Les Petits Ensembles

Publié le mardi 23 mars 2010 à 07H34

Ils seront 250 sur scène pour donner un concert composé de plusieurs pièces musicales. Un travail collectif qui a demandé des mois de préparation. Certains des élèves affrontent le public pour la première fois. Comment ont-ils été préparés ? Les explications de trois enseignants du conservatoire.

Vendredi soir, le grand théâtre de la Maison de la culture résonnera de tous ses instruments

Depuis quand enseignez-vous au conservatoire territorial ?

Jean-Marie Dantin : “J’enseigne la clarinette depuis 2003. Quelque temps auparavant j’étais venu avecma femme rendre visite à notre fils qui faisait un séjour de deux ans comme adjoint du chef de la musique militaire du RIMaP-P. Nous venions de la région de Grenoble où j’enseignais la clarinette dans une école de musique. Lorsque notre fils a quitté la Polynésie, nous sommes restés et j’ai intégré le conservatoire pour prendre en charge les classes de clarinette qui accueillent actuellement 21 élèves. J’ai des débutants parmi lesquels un vétéran qui a actuellement 68 ans ! Et au total sept niveaux du plus bas au plus haut avec pour chacun un programme à respecter qui est le même que dans tous les conservatoires de métropole.”

Hans Faatauira : “Moi j’ai l’impression d’avoir toujours vécu au conservatoire ! (rires) J’y ai appris les percussions traditionnelles et classiques dès l’enfance et je les enseigne maintenant depuis 10 ans. J’ai été élève de Stéphane Rossoni et désormais je suis un de ses collègues. Quant aux percussions traditionnelles, j’ai bénéficié de l’influence de mon père qui était chef de choeur et de l’enseignement de Roger, mon professeur au conservatoire. Actuellement, j’ai une dizaine d’élèves en batterie et une soixantaine en percussions traditionnelles.”

Simon Pillard : “Je suis entré au conservatoire en 1998 et j’y enseigne le violoncelle, la musique de chambre et je m’occupe aussi du petit orchestre à cordes, après avoir effectué une carrière demusicien d’orchestre et de musique de chambre pour la télévision et surtout pour la radio en métropole. En tant qu’enseignant de musique de chambre, j’ai aussi la charge des violonistes qui viennent des classes de mes collègues. À partir d’un certain nombre d’années d’études en effet, le travail ensemble est obligatoire. Là encore, comme mes collègues viennent de vous le dire, nous suivons ‘à la lettre’ le programme national.”

Notre programme est conforme à celui des conservatoires nationaux

Combien de temps avez-vous consacré à la répétition du spectacle d’après-demain ?

J-M.D : “Chaque niveau répète une fois par semaine. J’ai choisi desmorceaux qui font partie du programme classique de clarinette. C’est normal car il fallait tenir compte des emplois du temps déjà chargés de mes élèves qui ont souvent d’autres activités en plus de la clarinette et du solfège.”

H.F. : “Pour l’occasion, j’ai choisi deux classes de niveau et j’ai opté pour les percussions traditionnelles uniquement. Le souhait de la direction, que j’approuve pleinement, est d’offrir au public une démonstration du travail collectif des élèves et toutes les répétitions sont allées dans ce sens.”

S.P. : “J’ai le petit orchestre de chambre, les groupes de musique de chambre et le petit orchestre à cordes, que je fais travailler en groupe tout au long de l’année. Cette année, je présenterai 20 élèves qui ont atteint un niveau suffisant parmi la trentaine de ceux qui étudient les instruments à corde. Je peux même dire que certains sont déjà d’un niveau supérieur.”

Quel est l’enjeu de ce spectacle que vous donnez chaque année ?

Ensemble : “Il s’agit pour les 250 élèves qui seront sur scène de se confronter à l’expérience du jeu en public. Et cela fait partie du cursus obligatoire dans la formation dispensée par tous les conservatoires. C’est l’occasion pour chacun d’entre eux de surmonter son trac, de réussir à jouer parfaitement sa partie, de faire corps avec le groupe auquel il appartient, et d’être ainsi évalué par les enseignants dans le cadre du travail de l’année. C’est donc un moment important mais aussi exaltant puisque c’est aussi l’occasion de faire entendre aux parents, dans un cadre musical plaisant, les progrès accomplis et la motivation à persévérer dans la voie choisie, quel que soit l’instrument qui a été choisi justement. Et c’est aussi un moment très agréable pour le public autre que les parents directement concernés car le programme proposé est toujours très bien choisi.”

Propos recueillis par MZS

Contacts Informations et réservations : Maison de la Culture – Tél : 544 544 – Site : www.maisondelaculture.pf

ILS VONT LE FAIRE

  • 250 élèves se produiront sur la scène du grand théâtre de la Maison de la culture, vendredi soir à 19h30.
  • Le concert sera découpé en 11 mini-concerts dirigés chacun par un enseignant.
  • Les thèmes proposés vont de la musique classique à des musiques de films en passant par des rythmes sud américains et des ballades irlandaises, sans oublier les percussions polynésiennes et le ukulele.

PROGRAMME

  • La chorale des enfants (Stéphane Lecoutre)
  • La classe de percussions traditionnelles (Hans Faatauira)
  • Le petit orchestre à cordes (Simon Pillard)
  • La petite harmonie (Sébastien Vignals)
  • La classe de flûte traversière (Christine Goyard)
  • La classe de musique de chambre (Simon Pillard)
  • La classe de flûte traversière et la classe de guitare classique (Didier Michaud)
  • Quatuor de flûtes (Christine Goyard, Vaianu Walker, Rainui Poursin et Christophe Trémouilhac)
  • La classe de guitares polynésiennes, (Tetia Fiedler-Valenta)
  • La classe de clarinette (Jean-Marie Dantin)
  • La classe de ukulele (David Kimitete).

Marie-Hélène Zanni
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