Publié le jeudi 13 août 2009 à 10H03
ATELIERS 1, 2, 4, 5 ET 6. Élue au conseil municipal de Papeete, Régina Suen Ko est aussi membre de No Oe e te Nunaa. Elle participe en tant que responsable de l’atelier 6 pour le parti de Nicole Bouteau et suit d’autres ateliers à titre personnel.
L’ESSENTIEL
- Très engagée dans No Oe e te Nunaa, elle a été désignée responsable de l’atelier 6 pour rendre compte des débats aux autres membres du parti
- Elle préconise la révision de la loi électorale comme mesure première pour redonner des bases saines à la situation politique du Pays et aider la Polynésie à dépasser la crise de structure qu’elle traverse
Où en sommes-nous ?
Pourquoi avez-vous décidé de vous inscrire aux états généraux ?
“Je voulais d’abord y participer en tant que simple citoyenne car je trouve les débats très enrichissants et j’estime que c’est une opportunité que l’on nous donne de pouvoir nous exprimer et que la société civile a le devoir de saisir cette chance pour ne pas dire ensuite ‘ah bah non, ce n’est pas ce qu’on voulait’. Il faut que les Polynésiens participent pour que les résultats des états généraux soient fidèles à ce qu’ils souhaitent voir se mettre en place. Dans un second temps, on s’est débrouillé au sein de No Oe e te Nunaa pour désigner un responsable par atelier, qui puisse rendre compte des débats –pour ma part, je suis responsable de l’atelier 6. De cette manière, on va pouvoir faire des propositions au sein du parti à l’issue des états généraux. J’ai aujourd’hui 43 ans, je suis mère de deux enfants et j’ai envie de mettre en place une feuille de route que les prochains gouvernements pourront suivre pour diriger notre pays dans de meilleures conditions dans les prochaines années.
Où allons-nous ?
Quels caps souhaitez-vous voir se fixer ?
“On nous parle de la crise mondiale mais ce que traverse actuellement la Polynésie n’est pas lié aux effets de la crise économique mondiale. C’est une crise de structure que traverse le Pays. Ça fait des années que la loi électorale est taillée pour un seul homme. Je crois qu’il est urgent de reposer des bases saines au niveau politique. La première mesure à prendre est de réviser cette loi électorale et de faire en sorte de pouvoir dégager aux prochaines élections une majorité stable (que ce soit d’un seul groupe ou de plusieurs partis), qui soit représentative de toute la population. Ça passe forcément par le renouvellement de la classe politique car ceux qui font et défont les majorités sont les mêmes depuis des années et l’on voit bien que ça ne change pas. Mais il faut aussi qu’il y ait une prise de conscience de la part de la population car on a que les élus que l’on mérite et si on réélit les mêmes à chaque fois, on ne sortira pas de la situation dans laquelle on est… Sans parler de tout l’argent que l’on gaspille à chaque changement de gouvernement. Je pense aussi qu’il faut une plus grande concertation, des élus, de la population, lors de la mise en place de projets. Il faut pouvoir les adapter à l’échelle du pays. On ne peut pas implanter des projets nationaux sans prendre en compte les spécificités de la Polynésie et la population a son mot à dire. À Fatu Hiva par exemple, si on avait consulté les anciens, ça aurait évité de construire un quai qui est aujourd’hui sous l’eau à marée haute. Il faut aussi que les projets soient pensés sur la durée et plus seulement à court ou moyen terme. On a tendance à être un peu trop laxiste. En ce qui concerne la culture plus spécifiquement, je crois qu’il est important de ne pas la réduire au chant, à la danse et à la langue. C’est beaucoup plus que cela. Ça inclut notre manière de ressentir les choses, notre façon d’être, tout ce qui est immatériel… Et le budget alloué au secteur depuis dix ans n’est pas assez conséquent. Il ne s’agit pas seulement de dire qu’il faut promouvoir la culture, il faut aussi se donner les moyens de la faire vivre et de la développer. Il s’agit de mettre en valeur les singularités des différentes ethnies de Polynésie, les valoriser et apprendre à en être fier. C’est ce qui nous permet de partager une volonté de vivre et d’agir tous ensemble.”
Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
Quelles mesures concrètes envisagez-vous dans un avenir proche ?
“On a beaucoup trop d’argent qui dort qui pourrait servir à lancer des projets importants. Pour ne citer qu’un exemple, on aimerait pouvoir mettre en place un conseil d’archipels car c’est souvent Tahiti qui prend les décisions pour les îles, néanmoins nous défendons la décentralisation. Cela implique forcément un coût. On a pensé réduire le nombre de représentants à l’assemblée territoriale de 57 à 41, passer de 15 à 11 ministres et mettre en place un cadre structuré pour chaque ministère. Certains fonctionnent avec trente collaborateurs, d’autres avec cinq, il faut remettre de l’ordre dans tout ça, revoir la structure des services publics pour faire des économies et pouvoir mettre en place des projets d’envergure sur la durée.”
Manon Hericher
Zoom
Après avoir obtenu son baccalauréat, qu’elle a présenté avec option tahitien, Régina a obtenu un diplôme universitaire de langues et civilisations orientales, spécialité reo maohi. En 1987, elle a passé le concours d’entrée dans l’administration en catégorie B. Depuis, elle est traductrice au service de traduction et d’interprétariat. Aujourd’hui, elle s’inquiète que ses enfants puissent découvrir la Polynésie qu’elle a eu la chance de connaître, forte de ses valeurs ancestrales. Son fils aîné de 22 ans fait actuellement ses études à Toulouse et ce n’est pas fait pour la rassurer quand il lui confie que l’instabilité politique, en plus de lui faire peur, ne le motive pas à revenir sur le fenua.








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15/08/2009 à 11h57
les solutions aux problèmes qui nous sont posés existent , mais il est difficile de les faire accepter à des politiques bornés et imbu de leurs personnes et que le peuple à choisi,
pour des raisons politiciennes , des raisons économiques et affairistes ect....
qui n'ont aucune envie de changer les choses ,
nous ne participons pas à ces états généraux , parcequ'il est d'une certaine manière biaisé dès le départ,
pourquoi demandé au peuple les solutions alors qu'on ne lui a jamais posé la question,
quand le pays est dans la mouise on fait appel au peuple ,
quand il fait beau le peuple on ne le voit plus , sauf pendant les élections,
nous serions curieux de voir la finalité de ces états généraux,
iotua,8)
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14/08/2009 à 22h06
"Les politiciens c'est comme les couches de bébé, il faut les changer souvent...pour les mêmes raisons."
Excellent, sauf que c'est pas écologique (et qu'en plus il faut les importer), faut mieux prendre des couches tissu lavables, mais peut laver les politiciens, bien qu'ils aiment se blanchir entre eux.
:D ;D
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14/08/2009 à 13h36
"Les politiciens c'est comme les couches de bébé, il faut les changer souvent...pour les mêmes raisons."
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14/08/2009 à 08h17
Iotua,
tu ne sais pas lire ?
Je n'ai pas trouvé cet inteview partisanne. Cette femme n'a pas parlé de No oe te nunaa tout au long de son interview. Au contraire elle a dit les choses que toi aussi tu ne veux pas reconnaitre. J'espère que es inscrit dans les ateliers des Etats Genéraux et que tu te lèves et parles comme tu le fais ici. Je pense que c'est plus facile pour toi de le faire ici car il y a la protection de l'anonymat et de l'écran. Tu n'es pas à découvert.
C'est ça aussi notre défaut, on parle dans notre coin, mais quand on nous donne l'opportunité de lever et de s'exprimer il n'y a plus personne. et quand tout est finin on revient pour critiquer par ce qu'on n'est pas d'accord.
Alors aujourd'hui, je vais faire comme cette femme qui est préoccupée aussi par l'avenir de ses enfants, je me lève et je vais participer à ces Etats généraux. Si toi tu préfères te cacher derrière ton écran c'est bien dommage car tu as des choses à dire.
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13/08/2009 à 22h34
"Ça passe forcément par le renouvellement de la classe politique"
Cela un bon moment qu'on en cause, mais on voit toujours les mêmes et ce depuis 20 ans.
:D
"Sans parler de tout l’argent que l’on gaspille"
Reconnaître que l'on vie au dessus de ses moyens est une chose, proposer du concret pour changer la situation en est une autre.
8)
Pour le reste quelles propositions concrètes sur les thématiques économiques ?
sur la réduction de la dépendance aux importations, sur la politique en matière de tourisme, sur le développement des entreprises,
pas grand chose en vérité, ce pays a besoin de politiques capables de pragmatisme, de vision et surtout capables de sortir de la culture du pito.
"il reste le ahimaa des 127 autres années coloniales qui restent à découvrir"
C'est vrai qu'avec le réchauffement climatique on est pas aidé !
;D
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13/08/2009 à 16h57
les états généraux tribunes de no oe e te nunaa ,
il faut arrêter de nous bassiner des formules de parti on va faire si , on va faire çà , demain vous serez au pouvoir les choses ne changeront pas ,
les états généraux çà n'est pas la place des idées des parti ,
ou les états d'âmes des uns et des autres ,
les état généraux c'est le grand déballage d'une situation coloniale et néo-coloniale qu'on n'aime ps citer ,
çà fait honte paï de dire colonial ou néo colonial,
qu'on a tous vécu et que nous voudrions changer et améliorer pour tout ceux qui veuvent vivre heureux dans ce pays ,
les états généraux c'est comme dirait mon père , c'est le ahimaa (four tahitien)de l'histoire des 40 dernières années qu'on déballe et découvre ,
sort de ce ahimaa de l'histoire toutes sortes de fumées d'odeurs , odeurs de fafaru , des oeufs pourris , des odeurs que nous n'avons jamais senti ,
et qui sont difficile à définir et auxquels nous voudrions trouver les fragrances qui cacheraient ses mauvaises odeurs ,
ces états généraux découvrent les odeurs ,
les fragrances n'ont pas encore été mis au point ,
le tahitien vivra toujours de son uru ,
le pain çà sera difficile nous n'avons pas de champ de blé ,
uru, coco , banane, manioc , igname ,plantez , plantez,
blé , maïs, riz ,pâte difficile de planter,
le ahimaa tahitien n'a pas encore dévoilé ,
il reste le ahimaa des 127 autres années coloniales qui restent à découvrir ,
et dont personne ne veut en parler,
iotua,
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13/08/2009 à 15h22
"On a beaucoup trop d'argent qui dort ..." , elle devrait dire "on a beaucoup trop d'argent détourné à récupérer".