Publié le lundi 01 décembre 2008 à 14H51
MAHINA. Le corps d'une jeune femme a été retrouvé vendredi soir dans la vallée de Orofara par un couple de promeneurs. Les enquêteurs l'ont identifiée dans le week-end. La victime est originaire de Papenoo. Son meurtrier est activement recherché.
La gendarmerie a mené samedi une vaste enquête de voisinage pour tenter de découvrir l'identité de la jeune femme retrouvée morte vendredi soir dans la vallée de Orofara, à Mahina. Une patiente enquête qui a porté ses fruits puisque hier en fin d'après-midi, la gendarmerie indiquait avoir "pu recueillir un grand nombre d'informations permettant l'identification de la victime et suffisantes pour poursuivre utilement l'enquête judiciaire ouverte par le parquet de Papeete pour déterminer les circonstances du décès". On sait aujourd'hui que la jeune fille habitait la commune toute proche de Papenoo. Selon le parquet, "la mort n'est pas naturelle". Une autopsie devrait être pratiquée "au plus vite".
Dès le lendemain de la découverte macabre par un couple de promeneurs, la certitude qu'elle ne vivait pas dans l’ancienne "vallée des lépreux", où tout le monde connaît tout le monde, était là. Des habitants rencontrés sur place confirmaient ne jamais l'avoir vue dans le secteur. Certains avaient appris l’événement après avoir été interrogés par des officiers de gendarmerie, qui ont sillonné la zone avec une photo du visage de la jeune femme en main. "Je ne sais pas qui c'est. Je sais juste qu'elle a été retrouvée à l'ancien cimetière", raconte une femme croisée au début de la vallée.
Au fil de l'étroite route qui dessert la vallée, les habitants assis devant leur fare tiennent tous le même discours : la jeune femme est inconnue dans la vallée. Plus haut, face au nouveau cimetière, est garée une voiture de gendarmerie. Un gendarme tape aux portes de tous les fare, pour l’enquête de voisinage. Il ne dira rien sur l’affaire en cours. Son ordinateur posé sur la table, face à lui, deux gaillards répondent à ses questions. Au lendemain du meurtre, la priorité est donnée à l'identification de la jeune fille. Fait rare, la photo retouchée du visage de la jeune femme était envoyée samedi matin aux médias. Un appel à témoins était lancé à "toutes personnes susceptibles de fournir des renseignements sur son identité". Qu’a-t-il été découvert exactement vendredi soir à Orofara ? Cette jeune femme a-t-elle subi des violences, ou des sévices sexuels ? La famille proche était hier interrogée par les enquêteurs pour tenter de reconstituer les dernières heures de la victime.
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