Le forum de la recherche

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Publié le mardi 09 mars 2010 à 09H29

L'assemblée organise à partir d'aujourd'hui le premier forum de la recherche polynésienne. Marcel Le Pennec, viceprésident du conseil scientifique de l'UPF, dirige le travail du plus gros organisme de recherche du fenua.

“La première fois que les chercheurs ont l'impression que les politiques s'intéressent à leurs travaux”

Qu'attendez-vous de ce forum de la recherche à l'assemblée ?

“J'en suis très heureux. C'est la première fois que les chercheurs ont l'impression que les politiques s'intéressent à leurs travaux. C'est tout nouveau, d'ailleurs c'est intitulé “Premier forum de la recherche”. Mais cela montre au moins qu'au niveau en tout cas de l'actuelle commission de l'éducation à l'assemblée, il y a une volonté de sensibiliser le public à la recherche.”

Il y a un an se tenait à Papeete le congrès des sciences du Pacifique. A-til boosté la recherche polynésienne ?

“À Tahiti, on est éloigné de tout, donc toute recherche coûte cher et on a jamais l'opportunité de réunir tous les directeurs de recherche en même temps. Pour une fois, tous les chercheurs travaillant sur le Pacifique étaient présents sur place. Ce congrès a donc été l'occasion exceptionnelle de rencontrer des chercheurs, d'amorcer des coopérations... Tous les organismes de recherche du Pays ont voulu se montrer. Oui, ça a boosté la recherche en Polynésie.”

Où en est la création du Grand Observatoire de l’environnement et de la biodiversité terrestre et marine du Pacifique Sud (Gops) annoncé lors de ce congrès ?

“Son premier comité directeur s'est réuni début décembre et a nommé Bernard Pelletier, géophysicien à l'IRD de Nouméa, directeur du Gops. Un second comité directeur doit se réunir le 19 mars pour désigner un directeur adjoint basé à Papeete. Nous avons proposé Eric Conte, archéologue à l'UPF. Ensuite, en avril, il y aura la nomination des membres du comité scientifique de cet observatoire. Le Gops sera une base de données de la recherche océanienne. Mais il devra s'appuyer sur des programmes de recherche. Nous sommes donc en train de créer une unité mixte de recherche intitulée “environnement insulaire océanien” avec quatre partenaires (Ifremer, ILM, IRD et UPF). Nous demanderons la création de cette UMR au ministère français de la Recherche dans le prochain contrat quadriennal (2012-2015) qui finance la recherche française.”

L'arrivée imminente du pôle de compétitivité va-t-elle encourager la recherche ?

“Il y a très peu de brevets déposés en Polynésie française. Il y en a eu un en 2008. Zéro en 2009. Ça viendra justement avec ce pôle de compétitivité qui doit développer l'innovation. Ce pôle de compétitivité a été annoncé, il y a un an, comme le Gops et comme l'UMR “environnement insulaire océanien”. L'année 2009 a donc été très déterminante pour la recherche en Polynésie.”

La participation du pays est largement insuffisante

L'État finance l'essentiel de la recherche universitaire puisque c'est de sa compétence. Le pays intervient-il également ?

“La recherche est financée par des contrats quadriennaux. L'actuel court de 2008 à 2011. Dans ces plans sur quatre ans, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche paie les fonctionnaires, c'est-à-dire les enseignants- chercheurs de l'université. Ensuite, il faut trouver d'autres sources de financement pour chaque programme de recherche. Par exemple, il existe un groupement de recherche sur “l'amélioration de la qualité des perles de Polynésie française”, composé d'une dizaine de laboratoires polynésiens, métropolitains et même canadiens, et financé pour moitié par le service de la perliculture du Pays et pour moitié par l'Ifremer. Mais globalement la participation du pays est très faible, évidemment largement insuffisante comparée à d'autres universités, en Bretagne notamment, qui sont soutenues par les conseils généraux et régionaux via des bourses de thèse et même des soutiens directs à des programmes de recherche.”

Que souhaitez-vous à la recherche polynésienne ?

“Une meilleure prise de conscience de la part des politiques que le développement d'un pays passe par la recherche. La recherche est la base de l'économie, de l'équilibre social et de la culture. S'il passe à côté...”

Benoît Buquet

CHIFFRES

  • En 2009, les cinq laboratoires de l'université de la Polynésie française ont dépensé 103 millions de Fcfp pour leurs programmes de recherche, soit 10% du budget total de l'UPF, qui est le plus gros organisme de recherche du fenua.
  • 62 enseignants-chercheurs sont en poste à l'université. 36 doctorants préparent leur thèse au sein de l'UPF.
  • Hors recherche universitaire, de nombreux organismes participent à la recherche publique. Ils sont financés par l'État (Ifremer, IRD, Criobe-CNRS, Météo France, laboratoire de géophysique...) ou le Pays (institut Louis-Malardé, services de la pêche, de la perliculture, du développement rural, etc.).

PROGRAMME

  • Mardi 9 mars - 9h : ouverture. - 9h30 : visite des stands. - 9h45 : présentation du CRDP par sa directrice Aline Heitaa. - 10h : “Les énergies renouvelables”, par Laurent Cathelain du service de l'énergie. - 15h : “L'eau”, par Randel Haverkamp.
  • Mercredi 10 mars - 10h : “Culture / médecine traditionnelle”, par Doris Maruoi (service de la culture). - 11h : “La transition alimentaire et sanitaire aux Australes”, par Édouard Suhas (ILM). - 15h : “Les plantes médicinales”, par Isabelle Vahirua-Lechat (ILM) et Mareva Leu (UPF).
  • Jeudi 11 mars - 10h : “La ciguatera”, par Mireille Chinai (ILM) et Dominique Laurent (IRD) 11h : “La recherche à l'université”, par Marcel Le Pennec (UPF). - 15h : “L'aquaculture”, par Moana Maamaatuaiahutapu (service de la pêche), “Les molécules des profondeurs”, par Cécile Débitus (IRD), “Le programme perliculture”, par Cécile Lo (service perliculture) et Alain Bodoy (Ifremer).
  • Vendredi 12 mars - 10h : le diabète, par Charles Tetaria (médecin), Mohammed Rachidi (biologiste) et Carmella Lopes (UPF). - 11h : l'agriculture durable, par Julie Grandgirard (SDR) et Heinui Philippe (doctorant). - 14h : Les plantes médicinales aux Marquises, par Christian Moretti (IRD) et Jean-François Rutaud (consultant), Bioprospection de la flore endémique des Marquises, par Nicolas Ingert (doctorant), Christian Moretti (IRD) et Phila Raharivelomanana (UPF). - 15h30 : conclusion - 17h : clôture

Benoît Buquet
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Commentaires anonymes

18/03/2010 à 00h09

j'enmerde julie grandgirard c'était trop nul son exposé ,on ne comprenais rien ,juste bravo a heinui qui mérite d'étre applaudit

Légal

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