Publié le jeudi 14 janvier 2010 à 09H44
TARAVAO. Une trentaine de gendarmes ont mis la main sur Ben Benacek, l’un des auteurs du premier vol à main armée de l’histoire du fenua contre une agence bancaire. Il était recherché par les forces de l’ordre pour exécuter une peine pour vol avec violence de scooter en mars 2008.
Le bandit le plus recherché de Polynésie a été arrêté hier matin à Taravao. Ben Benacek, celui qui restera comme l’un des auteurs du premier vol à main armée de l’histoire de Polynésie contre une agence bancaire, a été cueilli par une trentaine de gendarmes à 6 heures au domicile de sa mère. Depuis septembre dernier, un mandat d’arrêt avait été décerné à son encontre pour qu’il exécute une peine pour vol avec violence de scooter en mars 2008. Les forces de l’ordre ont préparé avec minutie cette intervention. “C’est une personne violente et rusée. Un cas très difficile”, décrit un proche du dossier. À la vue de ses antécédents, la gendarmerie a pris ses précautions en attendant les conditions favorables et en y mettant les moyens humains. Ben Benacek, âgé d’à peine 30 ans, se cachait en permanence et était aidé par son entourage. Il avait recouvré la liberté en 2006. À peine deux ans plus tard, il a été condamné pour vol avec violence d’un scooter par le tribunal correctionnel en 2008. Mais le bandit n’a pas daigné se rendre à l’audience et encore moins répondre aux courriers de la justice lui enjoignant d’exécuter la peine à laquelle il a été condamné.
Le braquage en octobre 2000 de la banque de Polynésie à Papara avait marqué les esprits. C’était le premier vol à main armée de l’histoire du fenua. Deux hommes, vêtus d’habits sombres, s’étaient introduits dans l’agence. L’un portait un bonnet avec des lunettes de soleil et l’autre un masque de Halloween. Pendant que l’un, Hans Van Bastolaer, menaçait la guichetière et les clients avec un fusil à pompe, l’autre, Ben Benacek, se faisait remettre le contenu de la caisse. Les deux malfrats avaient ainsi réussi à dérober la coquette somme de 7 millions de Fcfp. Après une cavale de quelques jours, la gendarmerie avait retrouvé les deux hommes. En avril 2003, Ben Benacek avait été condamné à 10 ans de prison et son complice à 12 ans de prison par la cour d’assises pour ce braquage. “Ce sont des gens extrêmement dangereux pour qui la violence est un mode de vie, dont les casiers sont chargés et dont tout essai de réinsertion me paraît compromis”, avait asséné l’avocat général lors de l’audience. Ben Benacek avait fait appel et avait donc comparu un an plus tard seul devant la cour d’assises d’appel. L’accusé s’était montré, au cours des deux jours d’audience, plus loquace et repenti. À tel point qu’il a écopé d’une peine inférieure de moitié à celle qu’on lui avait infligée en première instance. “Les années de prison m’ont montré à quel point la liberté, c’est important. (…) Je demande pardon à tous ceux qu’on a pu offenser”, avaitil déclaré avant que le jury se retire pour délibérer.
La prison, c’est l’enfer
Pour Ben Benacek, “la prison, c’est l’enfer”. Il a la bougeotte quand il est en prison. Il a ainsi à son actif deux évasions. La première en août 2002. Après une tentative de suicide, il est envoyé aux urgences du centre hospitalier de Mamao et réussit à échapper à la vigilance de ses gardiens. Mais dès le lendemain, sur les conseils de son père, il se rend. Un an plus tard, même scénario. Cette fois, il est admis au service psychiatrique du centre hospitalier territorial après une nouvelle tentative de suicide dans sa cellule. Il s’évade cette fois en dévissant une fenêtre grâce à une petite cuillère et en se glissant entre les barreaux. Les forces de l’ordre mettront cette fois plus de temps pour l’attraper. Il est interpellé après un mois et trois jours de cavale dans un quartier de Mahina. Sentant le piège se refermer sur lui, il avait tenté de s’échapper de sa cachette. Après une course-poursuite sur les toits, il s’était réfugié chez une habitante du quartier avant d’être interpellé non sans s’être violemment débattu. “Il ne supporte pas l’enfermement”, avait souligné à son arrestation Me Kintzler, son avocat.
MT
Mélanie Thomas







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Commentaires anonymes
15/01/2010 à 08h17
A voir ça photo il a une tête d'orgueilleux qui ne se prend pas pour de la merde quand en veux être un BOSS en l'assume jusqu'au bout.
Ci ce jeune branleur veux ce suicider qu'il le face et oui ton seigneur ta donné la libre arbitre comme ça un voyous en moins sur cette terre.
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15/01/2010 à 07h40
tous ces jeunes durs ont devrait en faire une armée et les proposer à l'ONU pour qu'il serve à quelque chose , au lieu de croupir dans les geôles de Nuutania ,
leur vie dans ce monde n'aura pas été inutile,
lumière,
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14/01/2010 à 21h29
enfin il était tant qu'il pourri en prison
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14/01/2010 à 19h08
On se demande vraiment comment une personne comme ça peut rester en liberté, s'il veut se suicider, laissez le faire, après tout, c'est lui qui l'aura choisi.