La journée où tout s’est joué

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Publié le mardi 10 novembre 2009 à 11H06

CHRONOLOGIE. La journée ne pouvait pas être ordinaire… Entre les militants priant et chantant à la gloire de leur metua devant la stèle du monument aux Morts et des politiques, notamment de l’UPLD, venus soutenir aux côtés d’Édouard Fritch l’ancien président du Pays. L’ambiance est montée au fil des heures et a vite tourné à la rancoeur et aux insultes de la part de quelques fans passionnés. Après une bonne heure devant les magistrats instructeurs, Gaston Flosse s’est vu signifier son placement en détention provisoire : un vrai séisme pour les militants venus le soutenir au tribunal. Les autorités judiciaires ont préféré qu’il soit conduit à Nuutania dans une voiture banalisée.

“Nous soutiendrons jusqu’au bout notre metua” Impensable. C’est l’impensable qui est arrivé aux yeux des fidèles du Tahoeraa Huiraatira. Plein de ferveur et de foi, près de 400 personnes ont prié et chanté, avenue Pouvanaa a Oopa pour soutenir “le metua” devant le monument aux Morts. Toute une symbolique. “D’une part parce que c’est une place qui pouvait accueillir tout le monde mais c’est parce que cela se trouve devant le monument consacré à ceux qui sont morts pour la France”, a lâché Teura Iriti, représentante Tahoeraa Huiraatira. Et pourtant, sur les coups de 19 heures, c’est le coup de massue pour ceux qui chérissent le metua. “Ce n’est pas possible”, “Dieu n’a pas entendu nos prières”, ont soupiré quelques militants dépités. Pourtant, tous ont voulu y croire jusqu’au bout. Durant la journée, les écritures bibliques et les chants religieux ont résonné à deux pas du palais de justice. “C’est le seul qui puisse diriger notre Pays. Le seul à pouvoir nous guider. Il nous l’a prouvé durant près de 30 ans”, a expliqué Retina, venue spécialement de Paea. Les militants ont en effet afflué de plusieurs districts et même de l’île soeur, Moorea.

De la prière aux chants, la colère a pris le pas. Plutôt l’incompréhension. Cette fois, les militants doutent pour la première fois. Et plus les heures passent et plus les interrogations fusent. “Pourquoi veulent-ils le mettre à Nuutania, ce n’est pas un assassin ? Tout cela, c’est la faute à Sarkozy”, pouvait-on entendre dans plusieurs conversations. Pendant ce temps, alors que la nuit tombe, les plus croyants continuent d’entonner des cantiques et de prier. Mais à l’annonce du départ du metua pour Nuutania, les esprits s’échauffent. Les cris, les larmes, les insultes voir les menaces de tout genre ont fusé sous le coup de la colère. Ou pas. Un mythe qui s’effondre ? Loin de là. “Ce sont des épreuves tout cela. Nous croyons au metua qui est en haut et au metua qui est ici. Tout ceci ne va faire que renforcer nos actions militantes. Le Tahoeraa est là plus que jamais. Nous soutiendrons jusqu’au bout notre metua”, affirment les militants. Mais ici, il n’est ni question de chant et de prière, il est question de justice. C’est dans ce cadre que les magistrats ont décidé de placer Gaston Flosse en détention provisoire.

JH

Toute la journée dans le TOUT IMAGE.

De la tristesse aux insultes

Difficile dans pareil contexte pour certains militants de garder leur calme. Aussi plus les heures défilaient, plus la tension montait. Résultats, les insultes ne se sont pas fait attendre, notamment des racistes : “Taioro, rentrez chez vous”, “Tout ce qui pue, dehors de Tahiti” ou encore “Les blancs, on n’en veut plus. Aujourd’hui voilà comment la France traite Gaston Flosse”. Plusieurs militants ont martelé avoir soutenu la France durant près de 40 ans et qu’aujourd'hui avec l’incarcération provisoire de Gaston Flosse, “à son retour, c’est nous qui demanderons l’indépendance parce que la justice est corrompue”. Des propos recueillis à chaud. Après réflexion, une poignée de militants a minimisé les propos tenus sans pour autant les regretter : “Ce sont les journalistes qui déforment les choses !”

Une centaine de policiers et gendarmes

À personne importante, dispositif important oblige. Gaston Flosse est une personnalité en Polynésie française suivie par quelques militants à chacune de ses apparitions, surtout face à la justice. Aussi un dispositif de sécurité a été mis en place, tant au palais de justice, avenue Pouvanaa a Oopa, aux alentours et surtout sur toute la route menant à la maison d’arrêt de Nuutania. En tout, ce sont près d’une centaine de policiers et gendarmes qui ont été mobilisés pour l’occasion. Ceci notamment afin d’éviter tout débordement.

Jenny Hunter
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12/11/2009 à 13h44

Bien dit AP et merci pour la France qui trime dur pour continuer à verser les 170 milliards annuels sans compter les 18 milliards (DGDE) plus les aides communales, plus les défiscalisations en tous genres (Airbus et cie et bientôt j'espère le King Tamatoa si les lâches au pouvoir lui refusent la défisc !) plus l'AFD (Aide française au développement) plus le FED (Fonds européen de développement).
Une France honnie qui va demander à l'UE que la Polynésie bénéficie directement des fonds structurels européens sans passer par elle ! Et ce malgré un endettement de 1000 milliards d'euros ! Qui dit mieux ?
La France on l'aime ou on la quitte comme dit Sarkozy mais alors qui va régler les salaires démentiels des "super ministres" pour la-plupart inutiles, les campagnes de marketing nullissimes et ruineuses du ministère du Tourisme et les représentants au tarif exorbitant ?

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11/11/2009 à 22h27

Je suis Polynésien de naissance et je suis dégoutté de ce que je vu et entendu au sujet de la France. Car sans la France que serions-nous aujourd'hui ? Sérieusement, rien du tout ? Pensez-y avant de profaner des horreurs sur le Pays qui, à chaque année, participe financièrement au budget du territoire. Laissez-moi vous signaler que grâce à la France (et à son aide financière) tous nos désirs (comme nos idées de grandeurs) et envies fantasmagoriques peuvent se réaliser. Mais aussi, toujours grâce à la France, nous avons des salaires mensuels plus que généreux. Si vous continuez à traiter la France ainsi vous regretterez amèrement vos propos lorsque cette dernière accordera l'indépendance à la Polynésie. Adieu la belle vie et le super salaire. À méditer chers Polynésiens.

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11/11/2009 à 21h52

Puisque tout est la faute de "Sarkozy", selon certains "Polynésiens" (qui ne refusent pas l'argent de la France), alors je n'ai qu'une chose à dire : Que le Président de la République abandonne la Polynésie car la Polynésie aime la France par intérêt (surtout financier).
C'est certain, si la France vous lâche les caisses seront moins déficitaires (en France bien sûr) et nous (pauvre "taioro") auront moins d'impôt et autres taxes à payer pour vous aidez (je veux parler de votre budget annuel. Alors, vous n'aimez pas la France et bien "basta" et débrouillez-vous.

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11/11/2009 à 20h50

@popaa farani

Si tu écris sur ce ton, ne sois pas étonné que l'on te dise "Nous, on est chez nous, toi pai, tu es chez nous, alors dégages !" ou encore "hey ! mahore ! qu'est-ce que tu fous chez nous ? Rentres chez toi !"
.../...

11/11/2009 à 14h27

Bravo à un Popaa Farani qui ose dire tout haut ce que tant de Français osent à peine penser. Des Français qui en ont assez de se faire insulter que ce soit à cause des essais nucléaires dont certains n'étaient même pas nés lorsque M. Flosse n'a rien fait pour s'y opposer bien au contraire, alléché par la manne financière, ou que ce soit en permanence pour tout et l'inverse !

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11/11/2009 à 13h27

voyons! monsieur soyez courtois beau joueur et poli,
il n'y a aucune haine contre la france , monsieur ,
nous ne faisons simplement que constater depuis 167 ans ,
la france elle se développe en nous utilisant pour sa grandeur ,
tahiti , elle est sous développé par rapport à la france ,
dans tous les domaines,
nous demandons à la france qu'on s e développe avec elle,
lumière,

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11/11/2009 à 06h59

oui, c'est une bonne chose pour nous les "taioro" que vous prenez vite
votre indépendance. L'argent que l'on vous donne sera mieux employé en France.A voir votre haine de la France, et bien nous disons vous ne
l'aimez pas et bien quittez la. On ne vous retient pas.

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10/11/2009 à 18h25

Invoquer Dieu pour sauver le Metua Flosse n'est pas le moindre des paradoxes même si chacun sait à quelle sauce parfois très nauséabonde on a voulu, historiquement et sous toutes les latitudes, associer le tout-puissant. Mais certains diront qu'il faut y voir "l'affectif" polynésien; soit, mais outre quelques sbires dont on connaît trop bien les raisons de l'attachement à Gaston Flosse, l'extrême aveuglement de braves gens manipulés savamment de longue date et qui seraient presque heureux d'avoir été bernés, pose question.

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