Publié le mardi 12 janvier 2010 à 10H23
HÔPITAL MAMAO. Deux patientes du service gynécologie ont été agressées dans la nuit de samedi à dimanche. Un homme s’est introduit dans leur chambre et les a caressées. Difficile d’assurer la sécurité d’un établissement par définition public, explique la direction de l’hôpital.
L’ESSENTIEL
- Deux jeunes femmes ont subi des attouchements dans leur sommeil dans la nuit de samedi à dimanche
- L’individu, connu des services de police, a été intercepté par la sécurité de l’hôpital alors qu’il tentait de s’enfuir
- Il est difficile de surveiller les allées et venues dans l’établissement, en particulier la nuit, explique la direction
“J’ai senti que l’on tirait mon pareu, explique la deuxième victime. Et j’ai crié. J’ai vu un homme, mais il s’est enfui très vite.” La jeune femme est hospitalisée depuis jeudi pour un abcès au sein. Elle ne veut guère en dire plus et souhaite garder l’anonymat. Sa voisine de chambre enchaîne : “Heureusement qu’elle a crié, sinon je n’aurais rien entendu. On ne sait pas comment il est entré”. Une infirmière du service a déclenché l’alarme et l’individu a été arrêté par un des trois vigiles qui font la ronde de nuit dans l’établissement. L’agresseur sera présenté devant les juges le 23 février prochain. Il est en mandat de dépôt jusqu’à cette date. Connu des services de police, l’homme âgé de 36 ans a été condamné à plusieurs reprises pour vols et agressions. En 1997, il a été notamment condamné à six ans de prison pour viol.
Dans le service gynécologie, c’est la consternation. Une infirmière est atterrée par ce qui est arrivé. “Vous savez, on entre ici comme dans un moulin.” La nuit, le personnel dans les services est réduit de moitié et ne peut surveiller les allées et venues dans les couloirs. Au niveau de la direction, on estime qu’il est très difficile d’assurer une sécurité à 100%. “Nous sommes un hôpital public, et nous ne pouvons pas interdire aux gens de rentrer”, explique la directrice adjointe de l’établissement, Geneviève Cazes.
“Mamao a 40 ans”, précise James Cowan, responsable de la logistique et de la sécurité de l’hôpital. “Par exemple, il a été conçu avec les urgences au centre. Quand tu rentres et que tu dis, je vais aux urgences, le vigile à l’entrée n’est pas habilité à dire non.” Le responsable ajoute que la nuit, trois ou quatre vigiles assurent des rondes sur l’ensemble de l’établissement. Une personne est placée à l’entrée tandis que les trois autres tournent sur le périmètre. “Vivement que nous soyons dans le nouvel hôpital”, lance l’infirmière du service gynécologie.
AB
Adeline Brisset






