Naufrage du Tahiti Nui IV : le Pays condamné à rembourser l’assureur

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Publié le lundi 14 décembre 2009 à 11H23

JUSTICE. Le tribunal mixte du commerce a jugé, le 27 novembre la Polynésie française responsable de la perte des marchandises de l’entreprise JB Le Caill & Cie qui se trouvaient à bord du Tahiti Nui IV lors de son naufrage le 2 septembre 2003. Le Pays doit aujourd’hui payer plus de 88 millions de Fcfp à l’assureur et s’acquitter des intérêts légaux qui courent depuis son assignation devant la justice en 2004.

L’ESSENTIEL

  • Sur décision de justice, le Pays doit rembourser plus de 88 millions de Fcfp à l’assureur de l’entreprise Le Caill qui a perdu ses marchandises en 2003 dans le naufrage du Tahiti Nui IV
  • Le tribunal mixte du commerce a reconnu l’entière responsabilité de la Polynésie française et des manquements dans l’entretien du navire
  • Le Pays a décidé de ne pas faire appel de cette décision
Six ans, il aura fallu six ans pour que le tribunal mixte de commerce de Papeete déclare, le 27 novembre dernier, le Pays “entièrement” responsable de la perte, le 2 septembre 2003, des marchandises de l’entreprise JB Le Caill & Cie transportées par le navire Tahiti Nui IV qui avait coulé au large de Rimatara et condamne ainsi la Polynésie française à verser à la compagnie d’assurance Helvetia quasiment 88 millions de Fcfp auxquels s’ajoutent les intérêts légaux. “Un délai dramatique”, souligne Me Anne- Laurence Michel, spécialiste des droits économiques et des transports, représentant les intérêts de l’assureur à Tahiti. La procédure a en effet été particulièrement longue entre l’enregistrement de la requête en paiement de la société Helvetia le 10 septembre 2004 et ce jugement rendu le mois dernier. Il faut dire que la partie adverse représentée par Me Barmont avait dans un premier temps soulevé l’incompétence du tribunal de commerce dans cette affaire. Débouté, le Pays insatisfait de cette décision rendue en première instance avait formé un contredit. Or celui-ci suspend la procédure au fond jusqu’au moment où la juridiction du second degré statue. Mais la justice n’est pas seule responsable, les Taui successifs et surtout la dissolution du GIP ont eu raison de cette lenteur. Et c’est ainsi que l’affaire, appelée à l’audience pour la première fois le 27 septembre 2004, a été renvoyée à plusieurs reprises.

98 millions de Fcfp de matériels. Le 31 août 2003, l’entrepreneur Albert Le Caill embarquait du matériel sur le Tahiti Nui IV en partance pour Rimatara aux Australes. Des engins et des matériels de terrassement destinés principalement à la réalisation de la piste de l’aérodrome. “À bord, il y avait 190 tonnes de matériel (un concasseur, une grosse pelle, un tracto-pelle, une chargeuse, du gasoil, du bois, des tôles…)”, précisait Albert Le Caill aux Nouvelles de Tahiti le lendemain du naufrage. L’entrepreneur avait l’habitude de suivre ses chantiers et se trouvait sur le navire avec huit de ses employés lorsque le 2 septembre le Tahiti Nui IV a coulé après que l’eau de mer eut submergé la moitié du pont avant. L’entreprise Le Caill payera un lourd tribut ce jour-là avec la disparition de deux de ses salariés, Serge Ena et Samuel Richmond. Concernant la perte de la totalité de la marchandise transportée d’une valeur d’un peu plus de 98,7 millions de Fcfp, la société avait souscrit pour ce transport une assurance au voyage sur facultés maritimes auprès de la société British & Foreign qui lui permit de percevoir de son assureur, dès le 15 avril 2004, une indemnité d’un montant de 81 130 641 Fcfp. C’est cette somme à laquelle s’ajoutent les frais de justice engendrés (plus de 7,6 millions de Fcfp) que l’assureur (la société Helvetia assurances étant subrogée dans les droits de la compagnie British & Foreign) a réclamée au Pays en sa qualité de transporteur par l’intermédiaire du GIP, gestionnaire d’un service public territorial.

Le Pays ne fera pas appel de la décision du tribunal mixte de commerce

Responsabilité. Outre la présumée responsabilité de la Polynésie française en sa qualité de transporteur maritime, l’assureur avait appuyé sa demande sur le fait que la “Polynésie française peut d’autant moins contester sa responsabilité que l’enquête diligentée par le Bureau enquête accident (BEA mer) et le rapport de l’expert judiciaire Kindermans apportent la preuve de l’existence d’importants manquements dans l’entretien du navire, constitutifs d’une faute inexcusable” (lire ci-dessous). Des manquements toujours contestés par le Pays qui s’était contenté de soutenir que le navire était en bonne navigabilité au départ de Papeete et que sa disparition en mer était la conséquence d’un événement accidentel. La Polynésie française avait d’ailleurs mandaté un expert dont les conclusions dans son rapport avaient été rendues dans ce sens. Force est de croire que ce dernier n’a pas été probant aux yeux de la justice puisque celleci souligne que “les investigations dudit expert ont été menées de manière non contradictoire, sur la base des seuls éléments fournis par le GIP et à la seule demande de celle-ci”.

Devant la cour d’appel au cours de l’année 2010

En conséquence, la Polynésie française a été condamnée à rembourser le montant de l’indemnité compensatrice de dommages versée à la société Le Caill et Cie en 2004. Par ailleurs compte tenu de la longueur et de la difficulté de la procédure et des frais exposés par le demandeur (frais d’avocats, experts…), le tribunal a condamné la Polynésie française à payer une indemnité de 7 620 333 Fcfp. À cela devrait s’ajouter selon nos calculs plus de 13 millions de Fcfp correspondant aux intérêts au taux légal (lire cicontre). Le Pays ne fera pas appel de cette décision : “Nous étions prêts à payer, mais nous ne voulions pas payer les intérêts au taux légal à partir de l’année 2003 comme nous le demandait l’assureur, la justice a tranché et les taux d’intérêt se calculeront normalement à partir de la date d’assignation en 2004”, précise Me Barmont qui est aussi l’avocat de Rere Puputauki et Yannick Boosie pour la partie jugée au tribunal correctionnel. Affaire qui sera renvoyée devant la cour d’appel courant 2010. Reste à savoir si cette condamnation devant le tribunal mixte de commerce aura une incidence sur la prochaine décision de justice.

ASF

Georges Tourret : “Il était progressivement devenu innavigable”

C’est Georges Tourret, le directeur du BEA mer, à qui l’on doit notamment le rapport sur l’Erika, qui a mené l’enquête sur le naufrage du Tahiti Nui IV. Une enquête difficile puisque le témoin de ce drame, la coque du bateau gît à plus de 4 000 mètres de fond. Corroborant les témoignages des rescapés qui faisaient état d’entrée à l’avant du bateau, de ballasts prenant l’eau et de surcharge accentuant le phénomène de gîte jusqu’au chavirement, le BEA mer a vu dans ces deux points “le facteur le plus déterminant du sinistre”. Mais surtout, après plusieurs mois de travail, c’est un rapport accablant sur l’état du bateau qui a été rendu en janvier 2005. “Le Tahiti Nui IV n’a pas bénéficié au cours des derniers mois de son activité d’un entretien suffisant, au regard de ses contraintes d’accostage et il était devenu progressivement innavigable”, signalait le rapport. À ces arguments l’ex-patron du GIP Rere Puputauki a toujours rétorqué que le certificat de franc-bord, nécessaire à l’obtention du permis de navigation, avait été délivré et renouvelé jusqu’en janvier 2004. Ce que n’ont jamais contesté d’ailleurs les enquêteurs du BEA mer qui notent toutefois que le certificat a été délivré en l’absence de toute visite à sec, ni visite des ballasts. Toujours selon les conclusions du BEA mer, “au moins dans les derniers mois d’exploitation, le navire ne pouvait naviguer qu’en asséchant de façon quasi-permanente ses compartiments de l’avant. Il demandait un entretien croissant qui, en 2002-2003, est devenu progressivement insuffisant. Dans ces conditions, on peut se demander si le navire méritait encore son certificat de franc-bord, qui atteste de l’intégrité de la coque et en l’absence duquel on ne peut délivrer de permis de navigation”. Dans son réquisitoire le 18 novembre 2008, le parquet était longuement revenu sur l’état du navire et notamment les travaux qui y ont été effectués : “On ne dit pas qu’il n’y a pas eu de travaux mais que c’était mettre une compresse sur une jambe de bois. Les réparations n’étaient pas faites dans les règles de l’art. Tout cela aurait pu être évité si le bateau avait été mis en cale sèche”. Pour le ministère public, le navire était sans aucun doute surexploité.

L’éclairage

Le calcul des intérêts légaux

Le Pays, via le trésorier-payeur, devrait payer rapidement s’il ne veut pas voir les intérêts gonfler. Conformément à l’article L 313-2 du Code monétaire et financier, le taux de l’intérêt légal est fixé par décret pour la durée de l’année civile. Le taux de l’intérêt légal étant fixé chaque année, il faut reproduire ce type de calcul pour chaque année concernée par l’application du taux de l’intérêt légal. Dans l’affaire du Tahiti Nui IV, le tribunal mixte de commerce a jugé qu’il fallait appliquer le taux de l’intérêt légal pour l’année 2004, date de l’assignation en justice et ce jusqu’au 27 novembre 2007, date du jugement. L’assureur souhaitait que ces intérêts légaux soient calculés dès l’année 2003 mais le tribunal du commerce n’a pas suivi.

Selon nos calculs, le Pays devrait verser plus de 13 millions de Fcfp à Helvetia assurances. Une somme que le trésorier-payeur devrait payer rapidement puisque le risque est de voir ce taux majoré. En effet, l’article L 313-3 du Code monétaire et financier prévoit qu’en cas de condamnation pécuniaire par décision de justice, le taux de l’intérêt légal est majoré de cinq points à l’expiration d’un délai de deux mois à compter du jour où la décision de justice est devenue exécutoire.

Trois ans de prison ferme pour l’ex-patron du GIP

CINQ ANS APRÈS LE NAUFRAGE DU TAHITI NUI IV, Léonard “Rere” Puputauki, responsable du GIP en 2003, Yannick Boosie, en sa qualité de chef de la flottille, Simon Abi Saab, adjoint de l’administrateur des affaires maritimes et Jean Morvan, expert maritime, ont été condamnés pour homicide involontaire devant le tribunal correctionnel. Rere Puputauki a été condamné à cinq ans de prison dont deux avec sursis et 5 millions de Fcfp d’amende. Yannick Boosie a écopé de trois ans d’emprisonnement donc deux avec sursis et cinq millions d’amende. Simon Abi Saab et Jean Morvan ont été condamnés à 18 mois d’emprisonnement avec sursis. Simon Abi Saab a également l’interdiction de délivrer des permis de navigation pendant cinq ans et condamné à une amende de trois millions de Fcfp. Pour Jean Morvan, le tribunal a prononcé l’interdiction définitive de pratiquer des expertises maritimes et cinq millions d’amende. Le tribunal correctionnel a été plus sévère que le procureur de la République lors de son réquisitoire. Rere Puputauki et Yannick Boosie ont fait appel de cette décision. Un nouveau procès devrait avoir lieu courant 2010. Les ex-GIP sont principalement en désaccord avec le rapport du BEA mer sur la navigabilité du bateau. Rapport sur lequel le tribunal mixte de commerce s’est aussi appuyé pour condamner le Pays. Pour rappel, ce tragique naufrage a eu lieu le 2 septembre 2003 à 38 nautiques de Rimatara aux Australes. Le Tahiti Nui IV comptait à son bord 12 membres du GIP, huit employés de l’entreprise d’Albert Le Caill et ce dernier. Ce jour-là, à 1 h 20 du matin, le navire lance un message d’alerte au GIP et en particulier à Yannick Boosie : le bateau prend l’eau par la rampe d’accès située à l’avant du bateau. À seulement 2 h 50, le centre opérationnel de Taaone (COT) est prévenu d’un appel de détresse provenant de la balise 406. Parallèlement, à 3 h 30, du côté du GIP, le Tahiti Nui I, armé par le Territoire, largue les amarres pour rejoindre la zone de détresse qu’il n’atteint que dans la nuit. Tôt le matin, le Gardian de l’armée décolle. Mais à 7 h 30, c’est trop tard, le Tahiti Nui IV se retourne. Le capitaine du navire Victor Lenoir, 56 ans, le maître d’hôtel Ioane Kapikura, 50 ans, et Karl Tauru, marin du GIP, n’ont pas survécu au naufrage. On repêchera leur corps le jour même. Quatre hommes ont disparu –deux membres du GIP, le lieutenant Jean-Pierre Maraetefau, 50 ans et le cuisinier du bord Mathias Teagai, ainsi que deux salariés de l’entreprise Le Caill, Serge Ena, 28 ans et Samuel Richmond. Les 14 autres passagers furent secourus.

DÉCRYPTAGE

  • Le naufrage du Tahiti nui IV, le 2 SEPTEMBRE 2003, avait coûté la vie à sept personnes tandis que 14 hommes avaient pu être repêchés.
  • L’état du Tahiti Nui IV, chaland de transport et de débarquement de la flottille administrative, vieux de 22 ans, a fait l’objet d’un rapport d’expertise accablant (rapport rendu en JANVIER 2005) de la part du BEA mer.
  • En JANVIER DERNIER, le tribunal correctionnel a condamné Rere Puputauki, patron du GIP, à cinq ans d’emprisonnement dont deux avec sursis et Yannick Boosie, son bras droit, à trois ans dont deux avec sursis. Ils ont fait appel. Ils ont aussi été condamnés à verser respectivement une amende de 5 millions de Fcfp.
  • La justice a également condamné Simon Abi Saab, adjoint de l’administrateur des affaires maritimes et Jean Morvan, expert maritime, à 18 MOIS D’EMPRISONNEMENT avec sursis et respectivement à trois et cinq millions de Fcfp d’amende.

Alexandra Sigaudo-Fourny
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Commentaires anonymes

16/12/2009 à 06h05

La photo du bateau que l’on voit la « coque en l’air ». Flagrant ! Le chargement était si important en poids (engins) et en hauteur (grue) avec des fixations pas sérieuses et un océan des plus mauvais que le malheur a été inévitable. Comme quoi la responsabilité a un prix et n’est pas un jeu de billes « pata hare noa » ou un jeu de hasard. Il valait mieux deux voyages sûrs, qu’un avec des dangers. Ce n’est pas faire des économies.

16/12/2009 à 05h22

quand la loi des hommes ne parvient(veut) pas à faire son travail correctement, c'est dame nature qui prend le relai, c'est inéluctable et c'est très bien ainsi.

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15/12/2009 à 17h10

Ces personnes là "tout jolie, tout brillant"
qui font mourir autrui et font payer les gens.

Qu'attend la Justice pour leur retirer
ce qui sur nos tempes la gâchette tirée

Mourrons sans nous plaindre !
Assez de peinture blanche pour tout repeindre

Jolies pierre tombales que tout le monde oublie
Demain matin encore les vils nous y lient

Arrêtez vos jeux d'échiquiers
Que danse, que chante le stylo de vos propres chéquiers

8)

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15/12/2009 à 11h12

comme d'habitude ce sont les citoyens qui payent, c'est à dire NOUS !!!
Et les responsables de l'époque ? vont sortir leur chéquier ?

15/12/2009 à 01h17

S'il est expert maritime je ne pense pas qu'il puisse être également $etre expert en aéronautique. Mais évidemment dans ce mot il y a 'nautique". Il faut espérer que le jugement a précisé que l"intéressé doît $etre interdit de toute expertise. Sinon à chaque fois qu'un avion va s'abîmer en mer il va aùener sa science infuse et faire croire aux famille des victimes qu'elles ne seront pas indemnisées parce qu'elles ont confondu un avion avec un sous-marin belge avec les hublots qui s'ouvrent. Il devrait être rayé définitivement de la profession d'expert à partir du moment où il rend une expetise qui va dans le sens du commanditaire sans avoir vu en plus l'objet du délit. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Commentaires anonymes

14/12/2009 à 22h52

"À ces arguments l’ex-patron du GIP Rere Puputauki a toujours rétorqué que le certificat de franc-bord, nécessaire à l’obtention du permis de navigation, avait été délivré et renouvelé jusqu’en janvier 2004. CE QUE N'ONT JAMAIS CONTESTE D'AILLEURS LES ENQUETEURS DU BEA MER qui notent toutefois que le certificat a été délivré en l’absence de toute visite à sec, ni visite des ballasts."

Un navire en état de navigation; dument constaté. Mais pas de visite à sec? Ne serait-ce pas de la faute de ces experts maritimes qui n'ont pas fait leur boulot jusqu'au bout alors.
Mais ces messieurs de la justice ont décidé de couler ce Pays et tous "ceux qui ont oeuvré pour le développement économique de ce Pays" comme Rere Puputauki, dans le collimateur de la France pour sa soi-disant "police rouge". Qui a dit déjà que c'était une "tare"? Bien vu monsieur Paoletti et cela se vérifie chaque jour un peu plus.
5 ans de prison? J'en connais en France qui s'en sont tiré à très bon compte et je n'en connais pas UN seul, dans des affaires similaires, qui ait fait de la prison.
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Commentaires anonymes

14/12/2009 à 19h32

Trop fameux !

Aujourd'hui en Polynésie, il est possible de :
- frauder des permis (à la navigation).
- se voir délivrer des expertises disculpatrices "à l'œil".
- envoyer des personnes à la mort en toute impunité.

A celà la Justice répond :
- 5 millions d'amende.
- ne condamne qu'à 3 ans l'adjoint de l’administrateur des affaires maritimes ainsi que l'expert maritime.

Bref !
Si des haut-responsables vous envoie casser votre pipe, c'est tant pis pour vous.
Pendant tout le temps où ces personnes n'ont pas effectué assidument leur travail, ils auront gagné responsabilité-pour-argent à l'insu de votre sécurité.
Ces personnes pourront sabrer champagne après avoir mis 3 ans de leurs vies entre parenthèse en échange de ... votre vie.

La Polynésie est magnifique, c'est une plaque tournante des escroqueries en tout genre où tous les jours des petits citoyens meurent en agitant les bras au milieu des eaux : magnifique ! x(

-- tout le monde

Commentaires anonymes

14/12/2009 à 15h52

Mr Morvan interdit d'expertises maritimes est il toujours autorisé à faire des expertises aéronautiques ?

Légal

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