pays cela ne peut qu'augmenter. Exactement comme la situation des SDF. Cela ne va aller qu'en s'accroissant. La prostitution n'est pas illégale en France, c'est le proxénétisme qui est interdit. Donc je pense qu'ici il faudrait encadrer cela et monter des actions de prévention.”

Plus de prostitué(e)s et des tarifs qui baissent

Les rues de Papeete comptent près d'une centaine de prostitué( e)s. Au total, associations et chercheurs ont recensé environ une quinzaine de garçons, 25 femmes et 50 à 60 raerae. Les tarifs eux varient selon les prestations. Actuellement une passe se monnaie entre 5 000 et 15 000 Fcfp. Cependant, crise économique oblige, les clients arrivent à négocier en deçà les tarifs soit par exemple une fellation à 1 000 Fcfp. Si la majorité des prostitué(e)s sont majeurs, plusieurs mineurs ont été répertoriés ces derniers temps. Les clients eux sont de toute catégorie sociale et de toutes les tranches d'âge. Il est noté toutefois une plus grande proportion de clients français.

HEIMATA TEROROTUA, chargé de projet du club de prévention spécialisé

Quel est le but de votre association ?

“Nous sommes l'association Te Torea, nous gérons une équipe d'éducateurs spécialisés. Au total nous sommes onze. Notre rôle est de faire des actions de préventions du public de rue, à savoir les prostitué( e)s, un travail sanitaire de prévention en faveur essentiellement des SDF. Chaque année, nous recensons la population qui se prostitue. L'année dernière, nous avons ainsi répertorié les raerae, les filles et les garçons qui s'adonnaient à la prostitution. On peut noter qu'il y a beaucoup de majeurs mais aussi des mineurs. Le club de prévention, par le biais du financement du ministère de la Solidarité, met en place des actions pour aller à la rencontre de ce public-là. À partir de là, nous, on rencontre les partenaires sociaux et mettons en place des rencontres. Sur place, nous avons recensé une quinzaine de garçons, à peu près 25 filles et 50 à 60 raerae. Ensuite il y a de toutes les tranches d'âge.”

Comment ces personnes en sont arrivées là ?

“À un moment donné, ces personnes ont cherché du travail ou un logement dans la mesure de leur moyen et n'ont rien trouvé. Elles se retrouvent donc à la rue et avec les connaissances qu'elles tissent dans la rue et qui se prostituaient déjà, elles s'y mettent petit à petit. Ces personnes leur disent qu'elles vont perdre un peu de leur dignité mais qu'en revanche elles vont se faire 10 000 Fcfp facilement et pouvoir manger. Les garçons mineurs souvent s'y mettent pour pouvoir s'acheter à boire et à manger.Mais il faut dire qu'en premier c'est de la drogue et de l'alcool qu'ils achètent. Il ne faut pas leur jeter la pierre mais avoir un regard différent. Nous, nous sommes dans la société et pensons avant tout à s'alimenter sauf qu'eux sont en rupture avec la société et que ça leur donne un peu de courage pour se remettre sur le trottoir. Ils vivent dans la rue souvent dans des conditions inacceptables et cela leur permet de tenir le coup. Après, cela devient une habitude.”

Combien ces personnes gagnent-elles ?

“La passe coûte de 5 000 à 15 000 Fcfp selon les actes et certains peuvent se faire 300 000 à 400 000 Fcfp par mois.”

Pensez-vous qu'il soit difficile de les réinsérer dans la société après ?

“Oui complètement. De plus ces personnes ne vivent plus dans la société et sont vraiment en marge. Certains ont envie de faire autre chose et de s'en sortir mais pour faire quoi ensuite ? Ils vivent selon les règles de la rue. Nous essayons de les ramener dans la société, de les rassurer et de leur redonner confiance. Mais c'est très difficile parce que ces gens n'ont pas eu le choix et c'est pour cela qu'ils ont fini dans la rue. Parce qu'au final ils ont choisi entre la rue et quoi ? Eh bien rien. Quand on fait un choix, on le fait entre deux choses, là il n'y avait pas d'autres alternatives. Ils ont quitté notre société et ont créé une autre société qui est la rue. La question qui se pose maintenant, c'est de savoir si la société leur donne aussi les moyens de revenir au sein de notre société. La société va dire oui, qu'il y a soit le Sefi, soit des centres d'accueil, le CFPA et autres mais il faut avoir des qualifications et ces personnes n'ont rien trouvé parce que la majorité d'entre elles n'ont pas de qualification. Donc en théorie, elles peuvent se réinsérer mais de toute façon, elles se feront toujours plus d'argent dans la rue et les démarches administratives sont parfois tellement lourdes que beaucoup baissent les bras. Ils n'ont plus confiance dans la société.”

Témoignages

MOEA “Je ne suis pas une pute, mais certainsme payent”

“Je viens d'avoir 18 ans. Je suis tombée enceinte par accident et mes parents n'ont pas vraiment de quoi payer pour mon bébé. Un soir, je suis allée en boîte de nuit et je suis tombée sur un mec dont je pensais être tombée amoureuse. Il m'a payé un verre, on a discuté ensemble toute la soirée. Nous sommes rentrés chez lui, je lui ai parlé de ma petite fille et de ma vie. Il m'a écoutée. Nous avons fait l'amour et après il m'a donné un billet de 5 000 Fcfp. Je savais pas pourquoi c'était. Je voulais lui rendre, il m'a dit non. En même temps, j'en avais besoin pour bébé. C'était la première fois qu'on me payait. Je ne suis pas une pute mais depuis, c'est vrai que certains me payent après. Je me sens mal mais je ne leur ai rien demandé. Je ne tapine pas comme des copines. S'ils veulent me donner, tant mieux.”


SANDRA “J'aimon petit réseau de luxe”

“La première fois, j'accompagnais ma colocataire. J'ai 20 ans et suis sans emploi. Elle m'a demandé si je voulais me faire 30 000 à 40 000 Fcfp facilement sans coucher et j'ai demandé ce que c'était, elle m'a répondu juste hôtesse à une réception. J'ai dit oui. À mon arrivée, nous étions plus que des hôtesses. On était des escort girls. Si on voulait se faire payer plus, les clients nous présentaient leur chéquier avec un minimum de 100 000 Fcfp la nuit. Depuis j'ai mon petit réseau de luxe si on veut où je ne vois que très rarement mes clients mais qui apprécient ma compagnie."


TAMA “J'avais besoin de sous”

“Je suis parti de chez moi très tôt. Mes parents de toute façon s'en fichent, on est tellement nombreux à la maison avec mes frères, mes soeurs, mes taties et tontons. Du coup, ben je vais plus à l'école et je suis avec des copains à gauche à droite. Pour finir, y a un vieux un jour qui nous a proposé de nous payer contre une pipe. J'avais besoin de sous et voilà. J'ai honte et personne ne sait ça à part des copains qui font comme moi. C'est pas facile pour nous, surtout quand on nous traite de pédé mais c'est pas un choix, c'est juste le moyen pour nous de manger.”


KALANI (raerae) “Les clients discutent les tarifs”

“Depuis que je suis petit, je me sens comme une femme. En grandissant, j'ai compris que ce n'était pas mon corps. Dieu s'était peut-être trompé (rires). En tout cas, des copines qui faisaient déjà le trottoir m'ont initié. J'avoue que c'était plutôt stimulant au départ. Bon, c'est pas toujours facile et drôle surtout quand il y a des cons qui nous insultent ou qui nous balancent des trucs. En ce moment en plus, on est de plus en plus dans la rue et du coup, les clients maintenant discutent les tarifs. Heureusement que maintenant on a quelques habitués, ça me fait en quelque sorte un fixe par mois. En tout cas, moi je sais que je ferai pas ça tout le temps. Une fois que je serai opéré et que je trouverai un travail 'normal', j'arrêterai.”

Jenny Hunter
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06/02/2010 à 23h56

Personnellement je critique lCEA/CEP ce sont eux qui ont amené toute cette pauvreté chez moi à Tahiti, les Iles sont moins touché, Miconia var voir aux iles sous le vent ou aux marquises ou aux tuams s'il y a de la prostitution dans les rues des villes ou villages. En France oui tu trouveras de la prostitution dans toutes les villes et même dans des petites aglomérations de part mon métier à Paris j'ai pu visiter la France entière et j'enai vu des très bonnes choses mais aussi de très vilaines et morbides choses. Je crois qu'il vaut mieux ne pas en parler j'avais un employé qui habitait Sarcelles qui me disait que dans son immeuble des pères de familles fasait le proxénète pour sa femme et ses filles .
A one two two. un eros center à tahiti, avant l'arrivée des blancs chez nous il y avait environ 400.000 habitants (Voir Bougainville Temaru avait raison) et lorsque je suis parti nous n'étions plus que 55.000 personnes . Toutes les maladies qui sont arrivées chez nous et ça c'est prové les gens des bateaux ont toujouirs amené des maladies dans leur cargaison (Tuberculose, cancer et surtout grippe espagnole) qui a massacré les tahitiens.
Bon dimanche quand même.

Commentaires anonymes

26/01/2010 à 10h40

Pas d'hypocrisie messieurs les censeurs. Pour faire rentrer des devises, ouvrez un Eros center à Papeete, cela distraira les touristes et c'est certainement plus sain que le paka!!!

Commentaires anonymes

26/01/2010 à 07h26

si il a eu de la pauvreté a tahiti c'est plutôt de la faute a ses dirigeants,et de toute façon aucun pays développé ne passe a travers la prostitution, elle existai bien avant jésus,faudrait arrêter de tout mettre sur le dos du CEP, on vas finir par croire qu'il n'y a que des saint a tahiti et ce n'est pas le cas! "balayons devant notre porte avant de critiquer sans arrêt"

26/01/2010 à 06h04

Voilà les bienfaits du CEP/CEA. En partant en 1950 en France pour poursuivre mes études il n'y avait pas de prostituées dans les rues de Papeete. Mais en rentrant à Tahiti en 1982 j'ai vu tous les dégats que le CEA/CEP a produit ici dont la prostitution dans les rues de Papeete j'ai été déçu de cette situation,quand on est venu me faire des propositions pour entrer dans un parti politique(nous sommes arrivés le 23 Août 1982 mon épouse a été contacté pour entrer dans une étude d'avocat et moi le 25 on m'a contacté pour entrer dans un groupe politique mais j'ai refusé) Ce contact m'a donné envie de connaître un peu plus la vie Politique et Economique de mon PAYS et j'ai été abasourdi de constater la pauvreté qu'a installé le CEA/CEP, malgré les milliards déversés ici par le Ministère de la Défense et l'Indexation exhorbitante des salaires des Expatriés métropolitains le SMIG du polynésien n'était que de 17.000 frs mais les salaires des expatriés surfaient entre 150.000 et 300.000frs cp. Mais en peu de temps, lorsque nous avons eu le statut de 1984 et que Gaston Flosse est devenu président du Pays là les salaires ont augmenté rapidement et la vie là, a été la cata de 22.000 ça sauté à 57.000puis en 1987 à 77.000 ensuite ça n'a plus cessé d'augmenter et ce jusqu'à aujourd'hui 145.300frs. Mais où nos politichiens ont pêché c'est que comme toujours '' Charité bien ordonnée commence par soi-même''ils n'ont pensé qu'à leur poche, pourtant la vie devenant de plus en plus chère et ne créant aucun emploi c'était évident que la vie allait devenir très difficile pour mes compatriotes surtout pour ceux qui venaient des iles et qui se sont entassés à Faa'a, et le grand Papeete. Notre problème c'est que nous avons une superficie de 4.000km2 répartie sur un peu plus de 110 iles et sur une surface Maritime de 5 millions de Km2 qui équivaut à l'Europe. Donc nous n'avons pas su exploiter cette surface maritime pour créer des emplois ; La répartition des archipels qui commencent au Tropique du Capricorne mais qui descend presque aux 40ièmes rugissants .Par nos importations massives nous nous sommes carrément pas occupés des problèmes que pourraient apporter ces produits importés (mouches des fruits, numicides etc...) l'archipel de la Société est infesté par cette vermine qui nous handicapent pour la consommation de nos fruits et de nos vivriers. Donc il fallait penser faire rentrer les iliens chez eux et leur créer des emplois dans le Primaire. Aux Marquises créer des vergers puisque cet archipel n'est pas touché par la vermine de la Société . Les Tuamotus créer des élevages de poissons, fermes de Nacre perlière mais attention à la pollution des lagons, langoustes, bénitiers etc... Coprahculture pour le raffinage de l'huile et le biocarburant.
Les Australes, culture des légumes et certains fruits Européens mais attention aux salaires et aux frais tout celà est à étudier très calmement mais pas par nos rigolos qui sont à l'APF mais par nos jeunes qui font des études appropriées et non plus faire que du droit pour entrér dans la fonctioin publique et les services mais pour créer des entreprises. mai avant tout baisser l'indexation des expatriés et les salaires. Il y a du boulot à faire je vous souhaite du courage.
Voilà chers compatriotes mes idées bonne journée à tous et toutes.

Commentaires anonymes

25/01/2010 à 18h03

On voit mal comment il pourrait y avoir d'autres raisons qu'économiques!!
Ce n'est pas pour ta b... puante qu'elles sont sur le trottoir !

Commentaires anonymes

25/01/2010 à 17h25

Il y en a d'autres, c'est à l'assemblée qu'ils se prostituent : au plus offrant !
:o;D

Légal

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