Agressé et dépouillé en ville

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Publié le lundi 23 mars 2009 à 10H01

PAPEETE. Michel s’est fait violemment agresser vendredi soir alors qu’il marchait sur le front de mer pour rentrer chez lui. Il est actuellement hospitalisé en neurochirurgie à l’hôpital de Mamao.

Le visage tuméfié, Michel raconte son histoire avec amertume. Vendredi soir, aux alentours de 22 h 30, il a vécu un cauchemar. Alors qu’il marchait tranquillement sur le front de mer, au niveau du parc Bougainville, cet agent immobilier s’est fait sauvagement agresser par quatre jeunes. “Je rentrais chez moi pour me coucher et j’ai été agressé par derrière. Je n’ai rien vu venir. Je pense qu’ils étaient au moins quatre jeunes de 16 à 20 ans”, se souvient Michel. “J’ai essayé de me défendre comme j’ai pu, mais ce n’était pas possible et je suis tombé à terre après une pluie de coups” : coups de poing au visage, coups de pied une fois à terre. Les voyous ne l’ont pas épargné à tel point que Michel s’écroule et perd connaissance.

Mieux, ses agresseurs l’ont complètement dépouillé. “Ils ne m’ont rien laissé. Ah si ! Ils ne m’ont laissé que ma chaîne. Même mes chaussures, ils les ont prises. Je serai aujourd’hui incapable de les reconnaître. On ne voyait pas grand-chose”, confie l’agent immobilier. Téléphone, montre, bague, clef de voiture, appareil photo, cinq cartes bleues et même ses chaussures donc, les hommes n’ont reculé devant rien. “Ils m’ont laissé pieds nus dans mon sang”, a souligné Michel. Aux abords du parc, personne ne semble avoir vu l’agression. “Personne ne m’a porté secours”, se rappelle péniblement la victime. Il a fallu attendre samedi au petit matin, vers 6 h 30 pour que Michel recouvre peu à peu ses esprits. “Je n’ai rien compris en reprenant connaissance. Je me suis traîné comme j’ai pu jusqu’au centre Vaima en sang. Là, j’ai rencontré une personne qui a appelé la DSP, mais je ne sais pas ce qu’il en est. Je n’ai pas encore porté plainte. La première chose à laquelle je pensais était de me faire soigner. J’ai appelé mon ex-femme et c’est elle qui m’a emmené aux urgences de Mamao”, explique Michel. Aujourd’hui, cet homme à la carrure imposante est traumatisé. Hospitalisé en neurochirurgie, il souffre de plusieurs fractures. “Regardez-moi maintenant, j’ai des coquards, des fractures, les pommettes enfoncées et le nez cassé”, glisse le malheureux.

L’homme ne sortira pas à pied en ville de sitôt. “Aujourd’hui, on ne peut même plus sortir le soir dans la ville. Il faut arrêter. Ça devient aberrant. Ça fait onze ans que je suis ici et il y a dix ans, on pouvait encore se promener tranquille. Maintenant on ne peut même plus marcher sans se faire agresser. Déjà qu’on se fait insulter, maintenant on se fait aussi agresser. C’est fini maintenant je ne sortirai plus dans la rue. Ou je prends ma voiture ou je me casse de Tahiti, mais je commence vraiment à en avoir marre. En l’espace de cinq ans, j’ai l’impression que tout s’est dégradé. On ne se sent plus tranquille et c’est vraiment lassant. Tout ce que je veux dire, c’est que je préfère que cela arrive à moi plutôt qu’à un touriste”, a expliqué, agacé et fatigué, Michel. Aujourd’hui, il attend d’être rétabli pour porter plainte contre X et espère ne plus jamais revivre un tel cauchemar.

Roué de coups et laissé inconscient

Depuis le début d’année, les agressions au centre-ville sont de plus en plus nombreuses. Le mois dernier, c’est une touriste canadienne qui s’est fait agresser par un jeune voyou. La malheureuse, handicapée et âgée de 83 ans, se trouvait sur le front de mer quand elle s’est fait attaquer. Le jeune homme l’a bousculée pour lui dérober son sac à main. Fort heureusement, un passant a, à son tour, bousculé le voleur qui, dans sa chute, a relâché son butin. Les effets de la touriste lui ont donc été restitués de suite. Autour d’elle se trouvait plusieurs autres touristes qui ont été choqués par la scène. En janvier dernier également, deux jeunes avaient agressé Mamie Fleur. Les noctambules de Papeete la connaissent bien. Ce soir-là, alors qu’elle proposait des couronnes de fleur sur le front de mer, non loin d’une boîte de nuit, devant la centrale de l’EDT, deux jeunes lui sont tombés dessus. L’un deux n’a pas hésité à la frapper au visage, à l’oeil et à la mâchoire avant de lui soutirer son argent et son sac. Quelques jours plus tôt, c’est un jeune qui s’est fait agresser. Le malheureux tentait de secourir une personne âgée qui se faisait attaquer.

Jenny Hunter

Jenny Hunter
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Commentaires anonymes

12/04/2009 à 08h13

qu'est devenue l'ile de tahiti et surtout papeete ???
Depuis les annees 1960 que de changement c'est triste de voir cette évolution négative dans les relations humaines et dans le comportement bestial de certains individus qui s'abrogent le droit de faire valoir leurs basses lois issues du farniente et de l'oisiveté au travers d'une éducation familialle dépourvue d'autorité parentale et éducative sans compter le laxisme de tout ce qui fait partie de la gestion saine d'une société équilibrée et organisée,ou chacun se devrait d'assumer son rôle dans la fonction qui est la sienne au service de la société.Que fait la police pour sécuriser une ville qui vit du tourisme et ou les activités nocturnes sont assez connues, et pourquoi n'y a-t-il pas de rondes fréquentes de surveillance??
:'(

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26/03/2009 à 21h58

on voit ou vont vos enfants. Ils sont ou les flics et la securite. c'est sa la mentalite des gens sur tahiti maintenant?? au lieu de vous enfoncez encore plus vous feriez mieu de faire en sorte que sa aille mieu. Au lieu de parler seulement et croire au baratin de vos hommes politique, vous feriez mieu de BOUGER!!! car si vous attendez quil fasse quelque chose cest pas demain quil le feron. Ya pas photo cest le bordel et cest au peuple de reprendre les choses en mains.

24/03/2009 à 12h40

Promeneur à 22h30 et hospitalisé en neurochirurgie avec de multiples fractures à 6h30, bonjour la vitesse des secours et les âmes charitables pour les alerter !
On n'a pas le choix, on doit non seulement vivre dans un monde de brutes mais sans espoir d'être protégés de la part des services de "la sécurité publique". Si cela continue il faudra instaurer le couvre-feu à Papeete dès la nuit tombée ou du moins installer d'urgence des caméras de télésurveillance. Cela ne devrait pas revenir plus cher que les détournements de fonds en tous genres et dissuaderait au moins les cinglés de la société. Ce serait de toute manière préférable à l'absence totale de prise de responsabilité de la part des autorités à chaque nouvel événement de ce genre et il n'y a certainement aucun changement à espérer. Je ne sais si c'est une forme d'encouragement à l'intention des délinquants mais cela y ressemble.
Avec toute ma sympathie à Michel, qu'il retrouve des forces très vite et se blinde le moral. Qu'il reste à Tahiti car excepté à Monaco, c'est guère mieux ailleurs et, j'ose croire que ce n'est pas seulement les Popa'as qui sont visés, il doit y en avoir autant pour les Chinois, les Demis et même les Maohis puisqu'ils sont assez .... pour agresser même les touristes ! Le gouvernement devrait les mettre d'urgence au travail, mais là aussi il est permis de rêver...

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24/03/2009 à 06h47

Comme partout, il y a des endroits fréquentables et des endroits à éviter ! A chacun ses responsabilités !
Quoiqu'il en soit, c'est très navrant pour ce Monsieur.

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24/03/2009 à 06h03

La règle ; ne jamais sortir après la nuit tombée. C'est carrément le 93 ici, avec la police en moins !

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23/03/2009 à 21h37

Il faudrait pour cela que les fonctionnaires veuillent bien se donner le mal de travailler au lieu de se rendre chez des pôtes à eux pour griller le veau ou les saucisses pendant leurs patrouilles. Evidemment cela ne concerne pas tous les policiers mais il est également facile de se mettre dans un coin tranquille en attendant que le temps passe, ou de tourner à droite lorsque l'on voit que l'on devrait intervenir à gauche. D'autant plus, que , bien souvent, les auteurs d'agressions sont très connus voir quand ce n'est pas de la famille des fonctionnaires. Par contre hormis c'est cas là, il faut reconnaître qu'il y a un pourcentage de fonctionnaires qui veulent travailler mais la léthargie des autres les en empêche Aita pea pea
touche ta paie et fait pas de vague.

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23/03/2009 à 17h24

Comment de tels actes sont possible à 22h30...ou va la polynésie, ou sont les patrouilles de police..Monsieur le maire, a vous de jouer pour redonner à Papeete l'image d'une ville normaleou apres une séance au cinéma , un resto ou un dernier verre ,rentrer chez soi à pieds sans etre sauvagement agressé.Belle image pour les quelques touristes qui osent s'aventurer le soir à Papeete.....

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23/03/2009 à 15h35

Monsieur le Maire et représentants des forces de police,
Comment se fait-il qu'un homme agressé à 22 h 30 au parc Bougainville ait du se trainer à 6 h 30 du matin et qu'aucune patrouille ne l'ai vu durant la nuit ! Il y a là une faute importante, qui n'est pas la première....
Peut-être que les patrouilles de nuit se résument à rester dans le commissariat ?
Il est grand temps de vous bouger dans le domaine de la sécurité !
de la propreté de la ville aussi .... J'arrête là l'énumération !

Légal

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