Henri Hiro, 20 ans après

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Publié le jeudi 04 mars 2010 à 08H45

HOMMAGE. Henri Hiro (1944-1990) a lutté toute sa vie pour la sauvegarde et le réveil de la culture polynésienne. Spectacles, expositions, ateliers et projections sont prévus, pendant six mois, pour célébrer les 20 ans de sa disparition.

L’ESSENTIEL

  • Toutes les institutions culturelles s’associent pour rendre hommage au leader du renouveau culturel polynésien dans les années 1970-1980
  • Les célébrations commenceront mercredi 10 mars avec une soirée cinéma à la Maison de culture. La projection sera précédée d’un chant, d’une cérémonie du kava et d’un orero
  • Du 1er juin au 24 août, une exposition au Musée de Tahiti et des îles retracera sa vie et son oeuvre

Poète, réalisateur de cinéma, comédien et metteur en scène au théâtre, mais aussi militant antinucléaire, directeur de l’Office territorial d’action culturelle (Otac), Henri Hiro a été une figure emblématique de la vie culturelle tahitienne. Il a laissé une oeuvre variée à laquelle l’ensemble des institutions culturelles a décidé de rendre hommage, à l’occasion de l’anniversaire des 20 ans de sa mort. Pour Heremoana Maamaatuaiahutapu, directeur de la Maison de la culture qui a présenté, hier matin, en compagnie des directeurs des autres institutions culturelles les festivités prévues : “Ces événements sont destinés à ranimer sa mémoire et à le faire connaître auprès des jeunes”.

“L’idée est de se rappeler que nous sommes les héritiers d’une histoire en construction sur la culture et l’identité polynésiennes”, explique Jean-Marc Pambrun, commissaire d’une exposition qui sera consacré à Henri Hiro au Musée de Tahiti et des îles. “Cette exposition, poursuit le directeur du musée, offrira une vision chronologique de sa vie et sonoeuvre à partir de photos, de textes, d’images mais aussi d’extraits sonores de ses poèmes et de ses films.”

Quand Henri Hiro s’éteint à Huahine, où il s'était retiré pour mettre en pratique ses idées d’un retour à une vie proche de la nature, il a 46 ans. Né à Moorea en 1944, Henri Hiro suit d’abord une vocation religieuse et part étudier la théologie protestante à Montpellier. Une vocation qu’il abonne à son retour à Tahiti pour se consacrer à la défense des valeurs traditionnelles polynésiennes brutalement mises à mal par l’installation du Centre d’expérimentation du Pacifique. “Mon chant d’amour pour Tahiti, Secoue-toi ô mon pays, Lève-toi ton sommeil est ténébreux...”, c’est avec cette chanson E Poro écrite par Hiro que débutera mercredi 10 mars, la soirée de la Maison de la culture qui marquera le début des manifestations. La soirée se poursuivra avec une cérémonie du kava, un orero et un spécial Cinematamua avec la participation de l’Institut de la communication audiovisuelle (Ica). On pourra y découvrir un épisode de Te Ora, une des fables écologiques pour les enfants produite en 1988, écrite par Henri Hiro et tournée sur l’île de Huahine. Puis Poroi (2000, 58 min), un documentaire sur le cinéma tahitien. Enfin Le Château, un film sur un scénario de Hiro qui aborde la perte des repères identitaires de la jeunesse tahitienne. Tourné en 1978, il raconte la vie d’un jeune Tahitien qui quitte son île natale pour trouver travail et distraction à Papeete. Expositions, spectacles, ateliers et projections se succéderont jusqu’à la fin du mois d’août prochain.

HFD

Programme sur www.maisondelaculture.pf

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04/03/2010 à 21h11

on a l'avenue Pouvana'a a Oopa...Pourquoi pas l'impasse Henri Hiro ?!

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