Publié le jeudi 30 avril 2009 à 10H59
JUSTICE. Outre Emile Vernaudon, Geffry Salmon, Alphonse Teriierooiterai et Michel Yonker, Simon Bénichou a également été mis en examen dans l’affaire des annuaires de l’OPT. Le point.
L’ESSENTIEL
- Simon Bénichou est mis en examen pour recel de favoritisme et abus de confiance
-
Il est l’ancien gérant de Club éditions Polynésie, société qui avait obtenu la régie publicitaire de l’OPT en 2006
Et un nom de plus vient s’ajouter à la liste des mis en examen dans l’affaire de “l’annuaire de l’OPT”. Simon Bénichou ajoute son nom à côté de celui des deux anciens présidents de conseil d’administration, d’un ancien ministre de l’OPT et du directeur du groupe 2H d’Hubert Haddad. Il était l’ancien gérant de Club éditions Polynésie. La fameuse société qui, courant 2006, avait obtenu un contrat avec l’OPT pour la régie publicitaire de l’annuaire officiel. Étrangement, Simon Bénichou était un ancien commercial de Yellow online, société appartenant aussi au groupe 2H avec qui l’OPT avait résilié le contrat pour la régie publicitaire de l’annuaire et après l’avoir fait avec Publi- Pacific. Et pour cause, Yellow online ainsi que Publi-Pacific, une autre des sociétés d’Hubert Haddad, devaient plus de 200 millions à l’OPT. Et pourtant, malgré cela, Hubert Haddad ainsi que le gérant de Yellow online ont activement participé à la mise au point du contrat entre l’OPT et Club éditions Polynésie. “C’est donc en toute connaissance de cause que le favoritisme s’est manifesté au profit de la société Club éditions Polynésie”, avait conclu la Chambre territoriale des comptes dans son rapport. Et là encore, il y a eu un nouveau litige financier entre Club éditions Polynésie et l’Office, d’un montant de 25 millions de Fcfp.
À l’heure actuelle, la justice estime le montant du préjudice à un total de 800 millions de Fcfp. Simon Bénichou a donc été mis en examen pour recel de favoritisme et abus de confiance, et placé sous contrôle judiciaire. Dans cette affaire, les qualifications précises des mises en examen sont pour Michel Yonker, l’ancien directeur de Yellow online : recel de favoritisme, complicité de corruption et abus de confiance. Émile Vernaudon, ancien ministre de l’Office, placé sous contrôle judiciaire est quant à lui mis en examen pour favoritisme et corruption passive. Tout comme Geffry Salmon et Alphonse Teriierooiterai, anciens PCA, placés en détention provisoire. À rappeler que cette affaire remonte à 2002-2005. La justice reproche aux cadres de l’époque de l’OPT d’avoir favorisé des contrats d’attribution des régies publicitaires aux différentes sociétés appartenant à Hubert Haddad pour l’édition des annuaires officiels téléphoniques. Or, “le mandataire chargé de la régie publicitaire de l’annuaire officiel de la Polynésie française n’a pas respecté, depuis 2002, les engagements contractuels de reversement du chiffre d’affaires collecté”, soulignait en novembre dernier la CTC dans un rapport. “L’Office, qui n’a réagi que tardivement en faisant preuve d’une passivité suspecte dans la défense de ses intérêts, a curieusement signé en 2006 un nouveau contrat pour une année qui a été, au mépris des règles d’égalité des candidats et de transparence, prorogé pour trois années supplémentaires”. Les magistrats recommandaient dans ce rapport “de rationaliser les relations commerciales qu’il entretient avec ses prestataires, fournisseurs ou mandataires comme avec ses clients”, avait mis en avant la CTC.
JH
Jenny Hunter






