Publié le mercredi 07 janvier 2009 à 10H38
AGRESSION. Mamie Fleur s'est faite agressée par des voyous samedi soir au centre-ville. La pauvre dame est défigurée.
L’ESSENTIEL
- Mamie Fleur, connue à Papeete pour proposer ses couronnes, s'est fait violemment agresser avant de se faire racketter
- Elle souffre de plusieurs blessures à l'oeil et à la mâchoire et a porté plainte contre X
- Un autre jeune homme a lui aussi été agressé à Papeete en secourant une vieille dame
Les noctambules de Papeete la connaissent bien. Mamie Fleur est une figure locale. Tout le monde l'aime, la trouve courageuse et adorable. Et pourtant, des voyous sans scrupule et sans coeur n'ont pas hésité à la passer à tabac. “Je n'ai rien compris. Je ne les ai même pas vus, ni entendus. Même pas une odeur. Ils m'ont eu par surprise”, raconte Mamie Fleur.
Ceux qui la côtoient et l'apprécient ont été choqués à la vue de ses blessures et de son visage méconnaissable : “C'est ignoble, dégueulasse, comment peut-on s'attaquer à Mamie Fleur ou à une personne âgée”, s’indignent ceux qui la connaisssent. Le cauchemar de Mamie Fleur, une soixantaine d'années, s'est produit samedi soir vers minuit et demi. La pauvre dame se trouvait sur le front de mer. Juste à hauteur de la centrale de l'EDT, non loin d'une boîte de nuit, elle venait de proposer ses couronnes de fleurs. “À ce moment-là, je rentrais dans ma voiture pour me rendre chez moi à Mahina et là, quelqu'un m'a frappée”, explique-t-elle. Le coffre de sa voiture était ouvert pour ranger ses fleurs dans sa glacière, quand un malfrat l’a attrapée par surprise et lui a asséné un violent coup à la face. “Il m'a d'abord donnée un grand coup de poing à l'oeil”, se souvient Mamie Fleur, peinant à ouvrir l'oeil droit. Le ou les vauriens ne s'arrêtent pas là. Ils s'acharnent sur la pauvre femme sans défense et lui décochent un coup à la mâchoire. L'oeil au beurre noir et la mâchoire bleue, Mamie Fleur essaye tant bien que mal de se remémorer les événements en larmes. “Je ne me souviens pas très bien de tout mais après j'ai reçu un dernier coup de poing sur le nez”, souffle la sexagénaire.
À terre, Mamie n'a rien pu faire. Elle n'a pu que constater à son réveil que tout lui avait été dérobé : ses clefs de voiture, son permis de conduire et la somme d'argent en liquide qu'elle avait avec elle. “Ils m'ont vraiment tout pris, mon argent, mes papiers, mon sac… tout. Et ils m'ont laissée à terre comme cela. Ils m'ont tabassée avant de m'abandonner. Ils devraient avoir honte et je veux qu'ils aient honte. S'en prendre à moi gratuitement comme ça, c'est n'importe quoi. Je n'ai rien fait pour mériter cela. Personne ne le mérite. Cela m'a profondément choquée”.
Résultat, Mamie Fleur a dû se faire hospitaliser le soir même. “Et aujourd'hui encore, je suis obligée de faire différents examens médicaux pour mon oeil, ma mâchoire et mon nez”, souligne la vieille dame. Malheureusement, Mamie est incapable d'identifier son ou ses agresseurs. “Je ne sais pas qui c'est. Aujourd'hui je veux juste leur foutre la honte et leur dire qu'il y a des choses qui ne se font pas, comme agresser des gens”, martele la victime. Une plainte a donc été déposée contre X à la gendarmerie pour vol avec violences. Pour autant Mamie Fleurs continue, péniblement, toujours avec le sourire, mais non sans crainte, à proposer ses fleurs dans le centre-ville, le visage tuméfié. Dans son entourage, c'est la consternation et tous espèrent que ces voyous se feront épingler.
Jenny Hunter
Décryptage
Recrudescence de la violence ? Officiellement non
À la question le centre-ville de Papeete est-il dangereux ?, la police répond qu'il n'y a pas de recrudescence particulière de violence. Nonobstant, hier une autre plainte est parvenue sur le bureau de la DSP. Un jeune homme de 30 ans s'est lui aussi fait agresser au niveau du quai des ferries. Les faits se sont produits il y a une semaine, jour pour jour. Le malheureux, alors qu'il attendait sa compagne en ville, est intervenu dans une bagarre. Six jeunes s'en prenaient à une pauvre dame, encore une fois, et il a voulu la défendre. Malheureusement il a fait les frais des agresseurs. Des acharnés qui ne l'ont pas manqué avant de le détrousser. Le jeune homme s'en est tiré avec plusieurs blessures et 21 jours d'ITT.
Zoom
Et papy Fat ?
Papy Fat était l'homme le plus recherché de Tahiti l'année dernière. Souvenez-vous, cet homme d'origine chinoise, âgé de 82 ans, est porté disparu depuis le 21 juillet 2008. Sa famille, les gendarmes et les policiers l'ont recherché activement mais en vain. L'octogénaire n'a toujours pas donné de signe de vie. Après plusieurs recoupements, l'homme a été aperçu pour la dernière fois ce 21 juillet vers 13 h 30, à l'angle de Radio Maohi, derrière le stade Pater à Pirae puis vers la plage du Taaone. Crime crapuleux ou accident ? Personne n'est aujourd'hui en mesure de répondre, même si certains pensent que l'homme aurait pu faire l'objet d'un vol. Effectivement le jour de sa disparition vers le Pont de l'Est, papy Fat se promenait avec quelques liasses de billets dans un pochon en plastique : environ 40 000 Fcfp. À noter, l'homme parle uniquement chinois et ne comprend ni le français, ni le tahitien. Pour tous renseignements, les témoins peuvent contacter la brigade de gendarmerie de Papeete au 46.73.67 ou le centre de renseignement et d'opérations de Papeete au 46.73.40.








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Commentaires anonymes
08/01/2009 à 21h12
Pardon Mamie fieur, les commentaires ci-dessus de Komopuaka étaient destinés à notre ministre des sports, encore milles pardons et bon rétablissement et que dieu punisse les méchants.
Komopuaka1
Commentaires anonymes
08/01/2009 à 19h34
Histoire de Gestion
Aoué mea ma, quel chopsoy, gestionnaire, c'est celui qui gestionne !!! ok? Directeur, c'est celui qui dirige !!! ok ? tu me suis là ? ....Non ? E hoaera poiri ma, bon je t'explique.
Moi et mon copain Totara, nous vivons dans un motu au Tuamotu (hou que c'est beau) enfin bref, bon, je dis à mon copain : Hei, Totara, il ne nous reste plus qu'un fût d'essence, il va falloir bien gérer notre fût d'essence, le prochain bateau, c'est dans un mois... bon, je descends sur Papeete pour 2 jours.
A mon retour, pft!! plus de fût d'essence .....j'appelle Tootaraaaa !!!!
- Totara, où est le fût d'essence !!!
Réponse de Totara :
- J'ai vendu notre fût d'essence à Tihoni ma
- Quoi ????
Résultat, nous sommes restés cloués sur notre motu pendant un mois. Mon copain Totara a cru bien " gérer " notre essence .... et nous somme toujours bon copain et continons à pêcher ensemble dans notre motu au Tuamotu (encore!!)
A méditer mea ma
signé : Komopuaka1@tuamotu.pf
Commentaires anonymes
08/01/2009 à 11h27
Si nous continuons comme ça bientôt il faudra se protéger soi-même et , je ne le souhaites pas se faire justice soi-même..
Je me doutes qu'ils ont du boulot mais on se demandes à quoi nous servent nos policiers d'Etat (CEAPF...) grassement payés a coup d'ITR ?
>:(
Commentaires anonymes
07/01/2009 à 20h52
Il n'y a pas recrudescence de la violence ??? Vous vous foutez du monde !
C'est le 93 ici mais il vaut mieux fermer les yeux pour ne pas faire de patrouille et risquer un mauvais coup ! Et puis on est bien mieux à côté du climatiseur par ces temps de chaleur ...