Publié le lundi 05 janvier 2009 à 11H25
TRAGÉDIE. Un garçon de 8 ans, Keanu, s’est noyé samedi à Papenoo ainsi que l’un des hommes qui ont tenté de le sauver. Un second est toujours porté disparu.
L’ESSENTIEL
- Deux personnes ont trouvé la mort, noyées, dans la vallée de la Papenoo samedi après-midi
- Il s'agit d'un enfant, Keanu, emporté par la crue, et un homme qui a tenté de le sauver
- Le corps d'une troisième personne est toujours recherché
La vallée de la Papenoo a été une fois de plus le théâtre d’une tragédie. Samedi après-midi, alors que rien ne laissait le présager, Keanu, un petit garçon de huit ans, s’est noyé. Il se baignait au lieu dit de Mamao, au niveau du premier pont, lorsqu’une brusque montée des eaux, après une grosse averse, l’a emporté. Le malheureux, accompagné par ses parents, son oncle et sa soeur, n’a rien pu faire. “Les parents ont été secourus par des guides de randonnée et l’oncle a réussi à attraper la petite fille, elle aussi en danger, mais ils n’ont rien pu faire pour le petit garçon”, ont raconté des témoins de la scène. Très vite, la solidarité étant, toutes les personnes présentes se sont portées volontaires pour aider la famille à retrouver Keanu, dont trois hommes de la famille Savoie. Parallèlement, les secours se sont organisés et une véritable armée de gendarmes et de pompiers se sont rendus sur place. Ils étaient au total plus d’une quarantaine. Quelques heures plus tard, le petit a été retrouvé. Son corps sans vie gisait à deux kilomètres de l’endroit où il avait été emporté.
Le drame s’est poursuivi. Deux des volontaires pour retrouver l’enfant, membres d’une même famille, ont été à leur tour portés disparus. “Le troisième membre de la famille a réussi malgré le fort courant et la crue à regagner la berge, mais pas les autres”, a expliqué hier Jean-Pierre Savoie, le père de l’un des disparus, les yeux rivés sur la rivière. Les recherches pour retrouver Jules Savoie, 30 ans, et Michel Teariki, 31 ans, son beau-frère, se sont poursuivies toute la journée d’hier. “Mais il n’y a toujours rien. Nous n’avons toujours pas trouvé les corps”, déplorait Jean-Pierre hier matin, qui espèrait bien retrouver son fils sain et sauf. Les pompiers de Hitia’a o te Ra, les gendarmes et les plongeurs n’ont pourtant pas chômé. Toute la journée, à l’aide d’un bateau, ils ont remonté à plusieurs reprises la rivière et inspecté l’embouchure et une partie du lagon. Les plongeurs ont quant à eux ratissé le fond de la rivière et exploré certaines grottes sur les conseils des riverains. La famille, les amis et plusieurs volontaires ont également mené leurs propres recherches à terre, dans l’eau et aux environs de la vallée. “Au moment où les faits se sont produits, toute la famille s’apprêtait à rentrer à la maison. Mais mes fils ont tenu à secourir le petit garçon et maintenant, c’est eux que l’on ne retrouve pas. Ils doivent quand même être quelque part. Ce n’est pas possible qu’on ne les retrouve pas. Ils sont peut-être quelque part, blessés, à attendre les secours et ne peuvent pas se déplacer. Nous devons faire vite”, soufflait le père de Jules.
Il aura fallu attendre le début de l’après-midi pour que la gendarmerie retrouve un des deux disparus. À 14 heures, le corps sans vie de Jules Savoie a été repéré au large de Taaone, à Pirae. À plus de 30 kilomètres de la Papenoo. Son corps a été emporté par les courants. Hier en fin d’après-midi, les recherches se poursuivaient pour retrouver Michel Teariki. Des recherches terrestres et côtières ont été effectuées à Papenoo et entre Taaone et Papeete. Des recherches ont également été faites dans le lagon et hors du lagon jusqu’à la tombée de la nuit. Elles doivent se poursuivre aujourd’hui si le corps de Michel Teariki n’a pas été retrouvé. Du côté des familles, ce début d’année est bien douloureux. “Nous préparons les enfants des deux victimes à faire face à ce drame”, a expliqué le beau-frère de Jules Savoie. Jules avait quatre enfants à sa charge et était mécanicien sur le bateau le Cobia. Quant à Michel, il est père de deux enfants et était chef d’équipe en tant que maçon. Tous deux sont originaires de Mahina.
Jenny Hunter
Dangereuse rivière
La vallée de la Papenoo a connu plusieurs drames. Le dernier en date s’est produit il y a un mois. La première semaine de décembre, le corps de Denis Krieger a été retrouvé dans la vallée. Après une autopsie, il s’est avéré que l’homme était mort accidentellement. Il avait été retrouvé par des promeneurs, très nombreux à se rendre dans cette vallée le week-end. Le cadavre de cet homme de 59 ans, né aux États-Unis (New York) et vivant en Polynésie depuis de très nombreuses années, était immergé dans la rivière, encastré dans des rochers. Il présentait des ecchymoses sur le corps et des traces de blessures sur le crâne qui seraient consécutives à une chute. Il était parti seul, ce jour-là, se balader dans la vallée.
JH








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Commentaires anonymes
07/01/2009 à 11h15
J'espère qu'ils vont retrouvé celui qui reste, bonne chance aux rechercheurs de la part d'une polynesienne loin de sa terre.
Commentaires anonymes
07/01/2009 à 11h14
J'ai beaucoup de peine , j'espère qu'ils vont retrouvé celui qui reste.
Je souhaite bonne chance aux rechercheurs.
Commentaires anonymes
05/01/2009 à 14h28
Mes sincères condoléances à la famille SOMMERS et SAVOIE dans cette épreuve difficile.
Gardons l'espoir de retrouver sain et sauf Michel TEARIKI.