Publié le mardi 03 novembre 2009 à 08H36
AFFAIRE HADDAD-FLOSSE. Dans un courrier adressé à l'un des avocats de l'OPT Me Cazères, le PCA de l'OPT Jean-Paul Barral énumère les raisons pour lesquelles selon lui l'affaire Haddad-Flosse, ne doit pas être délocalisée. Barral lui demande de transmettre ses remarques à la Cour de cassation.
L’ESSENTIEL
- Jean-Paul barral, PCA de l’OPT, demande que l’affaire Haddad-Flosse ne soit pas délocalisée
- Me Le Borgne, avocat de Gaston Flosse, avait souligné à la fin du mois de septembre que l'affaire se déroulait “dans un climat passionnel” d’où une demande de délocalisation de l’affaire
- Une demande qui doit être examinée le 25 novembre prochain
Dans un courrier adressé à l'un des avocats de l'OPT, Me Cazères, le président du conseil d'administration de l'OPT Jean- Paul Barral énumère les raisons pour lesquelles selon lui l'affaire Haddad- Flosse, “qui concerne un préjudice pour l'office des postes et télécommunications de Polynésie française de l'ordre de 800 millions de Fcfp”, ne doit pas être délocalisée.
Jean-Paul Barral demande à son avocat “de faire diligence auprès des instances habilitées pour demander que l'affaire citée en objet continue d'être instruite et jugée à Papeete”. Il souligne : “Cette affaire est un exemple parmi tant d'autres du système de corruption, mis en place par certains responsables politiques, qui a gangrené la société polynésienne pendant un quart de siècle. Il importe que la chose soit jugée au plus près de nos concitoyens de Polynésie afin de pouvoir servir de thérapie sociétale et d'outil pédagogique en direction de tous les citoyens pour éviter que pareilles dérives ne se reproduisent.” Le président du conseil d'administration de l'OPT conclut en insistant sur “le coût et la très grande difficulté matérielle de tenue de l'instruction à 20 000 kms du lieu où les faits délictueux se sont produits ainsi que le déplacement nécessaire des mis en cause et des témoins pour chaque étape de la procédure”.
C'est le 25 novembre prochain que la chambre criminelle de la cour de cassation doit examiner la requête de délocalisation concernant l'affaire Haddad- Flosse, déposée par Me Lyon-Caen, un des avocats de Gaston Flosse. Initialement, cette requête devait être examinée mercredi dernier. Le conseil du sénateur a en effet demandé davantage de temps pour préparer sa plaidoirie. Me Le Borgne, avocat de Gaston Flosse, avait souligné à la fin du mois de septembre que l'affaire se déroulait “dans un climat passionnel” et qu'en conséquence, il fallait “faire en sorte que ce dossier soit soumis à d'autres cieux, à des juridictions plus détachées”.
MT
Mélanie Thomas







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Commentaires anonymes
05/11/2009 à 07h44
Ya pas photo, en france, c'est mieux, vu que Nuutania est insalubre et pleine à craquer !
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04/11/2009 à 14h36
Vu le nombre de personnalités impliquées à déplacer vers la capitale en vue d'être jugées, ce doit être le dernier argument en terme de chiffres du tourisme imaginé par le gestionnaire hors pair d'ATN...
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03/11/2009 à 16h20
j'espère que notre donneur de leçon c'est amélioré depuis la confusion dans la gestion du FSE, les "dons" des roulottes au sein du collège, les bourses des élèves non retirées par les familles, dur héritage à gérer par son successeur lire : http://www.ccomptes.fr/fr/CTC02/documents/ROD/PFR200407.pdf
mais les conseilleurs ne sont pas les payeurs non?
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03/11/2009 à 15h32
Ce ne sont pas les citoyens qui ont besoin d'une thérapie M. Barral mais bien VOUS les politiciens de tout bord qui nous déçoivent et nous dégoutent un peu plus chaque jour